mardi 11 décembre 2012

Voyage 2003 - La forteresse de Louisbourg

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Les maritimes et les îles de la madeleine
Jeudi le 7 août 2003 - La forteresse de Louisbourg

Le matin du 7 août nous a réveillés sous un ciel nuageux. Encore. Une brume épaisse était présente partout autour de nous. Il ne pleuvait pas et nous sentions que le soleil tentait de percer les couches de nuage pour égayer la journée.

Ce jour-là,  nous voulions visiter la forteresse de Louisbourg. C’était la troisième fois que nous la visitions, mais dès notre traversée du portail, qui se fait à pied,  j'ai senti mon coeur d'enfant s’émerveiller encore. Tous ces personnages en habit d’époque et toutes ces scènes nous informent sur la vie dans une forteresse de l’époque 1748, comme le tir du canon, la relève de la garde, les tavernes, les auberges, etc. 

Mais je vais trop vite... D'abord, il a fallu se rendre en auto jusqu’au stationnement du centre d’accueil.  Nous avons fait la file pour acheter nos billets. Nous avons pris l’autobus, une navette, pour parcourir les trois ou quatre kilomètres entre le centre d’accueil et la forteresse elle-même.   

Puis nous avons passé le portail. Quand j'ai vu le garde de la compagnie de la franche marine arrêter Denis pour lui poser des questions, je me suis souvenue de notre dernière visite. Nicholas avait cinq ans et il avait la tête pleine de questions. Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? C'est quoi ça ?  Enfin toutes les questions qu'un petit gars de cet âge peut inventer. Le garde avait pris le temps de répondre à toutes ses questions et il avait accepté que l’on prenne une photo de Nicholas, avec le tricorne sur la tête et le mousquet dans les mains, debout à côté du soldat. Ce souvenir avait 14 ans, (23 ans maintenant) et je revois encore très nettement mon fils, les yeux brillants et le visage comblé de joie. 

Ce 7 août 2003, nous n'étions que deux personnes.  Nos coeurs d'enfant étaient bien présents. Pour jouer le jeu, nous nous sommes identifiés comme des serfs du sieur de Vaudreuil venant de Ville-Marie avec un message pour le gouverneur de Louisbourg.

À notre accent français, le garde nous a laissé passer. 

Nous avons remarqué qu’il y avait peu de nouveaux bâtiments depuis notre dernière visite. Nous avons pris le temps de les visiter tous. Nous avions surtout beaucoup de plaisir à discuter avec les personnages du 18e siècle qui nous recevaient chaleureusement dans certaines maisons. Leurs accents français variaient entre le québécois, le français de Bathurst, celui de Moncton, d'Edmundston et, dans plusieurs cas, on pouvait reconnaître les mots français parlés avec l’accent anglais. 



Nous y avons encore appris toutes sortes de petits faits divers qui nous ont fait mieux comprendre l'époque. Saviez-vous que les hommes plaçaient du pot-pourri dans leurs poches pour attirer les femmes lors des danses? Saviez-vous qu'on portait la perruque pour éviter les poux (cheveux courts en dessous)?  Nous avons appris que l’intendant Bigot, que nous connaissons à Québec pour ses activités de contrebande, avait été auparavant commissaire de Louisbourg, jusqu’à ce que les Anglais la prennent pour la première fois. Curieusement il avait une bonne réputation. 




Nous avons aussi marché dans les champs qui sont encore en friche et dans lesquels on pouvait encore discerner les fondations des murs de plusieurs résidences. Il n’y a que le cinquième de la forteresse de 1758 qui a été refaite. Cela prend beaucoup de temps, tant pour les recherches archéologiques que pour la construction elle-même. Puis, quand les bâtiments sont construits, il faut les garder en condition. Cela coûte beaucoup d’argent et les recettes de Louisbourg ne sont probablement pas suffisantes pour faire plus.

À 13 h 30, nous avons eu droit à la cérémonie du tir du canon. En 2003, ils utilisaient un canon dans le port même. Mais lors de notre dernière visite, nous avions vu cette cérémonie à partir du bastion du roi et le canon était plus gros. Cela nous a rappelé notre dernière visite et le fou rire nous a pris.  Nicholas, du haut de ses cinq ans, n’aimait pas beaucoup les sons forts et brusques. Assise à l'indienne dans l'herbe, je l’avais assis sur moi et entouré de mes bras pour le sécuriser. Je lui avais bien expliqué que l’exercice serait très bruyant et il m’avait juré qu’il ne ferait pas le saut. Malgré toutes ces précautions, c’est deux pieds au-dessus du sol qu’il a grimpés lorsque le canon a fait feu. Caroline, bien assise à côté de son père avait beaucoup ri de la réaction de son frère qui pleurait à chaudes larmes. Mais, nous avons su le consoler et la visite s’est bien terminée.  Que de bons souvenirs. 

Puis nos pas nous ont menés à l’auberge où nous avons dégusté un repas très traditionnel. De la morue frite et des légumes pour moi et un pâté de bœuf et des légumes pour Denis. Les légumes étaient d’époque, navet, carotte et chou. 





Nous avons quitté la forteresse de Louisbourg vers 17 h environ, juste avant la cohue. Le deuxième tir du canon qui a lieu à 17 h 30 marque la fin de la journée de visite. Tous les visiteurs se bousculent à la porte en même temps et l'attente pour la navette est interminable.

 Nous sommes arrivés également au Grubstake avant la cohue pour souper.  

Une autre belle journée venait de se terminer. C'est en mangeant un steak-frites que nous avons réalisé qu'il n'y avait pas eu une goutte de pluie de la journée. Le ciel encore nuageux et un vent plutôt frais nous avaient bien gardés au sec. 

Terminé le 17 août 2003 
Revu le 22 septembre 2012


Plume / Suzie Pelletier

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