jeudi 12 février 2015

Cuba 10 — La Havane a son Salon du Livre


Dès 1961, le gouvernement de Fidel Castro nationalise les universités et les autres écoles pour les rendre publiques. On engage des centaines d’enseignants pour apporter l’alphabétisation dans tous les coins éloignés ou difficiles d’accès. Si les révolutionnaires associent l’éducation à la liberté, on note que les classes servent aussi de terrain de propagande pour le parti communiste. Les Cubains sont plus instruits que la moyenne mondiale. Par contre, les gens vivent plutôt de l’industrie du tourisme, entre autres pour être payé en Pesos convertibles (CUC) qui valent 25 pesos cubains (CUP). 

Source : Wikipedia

À Cuba, on lit beaucoup et on encourage les écrivains. Ernest Hemingway n’a-t-il pas habité dans cette île ? À une autre époque... bien sûr.






L’importation étant minimale, on a tendance à recycler... C’est ainsi que, tous les jours, la Plaza de Armas se transforme en énorme bazar ou l’on marchande des livres usagées. On y retrouve d’ailleurs de nombreux livres très vieux.





Mais attention ! Rappelez-vous que les Cubains sont fort inventifs et qu’ils profitent de toutes les façons possibles de l’apport instantané de ces nombreux touristes qui débarquent pour quelques jours et repartent ailleurs par la suite. Pourquoi pas quelques petites arnaques au passage ? Est-ce que ce bouquin que vous vous apprêtez à acheter est vraiment un original ? Aurait-on réussi à faire une simple collection de pages hétéroclites, sans lien entre elles, pour vous berner ? 

Prenez garde au sceau qui semble garantir l’authenticité d’une œuvre rare. Est-il vrai ou imité ? Un douanier zélé, décidant de fouiller votre valise, interpréterait peut-être que vous avez volé ce livre de la bibliothèque nationale ? 

Adorant respirer l’air des librairies et des bibliothèques, j’ai trouvé le bonheur en examinant tous ces rayons disposés dehors. Bien sûr, il y avait cette odeur de tabac et de rhum qui flottaient, mais ils ne couvraient pas complètement l’effluve du vieux papier où se traçaient des lettres à l’encre...

C’était un beau moment... même si je n’ai rien acheté...


Suzie Pelletier 

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