vendredi 25 mai 2012

Québec - Le musée de la Civilisation


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22 mai 2012 -  Québec 
Quand nous décidons de prendre la route de Québec, c'est toujours le bonheur. Il y a bien sûr la famille dont une grande partie demeure dans la région. Puis il y a le fait que j'ai commencé ma vie d'adulte dans cette région; j'y ai rencontré l'amour de ma vie, nos enfants y sont nés, nous y avons eu notre première maison. J'ai donc d'excellents souvenirs de cette ville et c'est toujours un plaisir d'y retourner pour passer quelques heures ou quelques jours. 

Il y a également le fait qu'il fait bon vivre à Québec. Il a du trafic durant les heures de pointe et la ville a son lot de cônes oranges qui marquent les nombreux travaux routiers. Mais quelque part, en dépit de tout cela, je trouve que la ville respire l'air frais alors que Montréal fait de l'asthme. Est-ce son caractère "parlementaire" qui la rend si paisible? Est-ce le fait que le social y est plus important que l'argent? Est-ce que ce sont ces deux éléments qui me font détester la ville de Montréal en dépit que je l'habite, ou presque, depuis plus de 25 ans? 

Somme toute, à Québec, je suis capable de sentir le coeur de la ville battre au rythme que j'aime. C'est comme une musique qui nous fait fermer les yeux pour ne rien manquer des sons qui créent l'harmonie.

Ouais. J'aime Québec.

Et nous avions décidé d'y passer quelques jours pour voir la famille mais aussi pour flâner dans la ville. 
Le 22 mai 2012, la pluie qui tombe dru depuis des heures nous incite à nous réfugier à l'intérieur. Quelle belle occasion de visiter le musée de la civilisation, situé dans la basse-ville, à deux pas du Quartier du Petit Champlain. 
À notre arrivée au bord du fleuve, la ville de Lévis était à peine visible dans la brume et la pluie. L'auto stationné le plus près possible pour éviter de se faire trop mouiller, nous avons traversé la rue Dalhousie pour entrer dans le musée. 
C'est mardi et il n'y a pas trop de monde. Il y a beaucoup d'étudiants qui viennent des écoles des environs et d'un peu plus loin pour visiter Québec. C'est beau de les voir. 
Ce qui nous attirait aujourd'hui c'était l'exposition Samourai
Et nous voilà captivés par une période d'histoire du Japon qui était remplie de tant de fierté et d'honneur qu'il fallait se donner la mort si on contrevenait au code d'éthique samouraï, si l'on insultait un personnage important de cette période ou si on perdait une bataille. 

Cette période qui a duré 700 ans, correspond en partie à la période médiévale en Europe. C'est une période que Denis et moi aimons beaucoup et nous avions la tête pleine d'images et de comparaisons tout en écoutant notre guide, Denis Breton, nous expliquez cette période riche en histoire du Japon. Le temps des Samourai se divisent en 5 grandes périodes qui ont chacune leur culture, leur politique, leurs héros, leurs armes et leurs armures.  

1 - Période Kamakura  (1185 - 1333)
2 - Période Nanbokucho  (1333 – 1392)
3 - Période Muromachi  (1392 – 1573)
4 - Période Momoyama  1573 – 1603
5 - Période Tokugawa - Edo  1603 – 1868  

Les samouraï étaient beaucoup plus qu'une classe de guerriers professionnels, un métier que l'on faisait de père en fils. Les familles Samourai dont faisaient partie les grands généraux (Sho-Gun) de chaque époque contrôlait la politique et l'économie du pays, reléguant l'empereur à un rôle de fantoche. 

L'exposition présente surtout des armures complètes et bien conservées de la collection Ann et Gabriel Barbier-Mueller . Au fil des 700 ans, les armures se sont modifiées pour répondre aux besoins de protection engendrer par les changements dans la manière de faire la guerre. D'abord des guerriers à cheval, les Samourai ont dû apprendre à se battre à pied quand ils ont voulu discipliner une île montagneuse et couverte de jungle. Leur armure a ainsi été modifiée pour faciliter les combats à pied.  Puis, les Européens leur ont fait connaître les armes à feux. Jusqu'à ce moment, les armures servaient à protéger contre les flèches et les coups d'épée. À cette époque, les Samourai ont dû repenser la confection même des protection métalliques. Les fines lamelles capables de repousser les flèches ne repoussaient plus les balles de fusils et elles ont été remplacées par des plaques métalliques.  

Mais ce qui frappe le plus dans ces armures, ce sont les décorations.  Particulièrement les armures de l'époque Edo qui correspond à une longue période de paix, les armures étaient décorées de toutes sortes de couleurs et portaient les images des grandes familles. 

La visite qui ne dure que 45 minutes en vaut la peine, particulièrement si vous prenez un guide. 

Nous n'avons pas pris de photo pour respecter l'interdit. Mais voici des photos trouver sur l'internet:





N'hésitez pas à visiter les deux sites identifiés dans mon texte pour en savoir plus.


Plume


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2 commentaires:

  1. la ville respire l'air frais alors que Montréal fait de l'asthme. (...) Est-ce le fait que le social y est plus important que l'argent? (...) qui me font détester la ville de Montréal en dépit que je l'habite, ou presque, depuis plus de 25 ans?

    Ouch, that's harsh.

    En tant que Montréalaise d'adoption après trop longtemps à Québec, je dirais qu'en fait le social y est très important et que l'argent beaucoup moins. Mais je suppose que ça dépend des gens qu'on fréquente. La même attitude se retrouve partout.

    En plus, elle est loin d'être asthmatique ma ville, au contraire, elle est passionnante, vivante et tellement intéressante. La culture y est vibrante: théâtre, musique, gastronomie, sports, etc., il y a toujours quelque chose qui se passe. Les divers quartiers ont des personnalités complètement différentes et offrent tellement de diversité ethnique – grec, indien, portuguais, antillais, africain… un joyeux mélange qui la rendent peut-être compliquée mais oh combien fascinante.

    C'est vrai, Montréal est loin d'être parfaite (j’y vis depuis presque 30 ans, alors oui, je connais ses problèmes), mais si on ne voit jamais plus loin que ses imperfections, impossible de profiter de tout ce qu'elle a à offrir.Et elle a beaucoup à offrir.

    C'est facile de juger quand on n'y habite même pas... M'enfin, à chacun ses préférences.

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    1. Merci pour ces commentaires. C'est vrai que c'est un peu "harsh" comme tu dis. Je reconnais que ce que tu as décrit sur la ville est vrai. Alors pourquoi est-ce que je ne l'aime pas? J'ai même fait beaucoup d'effort pour la connaître mais il n'y a rien à faire.

      Parfois, aimer ou ne pas aimer ne s'explique pas rationnellement. Élevée dans les Cantons de l'Est, je refusais dès mon adolescence de venir "veiller à Montréal". Cela ne date donc pas d'aujourd'hui. J'ai choisi Québec plutôt que Montréal pour étudier pour cette raison.

      Ton commentaire aidera les lecteurs à mieux comprendre la ville en dépit de mon manque d'amour pour cette ville.

      Un jour j'écrirai des publications sur cette ville et j'essayerai d'y mettre un peu plus de positif ...

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