mardi 6 septembre 2016

voyage 2016 - Maine - Old Orchard Beach

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Old Orchard Beach  - 1er septembre 2016



Je vous l’ai dit il y a quelques jours ! Nous avons décidé de prendre des vacances dans le Maine afin de permettre à mon conjoint, Denis, de visiter les plages de cet état de la Nouvelle-Angleterre. Eh bien, c’est maintenant fait ! 





L’escapade

 Le temps était magnifique. Nuageux, mais pas trop. À peine 20 % de risque de pluie. Une excellente journée pour compléter un circuit particulier. Nous suivons la route 9 qui nous amène d’abord à la plage de Old Orchard, puis la nationale 1 pour nous rendre jusqu’à celle d’Ogunquit. Les connaissant toutes les deux, je voulais que Denis puisse voir la différence entre les deux. 

Bien sûr, au sud de Portland, il y a de nombreuses plages qui s’étirent sur des kilomètres, mais les deux que nous avons choisies sont les plus connues. 


Aujourd’hui, je vous raconte notre visite à Old Orchard Beach, une destination privilégiée par des milliers de Québécois pour y passer leurs vacances estivales en famille. Demain, je sortirai un billet qui parlera plutôt d’Ogunquit, ma préférée... si je cherchais la plage comme activité. 



Old Orchard Beach

Nous arrivons à ce village vers 9 h 30. Le stationnement était désert, tout comme la plage d’ailleurs. Seules quelques personnes matinales marchaient dans la vague de la marée montante. Rapidement, nous enlevons nos souliers pour y tremper nos pieds. L’eau est merveilleusement froide. Nous nous dirigeons vers le Pier qui, dans les faits, n’ouvrira qu’à 11 h. C’est le temps d’une longue randonnée le long de cette plage de sept kilomètres. Puis, nous retournons en ville pour y trouver le resto Beach Bagel pour y manger un bagel à la cannelle et aux raisins avec du fromage à la crème. Nous sommes ravis de nous faire servir un excellent café, bien chaud, de la marque Keurig Green Mountain très populaire en Nouvelle-Angleterre et dont le siège social se trouve à Waterbury au Vermont. Il nous semble même que ce n’est pas très loin de chez nous d’ailleurs. 

Selon Wikipédia, l’endroit situé à l’intérieur de la baie de Saco sur l’océan Atlantique serait un site de villégiature depuis 1631 et on l’appelait « Garden by the Sea » (Jardin à côté de la mer). Avec l’arrivée du train en 1842, Old Orchard Beach prend un nouvel essor touristique qui, sauf pour quelques années autour de la Seconde Guerre mondiale, continue de s’imposer au fil des années.



Bien sûr, l’idée de la plage est au moins de se mouiller les pieds ! 

C’est ainsi que le photographe fut confondu par un peu d’eau de mer !












The Pier 

La première structure mesurait plus de 500 mètres, mais au fil du temps, les intempéries et quelques incendies l’ont amputée de quelques dizaines de mètres chaque fois. Aujourd’hui, le quai construit dans les années 80 ne fait que 150 mètres. Le « pier » de bois abrite des échoppes où l’on y vend de la bière, des souvenirs et de la nourriture. 

Lors de ma première visite, j’avais apprécié cette grande place carrée à peine bordée d’une balustrade. Le vent froid de l’automne nous frappait de plein fouet et s’amusait à se glisser sous nos vêtements pour glacer notre peau. Tout au bout, on pouvait voir la mer et s’imaginer qu’en face, il y avait l’Espagne, là où je rêvais d’étudier.  

Aujourd’hui, ce patio à ciel ouvert qui se dorait au soleil a été remplacé par un restaurant. On peut toujours y manger sur le bord de la mer, mais ce n’est pas pareil. 


Je n’aime pas Old Orchard Beach

J’adore la mer, bien sûr ! Autant que la montagne. N’ai-je pas écrit à ce sujet ? Le texte intitulé « L’eau et la montagne » raconte comment ces deux facettes de la nature sont essentielles à ma vie. 

Cependant, je n’aime pas passer mes vacances à des endroits recherchés par des foules du monde entier. Les milliers de corps huilés étendus sur des serviettes cordées en rang d’oignon ne m’attirent pas. Je préfère des lieux qui sont hors des grands circuits touristiques. 


Ce matin, quand j’ai mis les pieds sur le sable, j’ai tout de suite remarqué les mégots de cigarette; il y en avait aussi des étiquettes (de quoi ? aucune idée...), des bouts de papier (gomme, suçon et autres). Puis, lorsque les gens ont commencé à s’installer, les nombreuses glacières sont apparues aussitôt. Je voyais déjà, à 10 h 30, des bouteilles de bière sur le sol. Je trouve d’ailleurs que ce comportement est fort difficile à comprendre dans un état qui interdit de consommer de l’alcool autrement que dans un édifice, un bar, un restaurant ou sa maison. 

Or, je ne bois pas et je ne fume pas. Pourquoi devrais-je mettre les pieds dans les cochonneries des autres ? Je préfère observer la nature dans sa plus simple expression. Quand il y a trop de gens, les endroits qui devraient être pittoresques, perdent leur éclat à mes yeux.

Arrivés à 9 h 30, nous étions seuls, ou presque, sur la plage. Je l’ai trouvée belle, pour une fois, et le son des vagues m’enchantait. J’y reviendrai peut-être un jour, mais je chercherai un bout de grève, sablonneux ou pas, que je pourrai arpenter en solitaire ou au bras de mon amoureux. Je me vois assise sur un banc, un calepin d’écriture ou un cahier à dessins sur les genoux. Ce serait tard en automne ou tôt au printemps. Je porterais des jeans et un chandail. 

D’ici là, je vous donne rendez-vous demain, alors que je vous parlerai de ma visite à Ogunquit


Stay tuned... le voyage se poursuit...

Suzie Pelletier

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