mardi 21 avril 2015

Paris 2015 – (5) Vagabondage dans Paris



Hum… Il vous semble que je ne sais pas compter ? Parce que, si vous avez lu ma planification et bien suivi mes derniers billets, celui-ci devrait discuter d’un autre sujet ? Hum… c’est pour ça qu’on appelle cela de la « planification ».

En révisant mes notes, j’ai trouvé de belles informations sur cette magnifique journée du 15 mars 2015 que nous avons savourée en vagabondant allègrement dans les rues de Paris. Nous avions besoin de cette balade sans buts à marcher, ici et là, sans carte ni guide de voyage. Juste pour sentir la cité et se l’approprier une autre fois. Avant de la visiter dans ses moindres recoins. J’ai tenu à vous la narrer, pas à pas, alors que nous avons parcouru 10 kilomètres, 12 peut-être. Des heures de plaisirs !


Ce matin-là, nous avons mangé dans la magnifique une petite salle au sous-sol de l’hôtel. Deux tasses de café, une conversation agréable, un déjeuner parisien qui s’étire en longueur… la vie est si belle quand nous nous retrouvons ensemble dans la Ville lumière. Puis, enfilant nos manteaux… il ne faisait que 8 °C (quelques degrés sous zéro à Montréal), nous sommes partis pour voir et écouter Paris.


Quand nos pieds ont touché le pavé en avant de l’hôtel Jardin de Brea, nous avons tourné à gauche pour descendre l’artère. Ni l’un ni l’autre n’a remis en question la direction, comme si nos âmes battaient à l’unisson en se satisfaisant de flotter entre ciel et terre avec un grand contentement. Suivant la rue Vavin et traversant la rue d’Assas, nous atteignons le Jardin du Luxembourg. Nous le parcourons diagonalement vers le nord-est pour nous approcher le boulevard Saint-Michel. 






Nos pieds nous ont fait progresser vers le Quartier latin. À tout hasard, nous avons longé quelques ruelles pour nous retrouver au carré de la Sorbonne. Planté debout au milieu de la place, je me demande à quoi ressemblent les gens qui demeurent dans les maisons beiges et vieillottes et surtout, comment ils vivent. J’entends régulièrement les doux clics de l’appareil photo de Denis. J’attends patiemment quand il s’arrête pour changer de lentille ou pour ajouter un filtre; j’ai même hâte de voir les résultats. Pendant ces moments de repos, ma tête se remplit de mots, de phrases, d’idées nouvelles.

Sans qu’on l’ait prévu, nous nous retrouvons dans la cohue du boulevard Saint-Jacques qui nous amène au petit neuf. Je note au passage les bords métalliques qui pourraient bientôt s’écrouler tant il y a de cadenas accrochés à sa structure. Je m’étonne encore de cet engouement. Pensent-ils vraiment que le verrouillage et la lancée de la clé dans la Seine restent garants de la perpétuité de leur sentiment ? Voyons donc ! Malgré mon côté fleur bleue très bohème, je demeure très pragmatique. Pour que l’amour dure, il faut qu’il soit nourri par les deux amants et ça demande des efforts continus. Je comprends mal la symbolique du cadenas et de la disparition de la clé... 



Lentement, nous accomplissons le tour de la Cathédrale (à l’extérieur, car aujourd’hui, nous tenons à rester dehors et éviter les files d’attente), puis nous traversons le pont Saint-Louis pour nous rendre à l’île du même nom. Atteignant enfin la rive nord de la Seine par le pont Louis-Philippe, nous longeons le quai de l’hôtel de ville, le quai des Gesvres, puis le quai de la Mégisserie. Quelques pas plus loin, nous entrons dans un petit bistrot charmant pour un arrêt. Le Café le Corona (30 quai du Louvres) offrait aussi des tartes aux pommes ou au citron fort délicieuses.



Une fois sustentés, nous trouvons le bord de la Seine. Si, au fil des ans, nous avons souvent parcouru le côté sud de la Seine, nous l’observions pour la première fois en marchant la rive nord, jusqu’au Jardin des Tuileries que nous explorons dans sa longueur. Rendus à l’Obélisque de Louxor, nous empruntons le pont de la Concorde pour passer devant l’édifice de l’Assemblée nationale.

 Dans le 7e arrondissement, nous retrouvons le lieu où nous avons habité pour une semaine, il y a de cela 13 ans alors que je travaillais un projet avec la fonction publique française.


Nous prenons le temps de repérer l’hôtel le Bourgogne-Montana et la Brasserie Le Bourbon où mes collègues et moi allions savourer le vin de la fin de l’après-midi, à la coutume française. 






Si les bouteilles étaient plus nombreuses que les participants, personne ne s’en formalisait… aucun n’avait à conduire et la résidence était localisée à deux pas… que de souvenirs merveilleux !










Quelques minutes plus tard, nous retrouvons ce boulevard Saint-Germain que nous avons tant parcouru, en tout sens, au fil des ans. Sans y porter garde, nous empruntons le boulevard Raspail. En vagabondant en direction de notre hôtel, nous avons trouvé la rue du cherche-midi. Utilisant Facebook, j’ai obtenu rapidement la signification par l’entremise de mon amie Marie D : au XVIIe siècle, un cherche-midi était quelqu’un qui venait visiter ses amis peu avant midi, pour pouvoir être invité à participer à leur repas.

Ce jour-là, nous avons piétiné allègrement l’asphalte, la pierre, le ciment, le gravier et le sable. En début de soirée, nous respirions le bonheur, la fatigue ne comptant pas. La faim nous tenaillait. Nous avons choisi un restaurant italien, la Villa Borghese.

Une journée sans buts tout de même formidable !


Suzie Pelletier 


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