lundi 4 janvier 2016

Un conte - un Noël dans la solitude


Le monde de l’écriture nous apporte parfois des cadeaux fort intéressants. 

Depuis quelques mois, j’écris des billets qui sont publiés dans la section blogue du journal numérique Le Huffington post Québec. Un tantinet humoristiques, mes textes visent souvent à présenter les incohérences dans le monde de l’écriture au Québec. D’autres fois, j’essaie de redorer l’image de notre littérature qui est malheureusement délaissée par le monde journalistique.  On préfère faire du surf sur des causes connues et sûres en matière de cotes d’écoute, comme Trudeau et Star Wars, plutôt que d'emprunter sentier qui a moins la cote, même si l'exercice pourrait s’avérer une mine d’or. Comme les livres, ces merveilleux trésors.  

Au début de novembre, j’ai reçu une demande plutôt inusitée de l’équipe qui gère le blogue du Huffington post Québec. On m’offrait de participer à un exercice appelé « le calendrier de l’avent ». On cherchait 24 textes, des contes en tous genres, qui seraient publiés à raison d’un par jour, entre le 1er et le 24 décembre 2015.  

J’étais ravie. Quelle bonne idée ! Mais... un conte ? Jusqu’à cette date, je n’avais produit qu’un seul conte dans le cadre d’un cours de littérature; ma note dénotait que j’avais encore des choses à apprendre... beaucoup, même ! J’ai relu les informations que contenait la demande. La liste de sujets était presque illimitée pourvu qu'on y parle de Noël, les critères s'avéraient fort ouverts. J'hésitais toujours. J’en ai parlé autour de moi. Tous m’encourageaient. 

« Pourquoi pas ? », me suis-je dit. Je commence par l’écrire, puis je verrai. Si je n’aime pas, je ne le soumettrai pas. Bien évidemment, plume en main, je me suis prise au jeu. Je cherchais à influencer les gens. J’ai donc retrouvé Nadine, mon personnage principal de ma série au Pays de la Terre perdue. Seule dans un monde sans civilisation, elle s’apprête à vivre Noël en solitaire, le deuxième dans ce lieu où la neige arrive par tornades successives. Sans sa famille ni ses amis, Nadine se souvient de l’importance du partage à l’occasion de cette fête. N’est-ce pas la signification première de cette fête judéo-chrétienne ? Au-delà des cadeaux, de la bûche de Noël et du champagne ? J’ai écrit en me répétant mon but ultime : j’aimerais, à la lecture de ce texte, qu'une personne généralement seule ne passe pas le Noël en solitaire; qu'on l'invite à le vivre en compagnie d'autres personnes. Une famille peut-être. 

Une fois écrit, je l’ai fait lire par quelques personnes qui m’ont encouragée à le soumettre. « C’est bon ! Triste, mais excellent ! » a affirmé mon fils avec une larme à l’œil. 

J’étais fière quand j’ai appris que mon texte avait été accepté parmi les 24 contes publiés. Vous pouvez le lire à l’adresse suivante. 


Si ça vous tente de lire d’autres billets que j'ai produits et qui ont été publiés sur le Huffington post Québec, vous pouvez vous abonner à mes publications en allant à l’adresse suivante : 


Je ne sais pas si j’ai atteint mon but, mais ce n’est pas important. L’écriture, elle, reste. La solitude est malheureusement un sujet permanent, quotidien. Il ne faut pas attendre au prochain Noël pour en parler. 


Suzie Pelletier 


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