mardi 9 octobre 2012

Voyage 2003 - La baie Malpèque

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Les maritimes et les îles de la madeleine
Mardi le 29 juillet 2003 - La baie Malpèque
  
C'était notre dernière journée au Parc national de Green Park.  Il faisait très beau en dépit du vent fort qui faisait trembler bruyamment les arbres. Les vagues dans la baie de Malpeque étaient immenses. Nous espérions que le vent se calmerait avant la fin de la journée, car nous prenions le traversier pour les îles de la Madeleine au cours de la nuit.  

Quelques mots sur la région. 

Le village de Bay Malpeque est situé au tiers ouest de l'île du Prince Édouard. Sise sur la route côtière du North Cape, les habitants y vivent autant du tourisme que de la pêche et de l'agriculture. 

La baie de Malpeque est l'un des 36 sites canadiens de zone humide (wetland) d'importance internationale. La baie elle-même est en fait un immense lagon intérieur protégé des rigueurs du golfe du Saint-Laurent par une immense dune de sable blond, longue de 25 kilomètres et ne laissant qu'un chenail d'un kilomètre pour l'échange des eaux de marée. 

Selon le site web ci-après, on indique que le mot 'malpeque' provient d'une prononciation française erronée du mot Mi'kmaq 'makmaak' qui signifie 'large baie' ou 'grande eau'. Les Mi'kmaq, une tribu algonquine, se seraient installés à cet endroit, 2500 BC. Dès 1534 de notre ère, des colons français y ont installé leurs fermes. Faisant partie des colons acadiens déportés sous le régime anglais, leur dernier survivant, Isaac Poirier, a déplacé sa famille en 1931. 

  
Ce jour-là, nous l'avions réservé pour nous reposer. Tôt après le déjeuner, j'ai sorti mes crayons et j'ai passé les heures suivantes à dessiner, faire des croquis et écrire. Comme d'habitude, j'étais tellement absorbée que je n'ai pas vu le temps passé. 

Denis en avait profité pour visiter le musée de la construction navale du Parc provincial où on y montrait comment on bâtissait des navires autrefois. Il faut dire que la construction navale était la base de l'économie de l'île au 19e siècle et que Green Park y tenait une place particulière. Tout à côté, la Maison Yeo présentait toute l'opulence des maisons des marchands durant cet "âge d'or" de l'ile. Puis, conscient de mon égarement total dans mon monde de créativité, il a décidé de se promener un peu partout aux alentours avec son appareil photo.

En fin d’après-midi, appareil photo en main, c'était à mon tour de vadrouiller dans les environs. 

Plus tard, nous avons fait une dernière petite marche sur le bord de la baie de Malpèque. L'air était délicieux et le vent était finalement tombé. Les photos suivantes montrent une grève rongée par la mer et la beauté des bouleaux blancs.  




La route vers Souris pour prendre le traversier ...

Nous savions que la nuit serait longue et nous avons pris le temps de relaxer un peu avant de défaire notre camp. C'était le temps de souper, de faire la vaisselle, boire un dernier café et de lire quelques pages d’un des multiples livres que nous avions apportés dans nos bagages (2003, c'était bien avant que nous achetions les kindle et kobo ... ). Puis, d'un air fébrile qui marquait notre hâte de bouger vers une destination encore inconnue, nous avons défait le campement. 

Maintenant habitués, les tâches de chacun commençaient à se préciser. Je m’occupe de l’intérieur de la roulotte, Denis de la tente cuisine. Puis, à deux, nous accrochons la roulotte à l’auto. 

Vers 19 h, nous empruntions cette route de plus de deux cents kilomètres qui nous conduirait jusqu’à Souris, là où accoste le bateau qui fait la traversée vers les Îles de La Madeleine. La randonnée dura trois longues heures sur des chemins parfois à l’état neuf, parfois en réparation, parfois en piteux état. À Summerside , nous avons acheté deux cafés dans un Tim Hortons. Après avoir traversé Charlottetown , nous avons suivi la route 2 jusqu’à Souris

Il était 22 h quand nous sommes arrivés sur ce bout de terre qui n'existe que pour le bateau. Nous avons placé tout de suite la voiture dans la ligne pour l'embarquement sur le traversier. Nous avions au moins trois heures d’attente devant nous avant que les autos et les passagers ne puissent embarquer. 

J’avais des papillons dans l’estomac. J’avais hâte d’embarquer sur ce gros bateau que je n'avais pas encore vu, mais j'étais anxieuse, car c’était la première fois que je faisais une traversée aussi longue en bateau. De longues marches sur le terrain d’attente nous a permis d’examiner toutes sortes de roulottes, de tentes-roulottes et de gros motorisés. Il y avait des gens de toutes les provinces ainsi que quelques personnes des États-Unis. Nous avons marché sur le quai, en espoir de voir arriver le bateau, ou peut-être pour calmer les papillotements dans nos coeurs.

Je trouvais le temps long, mais je savais qu'une fois l'embarquement commencé, tout irait vite. C'est ça la vie.


Terminé le 14 août 2003
Revu le 21 septembre 2012


Plume/ Suzie Pelletier
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