vendredi 16 mars 2012

Ecuador 2012 - Chilcapamba - Le carnaval

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18 au 21 février 2012

Les indigènes appellent cette période le carnaval, le festival ou la fête des fleurs et des fruits. Chacun y va de son explication.  J'ai cru comprendre que c'est tout simplement le mardi gras, cette fête chrétienne qui précède le mercredi des Cendres qui, à son tour, marquent le début du carême. Cette année, la journée principale de cette période était le 21 février 2012 (mardi gras), durant notre voyage à Chilcapamba.

Bien entendu, comme c'est le cas en Amérique du sud, le carnaval dure plusieurs jours. Le gouvernement ayant décrété 'congé férié' pour les lundi et mardi (20 et 21 février), les équatoriens ont donc une fin de semaine de quatre jours pour fêter à fond.

Ailleurs dans le pays, ce temps signifie que les citoyens sont en congé. Mais à Chilcapamba, les gens travaillent tout autant même si le village est en fête. Leurs petits lopins de terre doivent être entretenus quotidiennement et ont doit s'occuper aussi des animaux. Puis il y a la minga décrétée pour le dimanche et le lundi.  Mais c'est quand même la fête.

Le clou des festivités est le championnat régional de football (soccer pour les canadiens).  Des équipes locales des villages indigènes tout autour participent à ce championnat dont l'équipe gagnante sera couronnée le mercredi. Il y a eu plusieurs matchs par jour.

Voici un match que nous avons regardé pendant quelque temps, une fois nos tâches quotidiennes terminées. Ne me demandez pas qui a gagné le match. C'est sûrement l'une des équipes sur le terrain. Moi je regardais plutôt le paysage et j'avais envie de partir à la course dans la montagne...
Match de foot local
 Vous l'avez vu la magnifique montagne dans le fond de la photo? C'est le volcan inactif Imbabura (l'homme).  Il n'a pas l'air si haut que ça vous direz? Bien il faut comprendre que le terrain de foot est à 2600 mètres d'altitude. En fait, le sommet du volcan trône à 4 630 mètres d'altitude.





Puis, durant le festival, il y a les petites princesses.

Les jeunes filles du village portent leur plus beaux atours. Elle sont tellement belles avec leur jupe noire, leur blouse blanche brodée et aux manches bouffantes ; leurs cheveux noirs de jet sont attachés dans le dos et entourés de rubans aux tons de rouge, de bleu, de jaune et de blanc. Au cours de la dernière journée, l'une d'elle sera nommée la 'reine' du festival.







Bien sûr, il ne peut pas y avoir de festival sans l'apport des jeunes ados et de leurs excès. Les jeunes de chilcapamba étaient munis de bonbonnes d'eau et d'une pompe. Leur idée de plaisir était d'arroser les autres avec cette eau froide glaciale des montagnes. C'est bien certain que les jeunes québécois étaient des cibles par excellence.

 Si ce n'était que de l'eau, nous aurions eu plus de la facilité à accepter ce comportement avec bonne humeur. Depuis des années, on explique aux gens la valeur de l'eau dans la montagne et on veut amener les jeunes à ne pas utiliser l'eau pour jouer. Alors on leur permet d'acheter des canettes de mousse en pression. De la mousse blanche, rose, verte, bleu ou jaune. Le problème c'est que cela tache les vêtements. C'était très désagréable.  Il n'y avait aucun moyen d'aller voir les matchs de foot sans revenir complétement mouillé ou les cheveux gommés par la mousse.





Au cours du mercredi après-midi, nous avons participé à un match amical, une équipe de québécois dont Thierry et Carlos ont accepté de faire partie, contre les équatoriens. Les québécois ont réalisé que de jouer un foot à 2 600 mètres d'altitude n'était pas de tout repos. Ils soufflaient et trimaient dur pour arriver à traverser le terrain mais ils ont tenus bon. Les changements étaient fréquents. Les filles et les garçons se sont relayés rapidement sur le terrain pour donner des répits plus souvent. Nous avons gagné 5 - 2. Mais je me suis laisser dire que le gardien de but équatorien se couchait bien rapidement quand il voyait la balle arriver. C'est cela l'honneur équatorien. Ils appréciaient que les québécois jouent un match avec eux et il n'était pas important de gagner. Le plaisir de jouer était suffisant.

Le festival s'est terminé le mardi soir.  Nous n'avons pas participé aux festivités; mais nous entendions très bien la musique de fanfares même si la casa de Alfonso était à au moins un kilomètre du lieu des festivités. Je peux vous dire qu'ils ont joué jusqu'à 4 h 30 le lendemain matin.

Eux allait dormir par la suite. Nous, nous étions attendus aux champs.


Plume

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