jeudi 22 septembre 2016

Voyage - Irlande - randonnée sur le Spinc


Chaque fois que je révise un texte créé lors d’un voyage, je plonge immédiatement dans les émotions vives qui accompagnaient nos visites. De notre expédition en Irlande, Denis et moi en sommes ressortis grandis. Ici, vous retrouverez quelques extraits du dernier récit écrit en 2004 au cours de notre premier voyage en Irlande. Vous trouverez le texte complet sur mon compte wattpad.com

www.wattpad.com/suziepelletier

Lors de nos sorties de trekking, nous devons accepter de partager la route avec d’autres humains même si nous ne les trouvons pas toujours... disons... adaptés à cette vie de nomade. 

« Sur le premier tronçon de notre excursion matinale, nos pieds foulent d’abord une route asphaltée qui, un peu plus loin, se transforme en terre battue. Elle est suffisamment large pour permettre aux véhicules automobiles de passer dans les deux sens, même si la circulation d’engin motorisé n’est plus autorisée. Plusieurs touristes examinent notre attirail avec une lueur étrange dans les yeux. Nous sommes habitués à un tel étonnement et nous n’en faisons pas de cas, tenant plutôt à contrôler notre hâte de pousser notre marche vers le sommet, loin de la cacophonie de la civilisation et des regards de curiosité. Heureusement, la plupart d’entre eux n’iront pas au-delà de la cellule de saint Kevin. Peut-être qu’ils resteront en bas de la montagne pour explorer le parc qui entoure le centre d’interprétation. Endimanchés, ils portent des sandales, tiennent une sacoche à la main, sont parfois munis d’une bouteille d’eau. Certains voyagent avec une glacière qui semble remplie de victuailles tant on les voit peiner sous le poids. Les visages et les habits reflètent tous les coins du monde. Ceux qui s’aventureront plus loin que les sentiers asphaltés reviendront avec des échardes et des ampoules en raison de leurs fourniments inadéquats. Les grimpeurs équipés pour la longue randonnée sont peu nombreux et détonnent par leur silence et leur sérénité. »

Comme toujours, dès que nous nous retrouvons seuls sur un sentier, peu importe où dans le monde, l’appel de la nature vivante et enveloppante nous subjugue. Voici un extrait de mes observations.


« La forêt luxuriante aux abords de la cascade laisse pénétrer quelques rayons de soleil qui en profite pour frapper de plein fouet les bouillons d’eau pour leur donner la couleur blanche de la neige. Seuls les bruits insistants et puissants, au lieu du silence des flocons virevoltants, nous rappellent la force du torrent. Des milliers de gouttelettes se transforment en minuscules arcs-en-ciel quand elles croisent les rayons de soleil, juste avant de s’écraser sur les roches qui jonchent le sol tout autour. Nous prenons quelques photos tout en retrouvant notre souffle puis, le cœur rempli de joie, nous continuons notre randonnée. »

L’arrivée sur un sommet a toujours quelque chose de grandiose et nos cœurs palpitent à l’unisson.


« L’ascension abrupte nous essouffle, mais l’arrivée au sommet de cet escalier d’au moins 600 marches nous subjugue. Le parcours débouche à ciel ouvert, juste au-dessus du Spinc, ce rocher qui descend presque tout droit dans le lac Supérieur, quelque 250 mètres plus bas. La vue nous captive. Même les vertiges qui m’assaillent soudainement ne peuvent réduire ma satisfaction face à cette vue grandiose. Le soleil est déjà haut dans le ciel. Ses rayons éclatants frappent les parois rocheuses et font scintiller le schiste qui se retrouve enchâssé dans l’immense mur de granit. Le lac supérieur s’étend à nos pieds avec ses eaux calmes et bleues. Tout au loin, on peut apercevoir le lac Inférieur qui brille sous les rayons du soleil. Tout au bout de la vallée, la tour médiévale ronde typique de l’Irlande, le cimetière ancien et les bâtiments en ruines du site monastique disparaissent sous la forêt luxuriante qui brille du vert habituel d’Irlande. N’appelle-t-on pas ce pays “l’émeraude” ? Aujourd’hui, je trouve que c’est fort justifié. »

Malgré ce que je viens d’écrire, ne vous méprenez pas sur notre nature de trekkeurs invétérés. Nous adorons aussi la civilisation... et tout ce qu’elle nous procure.

« Repus de grand air et d’émotions vives, nous échangeons nos bottes pour nos souliers. Abandonnant nos sacs à dos et nos bâtons de marche dans l’auto, nous repartons à pied, main dans la main, vers le resto-bar du parc. Les yeux brillants de souvenirs inoubliables, nous commandons deux bonnes bières. Denis déguste une Guinness noire et amère. Quant à moi, je préfère le goût de la Guinness Bitter, vendue au Canada sous le nom de Kilkenny. Nous apprécions ce moment de détente, au milieu de la civilisation, avant d’affronter les routes d’Irlande, tortueuses et étroites, pour rejoindre notre terrain de camping. » 

Pour lire le texte complet, je vous donne rendez-vous sur le site web de wattpad.com. Vous y trouverez également d’autres récits sur Paris, l’Écosse, la marche en montagne et, également une nouvelle dans la catégorie « policier ». Amusez-vous ! Lisez !

www.wattpad.com/suziepelletier

Bonne lecture ! 

Suzie Pelletier
Merci dencourager lédition indépendante 

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