lundi 18 avril 2011

Une expédition dans l'ouest de l'ïle

En ce moment, je suis assise chez McDo avec un café et muffin; $1,39 tout comme le dit l'annonce à la télé. J'ai déjà mangé de meilleurs muffins mais le café est chaud et cela me fait du bien.

De plus cela me rappelle tellement les voyages faits, avec Big Brother mon conjoint, en Europe. À défaut de vendre des repas convenables, ces McDo avaient la particularité d'avoir l'internet sans fil gratuit. Pas ici par exemple. Je peux écrire ce blog assise dans le McDo mais je devrai attendre le retour à la maison pour le publier. Mon IPad n'a pas le 3G.

Mais revenons à la raison pour laquelle je suis ici, avec une dizaine d'autres têtes grises et blanches, en ce matin froid et sans couleur.

Ce matin, à la suite de deux journées dans la maison à attendre qu'il fasse beau, j'avais un besoin viscéral d'être dehors. Impossible de jardiner tant il y a de l'eau sur le terrain. Même l'entraînement chez Énergie Cardio ne me tentait pas.

Alors j'ai décidé d'aller marcher dehors. Comme j'ai patrouillé presque toutes les rues au nord de l'autoroute 40 dans un rayon de 5 km, j'ai décidé de me rendre au sud de la 40. L'excuse .... ai-je vraiment besoin d'une excuse pour aller dehors? Non bien sûr ... alors, je "vais en profiter" pour aller faire quelques achats au Dollarama, ou peut-être chez WalMart. Je cherche de petites choses qui pourront s'insérer dans les oeufs que nous utiliserons pour une "chasse au Trésor" avec les puces, nos petites filles, durant la fin de semaine prochaine.

Alors je suis partie dehors. Il faisait 4 C avec un temps ressenti de -2 C. Je porte un bon chandail et, en ce temps incertain, mon imperméable. Pour éviter le froid, je porte des gants. Le premier kilomètre m'amène sur une route que je connais bien, jusqu'au coin de Brunswick et St-Charles. Le bruit assourdissant du trafic me rappelle pourquoi je n'aime pas marcher sur le boulevard St-Charles.



Lorsque que je tourne en direction sud sur St-Charles, le vent vient de loin par ce bout de terrain vague me frappe de la droite. Il est froid et la grisaille du ciel donne un air lugubre à cette journée d'avril qui ressemble plus à une journée de novembre. Mais il ne pleut pas et je continue.

Quand on demeure dans l'ouest de l'île de Montréal, peu importe où on veut aller, la route est presque toujours coupée par une autoroute ou un boulevard très achalandé où il est dangereux de marcher à pied. L'ouest de l'île est conçu pour les auto; les marcheurs, et aussi les cyclistes, doivent être très prudents et se méfier de ces chauffeurs, pour ne pas dire chauffards.

Ce matin, sur ma route, je dois traverser la 40; bien sur il y a un échangeur avec trottoir piétonnier, mais bon, il faut s'y rendre. Pour me rendre à ma destination, je dois d'abord traverser boulevard St-Charles, puis la 40. Je décide donc de suivre de façon précise les instructions de Big Brother afin de traverser le plus en sécurité possible. D'abord, je traverse la bretelle d'accès à la 40 ... Pas une voiture ne s'arrêtera pour me laisser passer. J'attends donc patiemment que le trafic arrête et je traverse le plus vite possible; ouf! la première étape est passée!

Puis, je me rend à la lumière suivante. Big Brother a raison; si je traverse à un point précis, alors que la lumière est rouge sur St-Charles, je peux traverser avec une sécurité relative car les automobilistes empressés ont arrêté leurs véhicules exactement où je dois passer ... Quelques pare-chocs sont vraiment très près de mes genoux. L'étape 2 est aussi passée avec succès.

Sur l'échangeur, au-dessus de la 40, le bruit est assourdissant. Et le vent qui siffle à mes oreilles est glacial. Je regrette de ne pas avoir porté une tuque ou du moins, un cache-oreille.  Mes pantalons coupe-vent n'aurait pas été de trop non plus. Bref il fait froid et je me rentre la tête dans mon capuchon.

Et il ne reste qu'à traverser les deux voies d'accès à la 40 accessible sur l'échangeur. J'attends sur le coin, bien en vue; personne n'arrête et je ne fait pas confiance à ces automobilistes qui, la plupart du temps, n'utilisent pas leur clignotant . Par chance, ce n'est pas l'heure de pointe et j'arrive à franchir cette troisième étape sans trop de difficulté.

Un peu plus loin, c'est le coin Hymus / St-Charles. J'observe un peu la situation, puis, lorsque que la lumière tourne au rouge pour la circulation sur Hymus, je m'engage dans l'intersection pour traverser cette rue achalandée; au milieu de l'intersection, je réalise que l'automobile sur le coin face à moi est placée pour s'engager sur Hymus; elle n'a pas son clignotant ( à quoi cela sert sinon informer les autres de ses intentions ...dah! ) mais elle est alignée pour tourner devant moi. L'auto est conduite par une femme et elle me regarde intensément. Sachant qu'elle m'avait bien vue, j'en ai déduit qu'elle me permettait de passer avant elle et j'ai continué mon chemin. Mais non! Elle était en train de calculer s'il y avait assez de place entre mes genoux et le trottoir pour passer avec son auto! Belle idiote va! J'ai dû arrêter de marcher car elle aurait eu le choix entre mes genoux et le trottoir .... et je ne veux même pas penser à ce qu'elle aurait choisi!!!!

Et elle ne m'a même pas regarder! J'aurais été un poteau de téléphone qu'elle se serait demandé ce que je faisais au beau milieu de l'intersection. Mais un piéton ... alors là ce n'est pas important ...

J'avais besoin d'un café... et j'ai décidé le prendre dans un McDo pas loin...

Puis je vais retourner chez moi. Je referez le chemin inverse; je pourrais prendre un taxi mais j'ai encore besoin de prendre l'air. Mon compte pas m'indiquera 5,30 kilomètres. J'aurai les doigts et les oreilles gelées. Je serai très contente de ce temps passé dehors.

Alors, je m'habille et je repars!

La vie est belle même si quelque peu dangereuse quand on demeure dans l'ouest de l'île de Montréal!

Plume



- Publié par BlogPress sur mon iPad

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