samedi 17 mars 2012

Ecuador 2012 - Chilcapamba - La cueillette des haricots

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21 février 2012

Je ne peux pas penser à cette activités sans entendre dans mes oreilles, les paroles de Thierry qui, avec son accent encore français, nous répétait sans cesse : "Non! ce ne sont pas des beans! non! ce ne sont pas des fèves! ce sont des haricots!"


La veille, quand il a réalisé à quel point les jeunes étaient fatigués du travail des derniers jours, Alfonso leur a offert de se reposer en matinée (aujourd'hui) plutôt que de ramasser des haricots; ainsi, disait-il, au programme de la journée, il n'y aurait que le match de foot en après-midi et les jeunes seraient plus reposés. Mais il n'a pas vraiment eu le temps de compléter sa phrase et s'est à l'unisson que les jeunes ont répondu qu'ils voulaient aider aux champs. Ils étaient fatigués certes, mais personne ne leur enlèverait la moindre parcelle de ce voyage humanitaire.

J'étais très fière d'eux. Je voyais aussi cette fierté briller dans les yeux de Lyne et de Denis.

C'est comme cela que nous sommes partis vers 08h00, en file indienne, à la suite d'Alfonso pour nous rendre au bout du village et grimper un tout petit peu dans la montagne. Puis nous avons cueilli des haricots ... dans le champs de maïs.  Bizarre vous direz? C'est leur façon de cultiver de façon plus écologique. La culture principale de la région est le maïs mais ce dernier a besoin de beaucoup d'azote. Or, les plants de haricot apportent cet azote dans le sol. En plus, les plants de haricots étant grimpants, ils ont généralement besoin de tuteurs pour pousser. Ainsi, en les semant entre les plants de maïs, ces derniers leur servent de tuteurs sans être le moindrement déranger par les plants de haricots qui s'y tortillent sur les plants et entre les plants. Ici et là, on peut voir des plants de Quinoa; selon les indigènes, cette plante repousse naturellement plusieurs des parasites du maïs.

A priori, cela semble ingénieux. Cependant, ces trois plantes dans le même champs appauvrissent le sol trois fois plus rapidement qu'un seule d'entre elle. Ainsi, les indigènes doivent mettre leurs champs en vachère, plus souvent que s'il faisait une monoculture.

Voici quelques photos prises au cours de cette journée.

Alfonso qui examine son champ

Est-ce que vous voyez les haricots?

Vue du volcan éteint Cotacachi dont on ne voit pas le sommet

On cherche des haricots ...

On a trouvé des haricots ...

Il fait chaud ... restons assis ...
Ce fut une avant-midi beaucoup plus facile que les autres journées. Le plus difficile fut de rapporter les gros sacs de jute plein de haricots, au village.  Nous en avons ramassé assez pour nourrir trois ou quatre familles pendant quelques jours ...

Voyez Ernesto en train de faire un dernier tri. C'est un autre exemple de leur style de gouvernement "démocratie directe". Ernesto est peut-être le président de la communidad (un peu comme le maire) mais il travaille tout autant que les autres. En fait, il travaille possiblement plus pour donner l'exemple.

Source: Frederique
Nous avons apprécié la fraîcheur de cette journée passée dans un site enchanteur où le soleil, qui sortait souvent la tête des nuages, nous faisait voir des paysages dignes de carte postale.



Aujourd'hui, nous étions moins incommodés par l'altitude et, notre peau cachée sous une épaisse couche de crème solaire, nous avons laissé la chaleur du soleil glisser sur nous.

Est-ce que l'on peut rester quelques jours de plus pour profiter de tout cela plus longtemps ?

Malheureusement, toute bonne chose a une fin. Notre voyage à Chilcapamba devait se terminer le lendemain et je voyais déjà des visages qui exprimaient le chagrin.

 

Plume

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