mercredi 21 mars 2012

Ecuador 2012 - Chilcapamba - La soirée culturelle

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22 février 2012

C'était notre dernière journée à Chilcapamba. En cette journée de clôture de la partie humanitaire du voyage, il est coutume d'organiser une soirée culturelle. D'un côté, les gens de Chilcapamba veulent nous remercier de notre apport à leur projet d'eau potable; de l'autre côté, les Québécois veulent remercier les gens de Chilcapamba de leur accueil.

Alors, nous nous sommes tous rendus (Québécois et Équatoriens) au centre culturel qui leur sert aussi de garderie.

Cette soirée comprend plusieurs volets:


1) Marché des artisans de Chilcapamba

Au milieu de l'après-midi, nous avons entendu l'appel de Juanita qui invitait les artisans de Chilcapamba à participer à un marché des artisans. Quand nous sommes arrivés sur place, nous avons vu une douzaine d'artisans qui avaient déposé leurs produits sur une grosse couverture, directement sur le sol.  D'autres arriveront dans la prochaine heure pour vendre leurs produits qu'ils ont patiemment fabriqués à la main.

Personne d'entre-nous n'essayera de réduire les coûts. Le marchandage, nous le ferons au marché de Ottavalo, là où les prix sont plus élevés. Ici, nous achetons directement des artisans qui ont fabriqué les pièces de tissages, les bijoux, les petites poupées, les nappes, les foulards, les écharpes, les chemises et les pantalons. Plusieurs d'entre-nous achèteront les souvenirs pour famille et amis.


Source: Florence
  
 
2) Le souper "québécois"

Chaque année, le groupe de Québécois se charge de préparer le souper de la soirée culturelle.  L'idée est de préparer un repas qui est 'québécois' et que les Équatoriens ne mangent pas chez eux. Il faut rester loin des crêpes parce qu'ils n'ont pas les outils nécessaires pour les faire cuire. Puis, il faut tenir compte de la nécessité d'apporter avec nous les ingrédients; on exclu donc les aliments comme les viandes et les fromages. Cette année, le choix s'est porté sur du spaghetti avec une sauce tomate. 

Est-ce que c'est québécois ... ou italien? Dans un consensus de 30 personnes, nous avons conclu que le spaghetti était maintenant bien ancré dans nos coutumes québécoises. Alors nous sommes tous partis avec des cannes de sauces et des boîtes de pâte de spaghettini dans nos bagages.

Ainsi, Lyne et ses volontaires (Laurent, Antoine, Frédérique, Marc-Antoine et Moïses) ont préparé les pâtes et la sauce. Puis, Denis et le reste des étudiants ont servi les gens et distribué les liqueurs douces. 

Source: Laurent

Source: Shany
Vite, il faut se dépêcher! nos invités sont arrivés et ils attendent patiemment.

Source: Florence

 Ce fut un énorme succès!!! Nous attendions 100 personnes, mais les Québécois ont servi 200 repas ... avant de pouvoir manger eux-mêmes.  Les gens ont mangé avec appétit.

Source: Shany
Source: Alexandrine
 Pour dessert .... tout le monde l'attendait, surtout les petits; il y avait du pain que l'on trempait dans le sirop d'érable. Il y a eu les tous petits qui sont venu chercher du sirop dans un verre ...

3) Les discours et les remerciements 

Une fois que tous les participants ont eu leur ration de spaghetti et de sirop d'érable, nous avons pris place dans le centre culturel.  Il faisait chaud et nous étions assis par terre mais nous étions concentrés à écouter les discours. Alfonso, Juanita, Ernesto, Antonio, la responsable de la garderie et d'autres nous ont remercié. Puis Lyne a parlé au nom du groupe de Québécois, rappelant notre enthousiasme et notre reconnaissance e nous avoir accueillis si bien. Les résidents de Chilcapamba seront à jamais dans nos coeur et notre tête.

Puis nous avons reçu des cadeaux; les garçons ont reçu une sacoche équatorienne et les filles un foulard. voici des exemples de ces cadeaux.




Par la suite, Alfonso a demandé que chacun des Québécois prenne un toutou à partir des dons que nous avons apportés, et le remettre à un parent. Il y avait tellement de toutous que nous avons fait deux tours. C'était merveilleux de voir l'éclat dans les yeux des enfants quand ils voyaient un de leurs parents leur remettre le toutou.

Source: Frédérique

Les parents équatoriens étaient très contents de cette cérémonie impromptue.



4) Le cochon d'inde ...

Ah! le cochon d'inde! nous en avions entendu parlé et, pendant quelques heures, nous avons cru que les équatoriens avaient oublié ... Mais non ...


Les Andins considèrent le cochon d'inde grillé comme un met très spécial qu'ils gardent spécialement pour les cérémonies. Alors, quand on veut souligner l'amitié avec des étrangers, il est coutume d'en servir.  Cette fois, c'est sur un lit de pommes de terre frites qu'on nous l'a servi ....

source: Frédérique

Hum! Miam!

Nous les avions vus dans leur cage en arrière de la maison chez Alfonso. Nous avons essayé d'oublier que chez nous, le cochon d'inde est un animal de compagnie. Nous nous étions promis de ne pas faire les gueules fines; alors nous avons goûté.

Cela goûte le poulet. C'est bon.  Mais une fois est suffisant.


5) Le spectacle

Dans un premier temps, les Équatoriens nous ont présenté un spectacle de musique, sur laquelle nous avons tous, Équatoriens et Québécois, dansé ensemble.

Puis nos étudiants ont présenté leur spectacle. D'abord trois chansons québécoises:

    On va s'aimer encore deVincent Vallière
    Dégénérations de Mes Ayeux
    Rue Principales  des Colocs

Puis, ils ont fait une danse en ligne qui a beaucoup intrigué nos hôtes. Les jeunes et les moins jeunes se sont pris au jeu pour apprendre la chorégraphie.

Malheureusement, je ne peux mettre aucune photo sur mon blogue car, sur toutes les photos prises par moi-même ou les jeunes, je peux facilement identifier des étudiants. Il fallait s'y attendre car cela était le reflet de cet échange culturel où Équatoriens et Québécois ont formé une famille, le temps de quelques jours.

Puis les Équatoriens ont repris leurs instruments et nous avons complété cette belle soirée en dansant la danse du soleil.

Quand nous avons repris le chemin de la maison d'Alfonso, je voyais la tristesse dans les yeux des jeunes. Déjà les larmes marquaient les joues de plusieurs.

Notre voyage n'était pas fini mais la partie à Chilcapamba s'achevait. 


Plume

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