dimanche 18 juin 2017

Europe 2017 – Budapest – la forteresse (13 juin 2017)


Aujourd’hui, je me suis réveillée en me disant que nous avions déjà complété la première moitié de notre voyage. Je n’arrivais pas à préciser si j’étais heureuse qu’il nous reste encore sept longues journées pour visiter l’Europe centrale ou si je m’encourageais du retour prochain à la maison. Bref, fidèle à moi-même, j’ai choisi de mettre l’accent sur la présente journée et de me réjouir de toutes les surprises qu’elle nous apporterait.
En matière de transport, nous avons opté pour un forfait de trois jours avec les autobus hop on, hop off de la compagnie Budapest City Tour, facile à reconnaître par la girafe sur le devant de l’autobus. Il faut dire qu’il y a au moins trois différentes compagnies qui opèrent en ville et elles ont toutes des autobus rouge. Nous avons choisi la nôtre en fonction du tour de bateau inclus et des quatre autres circuits qui nous permettaient de parcourir la ville en tous sens.

Mais d’abord, il fallait marcher une quinzaine de minutes pour atteindre le point no 11 à un kilomètre de l’hôtel. Je retiens deux choses. D’abord il fait déjà chaud malgré l’heure matinale. Puis, la rue Thököly nous laisse aussi perplexes que les rues que nous avons visitées la veille. « C’est ça Budapest ? » est la phrase qui me trotte dans la tête. La rue est sale, les murs des maisons sont décrépis et gris de suie. Les annonces disparaissent sous la poussière. Il est impossible de mettre le pied par terre sans piler sur un mégot.
Ce n’est qu’en avançant vers le centre-ville que la situation s’améliore. C’est plus propre et les bâtisses sont mieux entretenues. Je reste fasciné par les sirènes de police et d’ambulance qui hurlent constamment. S’ajoutent les voitures qui remplissent les rues de sons de freins que l’on tend et de moteur que l’on rince. Je regarde le trafic avec désarroi. Trop de voitures, trop vite, trop proche les unes des autres. Mais, comment font-ils pour ne pas se tuer ? Les traverses de piétons sont en soi fort intimidantes. On vous laisse passer bien sûr, mais s’il y a un centimètre de libre entre le parechoc et votre talon, l’auto passe… même quand la lumière piétonne est au vert. Ça vous bouscule le cœur !
Le centre-ville est ceinturé et traversé par des artères routières à quatre voies où les coups de klaxon rivalisent avec l’ardeur des freins dans une atmosphère remplie d’effluve d’essence. Je suis désolée, mais je n’aime pas !
Heureusement, aujourd’hui, nous avons choisi de visiter la forteresse qui se trouve du côté ouest du Danube, dans l’ancienne Buba. L’autobus nous débarque au point numéro 16, nous laissant grimper lentement la côte qui mène jusqu’à l’entrée. Malgré la chaleur torride, nous apprécions le vent frais du fleuve.

Le fier lion
Nous visitons d’abord la partie sud de la forteresse avec son large palais royal qui abrite aujourd’hui la Galerie nationale de Hongrie et le musée d’histoire de Budapest. C’est à cet endroit que j’ai photographié le fier lion, déposé sur Facebook il y a quelques jours. Les bâtiments, construits d’abord au 13e siècle par le roi Béla IV, furent détruits lors de l’invasion turque (17e siècle) puis quand les Russes ont délogé les Allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Palais actuel a été reconstruit selon un modèle plutôt néo-classique, populaire au 20e siècle. On remarque que plusieurs bâtiments sont en réparation et qu’on s’apprête à en construire d’autres, là où on aperçoit quelques ruines. 
Il faut dire que ce n’est pas sous l’occupation russe que les travaux ont pu être réalisés. Il a fallu attendre la chute du bloc soviétique pour que le pays reprenne le contrôle sur son économie. Son entrée dans l’Union européenne en 2004 lui a permis d’accéder à de nouveaux fonds pour mettre en valeur son patrimoine. Ainsi, les travaux que nous voyons sur les sites historiques sont autant d’efforts des Hongrois pour reprendre le contrôle sur leur histoire et leur culture.
Église Saint-Matyas



Après un repos pour nous désaltérer avec une limonade, nous marchons dans le quartier des résidences des travailleurs du palais et des marchands. On y découvre l’église Saint-Matyas avec son toit de tuiles colorées et le bastion des pêcheurs, appelé ainsi parce qu’il était défendu par la guilde des pêcheurs. 

En marchant dans cette partie de la ville, je remarque aussitôt la propreté des lieux. Les couleurs pâles des murs des maisons, les rues sans ordures et l’absence de mégot sont remarquables. Même, nous avons dû interrompre notre marche pour laisser passer une zamboni miniature qui nettoyait le trottoir. Ce qu’on ne fait pas pour les touristes ! C’était très agréable de se promener dans les rues et les ruelles et de s’asseoir sur un banc de parc pour déguster une crème glacée. On se serait cru quelque part dans le vieux Québec.
Sauf pour les terribles sirènes qui hurlent dans la ville. Leur son est tellement fort qu’on les entend même sur les hauteurs où est construite la forteresse.
Le district du château comprend aussi une citadelle. Mais on l’a peu mise en valeur. D’ailleurs, lors de notre visite, elle était fermée. L’avantage était donc de se retrouver sur la colline Gellért pour prendre de magnifique photo de la ville.
De cette visite, j’ai retenu ma belle rencontre avec deux Italiens qui parlaient aussi français et anglais (il est commun de parler trois langues en Europe). L’homme avait déjà visité le Canada, surtout la région de Niagara Falls. Il promettait d’amener sa nouvelle compagne à Montréal dans un avenir rapproché. J’ai plutôt parlé de notre intention de visiter l’Italie bientôt. 
Faites le voyage avec moi, suivez mon blogue. 

Suzie Pelletier



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