mardi 7 septembre 2010

France 2010-08-10 Reims (prononcez "rince")



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Quand nous arrivons dans une grande ville, notre priorité est toujours de trouver un stationnement. Clio nous mène au centre-ville, mais il faut vraiment trouver le stationnement nous-mêmes.

Reims ne fait pas exception. Nous arrivons au centre-ville de Reims et nous suivons les indications pour le "parking de la cathédrale".  Nous roulons 10 minutes dans la ville sans apercevoir cette Cathédrale Notre Dame que nous savons l'une des plus grosses de l'Europe.

Sortis du stationnement, nous identifions quelques repaires qui nous permettront de retrouver Clio à la fin de notre visite. Toujours pas de cathédrale en vue.

Nous suivons les indications pour la trouver; ainsi nous longeons des bâtiments du 20 e siècle ... construits pour la commodité plus que pour l'art (traduction: pas très beaux). Toujours pas de Cathédrale en vue.

Puis soudain, il n'y a plus d'indication .... et c'est à gauche que nous la trouvons .... Nous sommes restés sur le coin de rue, sans voix, sans bouger pendant quelques secondes; nous l'avons juste regardée, admirée; puis d'une seule voix nous a utilisé l'expression préférée de nos puces (petites-filles) "WOW" ...   


Elle est à 100 mètres de nous et nous la voyons de face; même avec les travaux de rénovation, elle est magnifique; il nous faut quelques minutes pour voir tous les détails de l'entrée ... Une splendeur ...que de détails ...

Construite à partir de 1211, ses tours de 81 mètres de haut seront terminées deux siècles et demi plus tard. Détruite et brûlée plusieurs fois au cours des guerres, on l'a toujours reconstruite.

Joyau de France, elle a 138 mètres de long et 38 mètres de haut; Clovis roi des Francs y a été baptisé; les rois de France y étaient sacrés; de grands évêques y ont résidé.

Comme Big Brother visite les tours qu'il n'est pas question que je monte là-haut, je suis assise quelque part dans la nef centrale pour écrire. 

On a pas besoin d'être fervent catholique pour en comprendre la sérénité des lieux. D'ailleurs, j'observe sur le visage de tous les visiteurs européens, chinois, Sikh et autres, la même expression d'ébahissement face à l'immensité et la beauté des lieux.

Ces églises romanes et gothiques  sont à peu près les seuls témoins du travail des artisans de l'époque médiévale qui, en Europe, était fortement orienté vers l'Église. À une époque rude où l’on mourrait jeune, où la guerre tuait autant que la peste et la famine, l'Église a permis à des millions de gens de, non seulement de survivre mais de bien vivre.

Au moyen age, tout gravite autour de l'Église; les rois ne règnent pas sans être sacrés; les troisièmes fils deviennent moine ou prêtres; les jeunes filles ont trois choix dans la vie:  se marier, rentrer dans les ordres ou devenir prostituées; les Églises et les Abbayes reçoivent énormément d'argent par testament.

En plus, il y a toute une industrie autour des Églises; des artisans y travaillent toute leur vie; on achète du pain, des victuailles, des tissus etc.  On a besoin d'auberge pour les voyageurs et les pèlerins.  Bientôt les villes se développent autour des Églises et des Abbayes. La journée est dictée par les offices religieux et le son des cloches.

C'était une autre époque.

Plume et Big Brother
Reims


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