jeudi 15 mars 2012

Ecuador 2012 - Chilcapamba - Des bénévoles à la cuisine

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18 au 21 février 2012

Tous les jeunes voulaient participer aux travaux communautaires. C'était un travail dur, difficile, salissant, épuisant. Mais les jeunes voulaient y participer au meilleur de leur capacité.  Ils partaient tous les jours avec Denis qui s'occupaient d'eux comme le papa qu'il est.

Mais notre présence chez Alfonso nécessitait que certains jeunes demeurent à la casa pour donner un coup de main à la cuisine. Cette équipe, quatre étudiants différents chaque jour, aidait aussi Lyne dans la préparation des dons et d'autres tâches pour aider la famille.

Nous les appelions "les bénévoles". Chaque jour, quand Lyne demandait des volontaires, cela prenait un bout de temps avant que quatre mains se lèvent pour faire ce travail beaucoup plus facile et léger que d'aller creuser des tranchées. Mais Lyne avait été claire; il fallait quatre bénévoles par jour et elle nommerait des gens aux hasards si personne se portait volontaire. Alors, chaque jour, quatre mains se levaient pour participer.

Hum! Je les aime ces jeunes qui préféraient participer à des travaux durs pour aider la communidad plutôt que de se la couler douce à la casa de Alfonso.

En ma qualité de reporter du groupe, je les ai suivis une journée.

Leur travail commençait immédiatement après le déjeuner. Il devait vider les tables de tout ce que les cuisiniers y avaient placés ... les assiettes, les tasses, les plats vides, les petits contenants de poudre de café, de poudre de chocolat,  de confitures, des verres de jus.  Puis, il fallait laver la vaisselle.

La cuisine

Nos cuisinières

Notre salle à manger
Par la suite, nos volontaires avaient environ deux heures libres. Elles accompagnaient Lyne dans l'atelier communautaire pour trier les dons et les placer dans les valises. Ce matin-là, nous avons démêlé les vêtements; nous avons fait de petit tas, par grandeur, pour les filles, pour les garçons. Les vêtements d'adulte allaient d'un autre côté. Assise par terre, les fesses sur une couverture qui camoufle à peine la dureté du plancher en ciment, j'ai fait mes petits tas qu'une volontaire venait chercher régulièrement pour les déposer dans la bonne valise.  L'atmosphère est bonne. Il y a des oh! et des ah! quand on voit passer un vêtement particulièrement joli.

les dons de vêtements

Bien sûr, je souris et je pense à mes deux petites-filles.

Les vêtements sont en bonne condition et je sais déjà que Juanita va s'occuper de les distribuer, via la garderie, aux familles qui ont les plus grands besoins.

Très vite, plusieurs valises sont pleines. Très vite, c'est le temps de retourner aux cuisines. C'est le temps d'éplucher les maïs qui viennent d'arriver et que nous mangerons ce midi ou ce soir. Bien assises au coin de la casa, nous avons aidé Francesca, l'épouse d'Alfonso et la cuisinière dans leur tâche.  Pendant ce temps, l'odeur de la soupe du midi nous chatouille les narines.

Après le dîner, c'est encore le temps de ramasser et et laver la vaisselle. Une autre heure dans l'atelier pour diviser les dons puis la routine du repas du soir recommence.

La journée des bénévoles se terminent après avoir laver la vaisselle du souper.

C'est une journée facile pour nos bénévoles. Mais je sais qu'ils se sont "sacrifiés" en se nommant volontaires. C'est facile à comprendre quand on voit arriver les autres des chantiers. Les bénévoles ont tellement de questions que les autres ont à peine le temps de souffler ou de prendre une gorgée d'eau avant de répondre. Les bénévoles veulent tout savoir, parce qu'ils ont l'impression d'avoir manqué quelque chose au cours de la journée.

Mais c'est dans le visage de Francesca, son air de satisfaction et ses paroles de remerciement que je comprends que le travail des bénévoles est tout aussi essentiel que ceux des chantiers.

Merci à ceux qui ont accepté d'être bénévoles.

Plume

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2 commentaires:

  1. Par la suite, nos volontaires avaient environ deux heures libres. Elles accompagnaient Lyne dans l'atelier communautaire

    Attends, t'es pas en train de me dire que c'était que des filles qui restaient pour faire la cuisine et le ménage?

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    1. À vrai dire, pour avoir fait partie de ce voyage, c'est que les filles étaient souvent les premières à lever la main pour se porter bénévoles. Cependant, cela ne veut pas dire que ça n'a été que des filles qui ont été «bénévoles». C'est jusque cette journée-là c'était seulement des filles qui avaient levé la main.

      Marc-Antoine (et non Miguel)

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