lundi 5 mars 2012

Ecuador 2012 - La route entre le Canada et l'Équateur


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16 février 2012 (jeudi)  
 
Il y a 5,100 kilomètres entre Montréal et Quito, en droite ligne, en passant au-dessus des caraïbes. Vous comprendrez que nous avons décidé de prendre l'avion pour nous y rendre.  Et nous avons volé sur les ailes d'American Airlines.

C'est tout de même un long voyage; et il a été un peu plus long que prévu ....

* * * * * * * * * * 
06 h30 **  Le cadran sonne. Je sens monter en moi l'excitation qui va me suivre toute la journée. On en parle depuis si longtemps de ce voyage. C'est aujourd'hui que cela commence. Car c'est aujourd'hui que nous partons pour l'Équateur. Allons-y! Il y a beaucoup à faire encore!

Mais d'abord, le café et le déjeuner.

09 h 15 ** Le taxi est arrivé comme prévu. Nous étions prêts. Nos bagages étaient déjà dehors. Il fallait compter sur 20 minutes de routes pour nous faire déposer à la porte de l'aéroport international Pierre-Elliott Trudeau de Montréal.

source: (wikipedia)
09 h 35** Bon! juste à voir le groupe déjà en ligne pour passer la sécurité nous indiquait que cela ne se passait pas comme prévu. Les jeunes avaient la consigne d'attendre que nous arrivions tous afin que nous passions tous en même temps la sécurité. Mais American Airlines en avait décidé autrement. Heureusement, ils avaient tous à payer une valise supplémentaire et c'est Denis qui devait payer. La ligne était donc bloquée ... Mais pourquoi cet empressement? Nous avions le temps car l'avion ne partait qu'à 12h45.

Ah! c'est la compagnie aérienne qui a des difficultés informatiques. Comme le processus sera plus long, on nous a demandé de passer tout de suite. Denis a d'ailleurs dû payer les valises supplémentaires (les dons), une par une. Un peu médusée par une procédure aussi longue, j'ai entendu à côté de moi "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?" J'ai tourné la tête et j'ai vu Lyne, toute calme, qui regardait la scène avec un sourire un peu narquois.

Contrairement à l'habitude, Lyne a passé la sécurité en premier pour qu'il y ait un adulte de l'autre côté. Mais, pour le reste du voyage, Lyne fermera toujours le groupe. Les étudiants ont comme consigne de rester derrière Denis, qui ouvre la marche et devant Lyne qui ferme la marche. Quand à moi, je serai quelque part au milieu du groupe.

Puis ce fut mon tour de passer la sécurité. Très vite je me suis retrouvée à la porte d'embarquement. J'ai regardé tous les jeunes. Je m'étais promis de connaître le nom de tous les jeunes avant d'arriver à Quito. Bon! je repasse dans ma tête les noms que je connais déjà. Six en tout. J'en ai encore 21 à apprendre. Soupir. Heureusement, j'ai encore quelques heures pour les apprendre.




Notre avion est prêt à décoller.


 

 J'ai mes cartes d'embarquement.








12 h 45 ** Nous sommes à bord d'un 737. Il est plein. Aucun siège libre.

Puis l'avion s'est envolé, en route pour notre escale à Miami. Très vite j'ai pu observer ce coin de mon pays qui est encore caché sous la neige; la ville a un air terne sous la couche de nuage.

Le décollage est toujours pour moi un moment magique. Le voyage commence là, quand l'avion replie bruyamment ses roues dans son ventre. Ça y est! Nous sommes partis!

Très vite, nous nous retrouvons au-dessus de la couche de nuage et nous voguons à grande vitesse vers le sud. Pendant un moment, je ne peux faire autrement que de penser à notre ami Jean qui fait la route Gatineau-Lima en vélo. Il est quelques part près de la frontière mexicaine en ce moment.

16 h 00 ** Nous arrivons à Miami. Notre première priorité est de trouver notre prochaine porte d'embarquement, la D48. Notre vol est à 19h50. Nous avons le temps de marcher et même manger un peu. Puis il y a un changement de porte. Ce n'est pas grave, la porte D 50 est juste à côté. Puis, quelques minutes avant l'embarquement, l'annonce est tombée ... un autre changement de porte d'embarquement. Cette fois, il fallait aller à l'autre bout de l'aérogare, vers la porte D 2.  Vite! nous empruntons le train léger pour atteindre la station 1.

C'est ça voyager! il y a presque toujours des imprévus. Au moins, le vol a 20 minutes de retard. Nous avons le temps de nous rendre à la porte.

17 h 45 ** Ça y est, nous sommes en vol. L'Équateur nous attend!

Le pilote a indiqué que la météo à Quito n'était pas très bonne. Je profite de ce vol pour dormir un peu, lire beaucoup et, bien sûr, écrire.

23 h 30 ** Pourquoi ai-je l'impression que nous tournons en rond? Par le hublot, je vois à peine l'aile de l'avion par une petite lumière.

Le pilote parle. D'abord en espagnol. Est-ce que j'ai bien compris? Il répète en anglais. Oui, j'avais bien compris. Nous tournions en rond depuis un bon moment au-dessus de Quito, en espérant que la pluie, la brume et les vents violents se calment. Au sol, il fait mauvais temps. Il y a bien eu une petite opportunité mais nous étions en fil d'attente et nous n'avons pu atterrir.  Nous sentons l'avion qui remonte faire des ronds dans le ciel.

Puis il y a une autre fenêtre d'opportunité où la météo prend un répit. Le pilote est clair dans ses propos. Il essaye une dernière fois; en cas d'échec, il fera route vers Guayaquil. Nous lui faisons confiance. De toute façon, nous n'avons pas grand choix.

Le nez rivé au hublot, le voit la ville de Quito passer sous l'avion. Les bâtiments grossissent de plus en plus. Je les voit clairement. Je sens les roues se dégager. Puis une bourrasse de vent colporte un nuage et je perd de vue le sol et l'avion. Je ferme les yeux. Je sens que le nez de l'avion est en l'air et que le pilote a mis les gaz. Les roues rentrent à nouveau dans le ventre de l'avion.

Ça a l'air que nous coucherons à Guayaquil. Ne pouvant rien y faire, j'ai fixé mon kindle pour tenter de lire un peu. Je sais que le reste du vol ne sera pas très long.

Nous n'avons pas d'autre choix que de faire confiance à la compagnie aérienne.  C'est certain que tout va bien se passer.


N'est-ce pas?


Plume

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