vendredi 20 mars 2015

Écriture — Irlande - Le départ d’un voyage de rêve



Vous retrouverez ci-après quelques extraits d’un récit de cinq pages, « Le départ d’un voyage de rêve », qui s’inscrit dans l’album « Deux Québécois en vadrouille en Irlande » sur ma page wattpad.com. Cette série, une fois complétée, contiendra un peu plus de quinze textes relatant un périple accompli en 2004 dans cette magnifique île que l’on nomme aussi l’émeraude. Vous pouvez lire le document entier sur mon compte Wattpad.com à l’adresse web suivante : 


Quand je voyage, que ce soit en auto, en train ou en avion, une certaine frénésie s’empare de mon corps dès que l’idée de me retrouver ailleurs fait son chemin dans ma tête. L’anticipation de ce que je vais découvrir dans des endroits qui sont loin de chez nous accélère mon pouls. Le bonheur de pouvoir profiter de cette belle technologie qui me permet de faire des périples extraordinaires un peu partout dans le monde envahit tout mon être. La sensation intense dure longtemps... même dans l’avion...

EXTRAIT : « C’était le 30 juin 2004 et il était 20 h 45. Denis, mon époux et mon merveilleux compagnon de voyage, était aussi fébrile que moi face à ce début de l’expédition que nous avions planifié depuis plus d’un an. Attachés dans nos sièges, ressentant l’effet du décollage, nous avions entrecroisé nos doigts; ainsi, nous partagions l’euphorie qui s’immisçait dans nos corps. Le bonheur s’éclatait dans nos cœurs. Enfin ! Nous étions en route pour Dublin, la première destination de ce magnifique périple qui durera 55 jours. Nous partions explorer l’Irlande, l’Écosse et le Pays de Galles : à notre rythme; de cette façon bien à nous de chercher les coins perdus pour mieux comprendre le monde. »

L’enthousiasme face au voyage qui commence me remplit d’une exaltation frénétique et l’adrénaline s’acharne à sortir par tous les pores de mon corps. Rien ne va assez vite. Je voudrais poser mes pieds ailleurs avant même de partir. C’est difficile à gérer quand on est prisonnier d’une carlingue d’avion et que le vol dure plusieurs heures. Une sorte d’hyperactivité s’installe dans mes os et je gigote sur mon siège.

« Je réalise parfaitement que j’aurai besoin d’une longue marche dans les rues de Dublin pour évacuer ce stress qui s’accumulera dans mon corps au fur et à mesure que les heures de vol s’additionneront. Je planifie déjà de combler le temps d’attente à l’aéroport Heathrow par des exercices qui m’aideront à réduire cet état de fébrilité qui m’affecte. Hum… peut-être que ce sera la consommation d’une Guinness, dans un pub irlandais qui sera salutaire ? Je claque mes lèvres alors que le goût anticipé de cette broue irlandaise très foncée et amère colle à ma langue. Je déguste par toutes les fibres de mon cerveau. Vive l’imaginaire ! »

Pour mieux gérer ce stress intense pendant que j’attends la fin du vol, j’évite de compter les millions de secondes; ainsi, je laisse mon esprit vagabonder. Un voisin de couloir deviendra un personnage d’une nouvelle. Une situation particulière sera notée pour usage ultérieur sur mon blogue. Ce jour-là, j’avais les yeux rivés sur cette petite fenêtre ovale qui me permettait de voir dehors. 
Par le hublot, j’observe le jour naissant. Je me surprends à regarder intensément la couche de nuages que nous survolons. Elle ressemble à un tapis d’ouate que la nature a placé de façon uniforme presque partout, sauf là où le hasard a bien voulu faire poindre des pics et des escarpements; comme si des montagnes alpines et des cratères lunaires enneigés s’y trouvaient. L’ensemble affiche un aspect impénétrable. Ici, le soleil couvre les nuages d’une blancheur aveuglante. Pourtant, en l’observant du plancher des vaches, ou plutôt des moutons, l’horizon apparaît très gris et se marque de quelques fronts orageux. Le ciel est complètement bouché par le phénomène. Comme dans beaucoup de choses, tout est une question de perspective.
Les voyages sont pour moi une source intarissable d’apprentissages. Je rencontre des gens intéressants et je visite des lieux truffés d’histoire. Chaque périple est riche en sensations de toutes sortes. Ça prend souvent plusieurs semaines, parfois des mois avant de décanter tous ces trésors et d’y faire un sens. À cet effet, les autres textes de la série vous transporteront avec moi et vous feront apprécier, du moins je l’espère, cette île si merveilleuse tant en nature, en culture sociale et en histoire.
Bonne lecture !

Suzie Pelletier 

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