jeudi 16 avril 2015

Paris 2015 – (4) Le quartier du Luxembourg



C’était le 14 mars dernier. Depuis notre départ de Montréal la veille, nous avions l’impression d’avoir vécu un périple entier rempli d’aventures imprévues, mais fort cocasses. Pour que ce voyage reparte sur le bon pied, il devenait essentiel d’oublier les ennuis d’avion, ou plutôt de toilettes ainsi que le crétin qui conduisait notre transport de l’aéroport Charles-De-Gaulle vers notre lieu de résidence pour les dix prochains jours. Pour accomplir un « spin » comme les Parisiens le disent, nous avons décidé de marcher dehors, dans les rues de Paris. Nous avons rangé les bagages, sans même les défaire, dans notre chambre à l’hôtel Jardin de Brea dans le 6e arrondissement, tout près du boulevard Montparnasse.

Dirigés par notre hôte, nous avons d’abord englouti un délicieux Cheeseburger (écrit comme ça sur le menu) au restaurant le Charivari logé au coin de Raspail et Brea. Nous sommes partis à pied sur Brea, puis sur Vavin avec l’intention de nous rendre à la première destination sur mon carnet de visite, le Jardin du Luxembourg.



Chaque pas nous aidait à sortir le stress des derniers mois de notre corps. Chaussés de souliers plutôt que de nos bottes d’hiver, nos pieds foulaient allègrement les sentiers du jardin où la neige ne s’était pas accumulée depuis plusieurs semaines. 


Portant un manteau de printemps, nous avions l’impression d’être habités par une belle légèreté. Je me suis amusée à photographier les plantes que l’on vient de mettre en terre. Un peu partout, on voit des gens en train de retourner le sol.




Je songe un moment à mes plates-bandes. Chez moi, quelques vivaces sortiront dès que la neige se retirera, dans plusieurs semaines, mais ici, les jonquilles et les jacinthes sont hautes et penchent déjà la tête vers le bas.

Le jardin a d’abord été créé en 1612 par Marie de Médicis pour accompagner le Palais du Luxembourg. Il a subi une restauration complète sous le Premier Empire par l’architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin. Aujourd’hui, toutes ses infrastructures font partie du domaine du Sénat.

Des 23 hectares de superficie totale, 21 sont accessibles au public. Des sentiers sablonneux traversent de nombreux parterres fleuris où des sculptures en tous genres intriguent les visiteurs. Un peu partout, des chaises droites sont placées en désordre, parfois deux, autrement en cercle ou en ligne croche. L’agencement incite les gens à s’installer seuls avec un livre ou un calepin, en groupe pour échanger sur la politique. Le jardin appartient aux Parisiens et ils s’assurent d’en profiter. Ce jour-là, un samedi plutôt gris, des marcheurs, des joggeurs, des familles entières, des couples, des musiciens, et d’autres à l’occupation imprécise se baladent en savourant l’air frais. Il y a même deux Québécois qui s’y promènent en discutant du crétin de la veille, mais aussi en se remémorant de beaux moments de la vie avec leurs enfants et leurs petit-enfants.

Nous n’avions pas de plan du jardin ni guide touristique. Ainsi, entrés par une porte près de Vavin, nous avons déambulé dans les allées, revenant parfois à un point déjà vu, sans but autre que celui d’apprécier le fait que nous étions enfin à Paris. Puis, quelques heures plus tard, nous sommes sortis par une porte différente, tombant sur un boulevard. Une marche vers notre gauche nous a fait constater que nous étions sur le Boulevard Saint-Michel et que nous avions emprunté le chemin qui menait à l’opposé de l’hôtel. Éclatant de rire, nous choisissons la bonne direction afin de nous rendre, par un parcours fort détourné, à la crêperie Brea que l’agente du Jardin des Brea nous avait chaudement recommandée. Complétant notre journée avec une crêpe aux pommes flambées au Calvados, nous avions enfin l’impression que nous étions en vacances.

Voici quelques photos prises au fil de notre longue balade.






Pour en savoir plus sur ce petit paradis de verdure au milieu de Paris, vous pouvez consulter le site suivant.



Bonne visite !


Suzie Pelletier 


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