lundi 12 juin 2017

Europe 2017 - Prague - le château (8 juin 2017)

Les journées se suivent, mais elles ne se ressemblent pas. La veille, pour revenir dans les environs de l’hôtel, nous avions choisi le tram. Pour voir un peu la ville plutôt que ses souterrains. Tout s’était admirablement bien passé, le tram 12 s’arrêtant exactement aux endroits indiqués sur la carte et nous déposant en face de la station de métro Andel. Au matin, nous décidons d’emprunter le même moyen pour nous rendre à proximité du château. Facile ! Il faut juste compter les stations et s’arrêter à la quatrième. Hum ! Pas tout à fait. Le tram 20 fait plus d’arrêts. Nous étions rendus au 3e arrêt quand j’ai remarqué les repères que j’avais identifiés pour le premier arrêt. Est-ce que je pouvais reconnaître rapidement les repères qui nous permettraient de débarquer à la bonne place dans une ville qui nous apparaît encore fort étrangère ? Pas certain du tout !
Soudain, la femme assise à côté de moi s’adresse à nous : « Vous êtes Canadiens ? Je crois ». Oups, nos accents nous trahissent. Iva a été élevé à Prague. Elle a vécu en Suisse durant plus de vingt ans avec son conjoint et le couple habite maintenant la France. Elle nous rassure. Elle nous aidera à trouver notre chemin. D’ailleurs, elle suggère plutôt d’entrer dans le Château par les jardins royaux, ce qui nous fera éviter la file d’attente à la barrière de sécurité de l’entrée principale qui s’allonge parfois sur une centaine de personnes.
Les jardins sont magnifiques. D’immenses arbres jettent leurs ombres sur les allées larges de terre battue. Je remarque depuis quelques jours que la définition de « jardin » varie de la nôtre. Il y a peu de fleurs ou de parterre. En fait, ce coin s’apparente plutôt à nos parcs, ces grands espaces verts. Des jardins, nous pouvons voir le château de Prague et la cathédrale de Saint-Guy.

C’est tout de même très beau et nous apprécions la fraîcheur, sachant que la chaleur de la journée allait nous rattraper à l’intérieur de l’enceinte de pierres.
Le Château a été fondé au 9e siècle par le prince Bořijov, en même temps que la tour de sa cathédrale, au sommet de la longue colline appelée Hradčany. Le village s’installe au 14e siècle pour loger les servants trop nombreux pour les loger tous au château. Aujourd’hui, on retrouve dans le secteur des bâtiments datant du baroque et de la renaissance. Alors que les Habsbourg transportent leur capitale vers Vienne, la vieille ville de Prague reste intacte sans les ravages de la guerre ou des changements forcés par le modernisme.

En voyant de plus près ce secteur, nous avons apprécié le choix d’entrer par les jardins royaux. En effet, la rue piétonnière qui mène vers le bas de la colline est constituée d’une centaine de marches en ciment que l’on descend par groupe d’une dizaine à la fois, tant la pente est abrupte. Si nous avions choisi d’arriver par l’entrée principale, nous aurions monté ces marches plutôt que de les descendre. Merci Iva !










Le château comprend plusieurs attractions, certaines payantes et d’autres libres. Il faut visiter la Katedrála svatého Vita (la cathédrale Saint-Guy), le vieux palais royal, la basilique Saint George, et d’autres bâtiments d’époque. Je me souviendrai surtout de Zlatá Ulička ou la ruelle de l’or. Pour se donner plus de protection, le roi du temps a choisi de construire un deuxième mur d’enceinte à quelque vingt mètres à l’extérieur de l’autre. Les artilleurs ayant la responsabilité de garder le mur ont demandé à ce que leurs résidences soient construites dans l’espace entre les deux murs d’enceinte. Plus tard, ces maisons ont été occupées par les artisans, surtout les orfèvres. On y note aussi que l’écrivain tchèque Franz Kafka y a écrit son célèbre roman, un médecin de campagne. À l’époque, il habitait le no 22. Ainsi, commerçant à l’extérieur des murs intérieurs du château, ils évitaient les taxes. Certaines sont munies de cellier ou de grenier, mais la plupart ne comprennent qu’une pièce ou deux fort contigües. 
Voici donc la petite maison bleue que j’ai placée sur mon Facebook il y a quelques jours…  
Voici son emplacement dans la ruelle d'or. Elle est très petite. Notre cabanon est plus grand ! 
Voici le reste de la ruelle, une photo prise un peu plus loin près de l'arbalète géante où j'ai mis du temps à écrire pendant que Denis se promenait d'une tour à l'autre ou dans un sous-sol quelconque... chacun son dada !
La visite du château nous a occupés pour une bonne partie de l'après-midi. Par la suite, malgré l’épuisement qu’apportaient deux journées de marche intenses, nous avons tournoyé autour du pont Charles parce que Denis voulait prendre des photos dans un angle particulier. Je suis restée patiente parce que, la veille, j’avais pris tout mon temps pour examiner le pont lui-même, de long en large, pour voir s’il ne pouvait pas devenir une scène dans une nouvelle que je suis en train d’écrire…
Une fois repus de visites et des heures de marche, nous avons choisi de passer au Tesco pour y acheter du pain, du fromage, quelques grignotines. Nous voulions nous préparer un festin dans notre chambre d’hôtel. Le moment de refermer nos valises afin de prendre le train le lendemain était arrivé.
Nous savions que nous aurions l’occasion de revenir pour une journée de visite lors de notre retour. Pour l’instant, Vienne nous attend !

Faites le voyage avec moi, suivez mon blogue. 
Suzie Pelletier



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