lundi 11 juillet 2016

Voyage - Irlande - Ring of Kerry



Voici quelques bribes d’un récit de voyage qui s’inscrit dans l’album « Deux Québécois en vadrouille en Irlande » que vous pouvez retrouver sur ma page wattpad.com. Vous pouvez d’ailleurs y trouver un total de 46 récits de voyage qui se déroulent en Écosse, à Paris, en Irlande et en montagne. S’y trouvent aussi une intrigue policière ainsi qu’un texte philosophique. 

Notre séjour de trois semaines en Irlande, en 2004, nous a permis de voir des endroits extraordinaires. D’abord, une petite description de cette région d’Irlande morcelée au fil du temps. 
Le sud-ouest de l’Irlande se compose d’immenses péninsules qui s’étirent loin dans l’océan Atlantique, de larges baies profondes ainsi que de nombreuses îles laissées là au hasard de la nature. L’examen d’une carte topographique nous donne l’impression qu’un animal féroce a lacéré le roc à plusieurs reprises de ses immenses pattes aux ongles tranchants. Bien sûr, cette morphologie demeure le résultat incontestable de la dernière glaciation. Les lourds glaciers ont d’abord écrasé les parties plus fragiles du sol pour laisser ces dépressions profondes à leur retrait. La mer s’est aussitôt empressée de remplir l’espace. La région resterait peu invitante à la vie humaine si ce n’était de la végétation luxuriante qui pousse partout, y compris dans les interstices rocailleux.    

L’une des choses les plus extraordinaires que nous avons découvertes lors de notre visite en Irlande demeure la beauté de ses paysages. L’île porte le nom « Émeraude » par sa couleur vert intense provoquée par son climat abreuvé régulièrement de pluie. Mais le nom lui va aussi bien pour sa qualité de pierre précieuse. Voici une description : 

De l’autre côté du village de Kilorglin, nous apercevons enfin les montagnes Iveragh dont le sommet du mont Coomacarrea est juché à 772 mètres d’altitude. Leur couleur bleutée demeure une indication de leur éloignement par rapport à nous. Nos yeux se gavent de ce panorama exceptionnel. J’adore ce mélange de dureté et de beauté incommensurable qu’apporte toujours la proximité étrange entre les montagnes à gauche et l’immense océan à droite. La route qui passe entre les deux dimensions nous donne l’impression de pénétrer profondément dans ce paysage aux couleurs saisissantes.    

Bien sûr, quand on voyage, nous découvrons des méthodes particulières au pays visité pour informer les gens, locaux comme étrangers, des dangers de la route. Cette visite-ci portait, elle aussi, l’une des exigences routières les plus percutantes que nous devons absolument suivre : 


Nous arrivons finalement à la passe Coomakesta tant redoutée. Nous la savons étroite, en pente raide et construite en courbes aiguës. Alors que nous avançons, nous reconnaissons les inscriptions peinturées directement sur la chaussée asphaltée, à quelques centaines de mètres l’une de l’autre : « slow » (lent), « slower » (plus lent), « very slow » (très lent) et puis « dead slow » (ultra lent). Des mots si appropriés pour la situation qui se dessine sous nos yeux... Deux immenses rochers bloquent la route, ne laissant qu’un passage fort étroit.

L’Irlande nous a fascinés par ses routes qui passent dans des espaces fort restreints qui nous laissent pantois. Nous savons que le pays, aidé par des fonds de la Communauté Européenne, transforme ces écueils pour les rendre moins dangereux. Plusieurs auront disparu d’ici notre prochain voyage. Ça nous fait apprécier différemment ces embûches que nous comparons de façon boiteuse avec les situations de notre propre région : 

Soudain, j’ai l’impression de me retrouver au Vermont, à traverser Smuggler’s notche. Par contre, ce col d’Irlande s’étire sur quelques mètres seulement. il constitue néanmoins une barrière naturelle et nous devons la franchir à raison d’un véhicule à la fois. Notre vitesse presque nulle nous aidait à éviter les égratignures sur la carrosserie. Voilà ! Nous comprenons maintenant les embouteillages énormes qui s’installent certains jours d’achalandage élevé. La lenteur provoquée par la présence de l’obstacle force les gens à attendre en file, dans les deux directions, avant de traverser la passe, une voiture à la fois. La situation se corse lorsque de gros véhicules, comme les camions ou les autobus, doivent s’y infiltrer. L’opération périlleuse exige le blocage complet du trafic en sens inverse. Selon l’habileté du conducteur, la démarche peut prendre jusqu’à trente minutes avant qu’on dégage le véhicule lourd de la passe. Soudain, je m’ennuie des cônes orange du Québec…    

Le visage intérieur de cette péninsule qui s’étire dans la mer est aussi exceptionnel que les bords de mer hachurés et caresser par la vague. En voici un exemple. 

Nous reprenons finalement notre itinéraire, pour le dernier tronçon qui nous fait traverser le parc national de Killarney. Au milieu du trajet, nous atteignons l’un des points les plus hauts où nous stationnons la voiture à proximité d’un belvédère. Nous découvrons le Lough Leane, un magnifique lac qui s’étend sur plusieurs kilomètres. Nous voulions prolonger notre périple et retarder notre retour à la ville le plus tard possible. Ainsi, nous arrêtions à tous les points d’intérêt installés le long de notre itinéraire. Nous prenions le temps d’admirer tous les paysages de montagnes, de rivières et de lacs proposés par le parc. Amoureux de cette nature enchanteresse, nous résistions à l’envie de chausser nos bottes et de partir tout simplement à l’exploration de ces montagnes dénudées d’arbres que les Irlandais, à l’instar des Écossais, appellent des « moors ». La journée étant très avancée, nous avons choisi la prudence. Nous sommes retournés à Killarney tout en conservant au fond de notre tête cette possibilité de randonnée pour un futur voyage.    

Espérant que ces quelques lignes vous inciteront à lire le texte complet sur ma page Wattpad.com, vous trouverez ci-après le lien web : 

Wattpad. com/suziepelletier/ The ring of Kerry


Bonne lecture ! 



Suzie Pelletier
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