mardi 12 juin 2012

Lecture - Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur


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Chronique sur la lecture
Auteur : Harper Lee
Type de roman:  Drame social - Alabama 
Personnage : Jean Louise (Scout )

J'ai vu le livre sur la table chez ma fille. C'est le titre qui m'a incité à prendre le livre dans mes mains et à lui demander: "Est-ce que tu aimes ce livre?".  Sa réponse positive n'a pas tardé et j'ai décidé de lui emprunter pour quelques semaines, le temps que je trouve le temps de le lire. 

Bien sûr, il me reste encore une dizaine de livres papiers dans cette bibliothèque que j'essaie de vider depuis ma décision de passer au numérique. Puis il y un million de livres, ou presque, dans la bibliothèque Kindle de Denis et que je veux lire. Alors, pourquoi ai-je décidé de lire ce livre en premier? 

Je pourrais vous répondre que je suis à la retraite et que je fais ce que je veux quand je veux .... 

Mais en fait (vous pouvez me trouver bizarre et vous en avez le droit) c'est vraiment le titre que j'ai trouvé intéressant, ainsi que le fait que ma fille a aimé le livre. Elle est une excellente référence.  

Puis, il y a eu le commentaire de Denis. En bon prof d'anglais, il a expliqué que le livre avait gagné un prix Pulitzer en 1961 et que c'était un classique de la littérature américaine. Bon, il avait son accent professoral qui disait aussi " comment ça se fait que tu sais pas ça?"  Je l'ai regardé avec mon air "Hé, je suis francophone et, en plus, je n'ai rien à foutre de la littérature américaine!." Et  si on parlait de la littérature française? Victor Hugo, Lafontaine, Proust, Dostoïevski? Ok celui-là est russe ... Est-ce si grave que cela si je ne connais pas Harper Lee? 

Puis j'ai commencé à lire le livre. Mes discussions avec Caroline et Denis m'avaient fait comprendre qui était Harper Lee mais je n'avais aucune idée de ce qu'elle avait écrit. J'ai décidé de lire sans faire de recherche, de laisser ma tête s'ajuster à l'histoire au fil des pages. 

Le troisième paragraphe de la première page commence par "Je". Oh oh! D'habitude je n'aime pas les livres écrits à la première personne du singulier. 

J'ai fermé les yeux. J'ai pris une bonne respiration. Puis je me suis dis qu'elle avait gagné un prix Pulitzer. 

J'ai ouvert les yeux et j'ai continué de lire. Les quelques paragraphes suivants m'ont transportée en Alabama dans les années 30. C'était l'été et il faisait chaud. J'ai aimé tout de suite Jean Louise, alias Scout, la narratrice du roman. Quand le livre commence, elle a quatre  ans. 

Bref, je n'avais pas encore lu dix pages que je regrettais déjà que l'auteur n'aie publié qu'un seul livre. J'aurais aimé faire durer ce livre pendant des milliers de pages mais il en contenait à peine 300. J'allais le finir trop vite. 

Très vite, je me suis rappelé l'histoire américaine, la ségrégation des noirs dans ces états du sud. Bref, les dix premières pages m'ont conquise. Je me suis retrouvée au coeur d'une famille blanche, les Finch, qui a été bouleversée par la décision du père, un avocat, de faire une bonne défense du noir accusé faussement du viol d'une blanche. Montré du doigt par les blancs de la ville et par sa propre famille, Atticus (le père) fera proprement et sans bavure le travail que la cour lui impose, parce que la loi et l'appareil judiciaire n'ont pas de couleur, ni d'âge, ni de sexe. Mais le jury, lui, est constitué d'hommes et ils sont tous blancs. Atticus sait que la cause de son client est perdue d'avance. Peu importe ce qu'il apportera en preuve, son client sera déclaré coupable. Parce que l'alternative, c'est à dire que la femme blanche a attiré le noir et que c'est son propre père qui l'aie battue, n'est pas acceptable. 

Mais en faisant une défense exemplaire, Atticus a réussi à jeter le doute sur l'intégrité de cette famille déjà reconnue comme une famille de cancres dans la ville. Mais c'était des cancres blancs et Atticus leur avait fait perdre la face. Les Ewel, les cancres blancs, allait s'attaquer à la famille Finch. 

L'histoire est racontée par une fillette qui a 8 ans au moment des évènements. Elle apprend, au cours de cet épisode, le respect des autres quelque que soit leur race, leur âge, leur sexe. Elle apprendra surtout à ne pas juger les autres, même s'il n'ont pas les mêmes valeurs qu'elle. Parce que, comme lui a expliqué Atticus son père, il faut marcher un peu dans les souliers de l'autre pour commencer à comprendre pourquoi ils agissent comme ils le font.  Atticus fera réaliser à sa fille qu'elle ne doit pas en vouloir aux membres de jury parce qu'elle ne sait pas tout ce qui les motive. Elle comprendra qu'Atticus, par son attitude irréprochable, a fait faire un petit bout de chemin à cette société fermée du sud des États-Unis. La discrimination et la ségrégation venait de pencher lourdement vers son abolition. 

Il faudra lire le livre pour en connaître la fin.  

Qu'est-ce que l'oiseau moqueur (Mockingbird) vient faire dans cette histoire. L'oiseau moqueur imite les cris des autres. C'est probablement une bonne défense. Mais c'est aussi un oiseau fragile qui ne dérange personne. Il ne faut pas tuer un oiseau moqueur; ce serait comme tuer l'innocence. L'homme qui met finalement fin au drame de la ville en commettant un meurtre est un être fragile et un innocent qui ne nuit à personne. Quand le shérif décide de ne pas l'arrêter, et que l'avocat intègre Atticus en est scandalisé, sa fille Scout clôt le débat en lui disant " Ce serait comme tuer un oiseau moqueur". 

Oui, J'ai aimé le livre. Je comprends pourquoi il a gagné le prix Pulitzer. Je conseille à tout le monde de le lire.

Voici quelques pages de Wikipédia qui permettent de lire d'autres informations sur ce livre et son auteur: 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ne_tirez_pas_sur_l%27oiseau_moqueur  (le livre)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Harper_Lee   (l'auteur)



Bonne lecture! 

Plume

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