vendredi 16 juin 2017

Europe 2017 – un dimanche à Vienne (11 juin 2017)


Pour moi, le dimanche fait encore référence à « la » journée de repos de la semaine. C’est le temps de trainer à la table du déjeuner, de boire un dernier café sur le patio (quand c’est l’été bien sûr !). J’en profite pour rattraper la lecture échappée en semaine, terminer un ouvrage, pour discuter avec mon chum. Ces dernières années, depuis la retraite, le dimanche correspond aussi à l’écriture. Pourquoi pas ?
Alors, en ce dimanche 11 juin 2017, à Vienne, Denis vient de disparaître par une petite porte afin d’emprunter un escalier de 343 marches qui le mènera au sommet de la tour sud de la cathédrale Saint-Étienne. Quand il reviendra, ses yeux pétilleront et de magnifiques photos s’ajouteront à son imposante collection.
Entretemps, j’avais au moins 30 minutes à moi toute seule. Je me suis rendue rapidement à la terrasse tout près, sur Kärntner strasse et j’ai commandé une grosse bouteille d’eau plate et un thé glacé au citron. Malgré le sourire narquois qu’exprimaient les gens assis autour de moi, j’ai sorti mon attirail : des cartes, le livre touristique sur Vienne, mon cahier d’écriture, mon carnet de notes et mon cellulaire, parce qu’il y avait l’internet dans le resto. C’était le temps de me gâter, d’écrire ce qui me trottait dans la tête. Tiens ! Pourquoi ne pas répondre à plusieurs internautes qui m’ont demandé comment nous organisions nos journées au cours de ce voyage ? Bonne idée !
D’abord, nous avons choisi de vivre ce voyage comme des vacances. Nous voulions avoir le temps de bien vivre chaque activité, sans ressentir la pression d’aller plus vite, comme si on avait peur de manquer quelque chose. Pas de course ! La transformation de ce voyage en safari-photo nous oblige à marcher lentement en observant tout autour de nous. Ça me satisfait amplement. De plus, nous avons tous les deux soif de plein air, surtout avec le printemps maussade, gris et mouillé que nous venons de vivre. Les musées étaient donc exclus et nos choix de visites intérieures se font rares. Ainsi, nous restons calmes, zen même, ce qui nous aide à apprécier l’environnement. Comme aujourd’hui. Un orchestre joue du jazz tout près de moi. Le son du saxophone est sublime, ce qui m’émeut.
En général, en voyage, nous ne prenons que deux repas par jour : le déjeuner et le souper. Nous prenons le déjeuner à l’hôtel pour plus de commodité. Ce moment est fort important. Nous lisons les nouvelles du pays, via La Presse +, quand l’internet fonctionne, ce qui n’est pas le cas en ce moment à Vienne. Nous savourons deux cafés au moins en discutant de nos visites de la journée. Parfois, le déjeuner s’allonge un peu quand les discussions s’installent avec d’autres visiteurs. Les échanges sont toujours fort agréables et instructifs. Ça nous rappelle que nous faisons tous partie de l’Humanité, même si nos accents diffèrent.
Puis nous partons pour notre première destination, à pied, en bus ou en métro, selon les besoins. Une fois satisfaits de notre visite, nous nous rendons au point suivant, ainsi de suite. Parfois, au détour d’une rue, nous faisons une trouvaille. Comme aujourd’hui, alors que Denis a découvert la Peterskirche, une petite église où il valait la peine de pénétrer et qui n’était pas sur notre liste. Durant la journée, selon la température, nous faisons un ou deux arrêts. C’est le temps de la limonade, du jus, de la crème glacée et de l’eau glacée parfois pétillante. Lors de ces arrêts, nous révisons notre plan, faisons les changements qui s’imposent et nous relaxons.
Quand nos visites sont terminées, nous prenons le temps de choisir un restaurant qui nous offre des spécialités de la région visitée, pour le souper. Depuis notre arrivée en Europe, nous avons fait de belles découvertes culinaires. Denis se gave de goulasch, apparemment le plat national de la Tchéquie, de l’Autriche et, aussi, de la Hongrie. J’ai hâte de voir s’il pourra essayer une autre sorte en Slovaquie. Quant à moi, j’aime un menu un peu plus varié avec les poissons, les salades repas, la dinde, le poulet, le veau et autres.
Par la suite, nous retournons à l’hôtel et nous consacrons une heure ou deux à notre art. Denis fait le ménage de ses photos et les dépose sur Facebook. Moi, je révise mes billets et je les mets en ligne.
Comme vous pouvez le constater, depuis toutes ces années où nous voyageons ensemble, nous avons appris à organiser nos journées pour avoir le temps de visiter tout ce que nous voulons… sans courir. Au fil des ans, nous avons découvert que certains trucs nous convenaient bien. Par exemple, nous aimons les autobus touristiques à deux étages hop on, hop off. Ils proposent des circuits avec des points de repère aux lieux touristiques principaux. Pour les visiter, il suffit de débarquer à l’endroit prévu, faire la visite puis de prendre l’un des bus suivants pour continuer la visite guidée. Ces tours ont l’avantage de fournir des informations historiques durant la balade.
Aussi, avant de partir de chez nous, nous planifions nos voyages en dressant une liste des lieux que nous tenons à visiter et les autres que nous trouvons intéressants. Ça nous donne de la flexibilité pour réviser notre plan pour tenir compte des nouvelles informations ramassées en cours de route. Nous établissons nos critères à l’avance. Pour ce voyage-ci, par exemple, nous avons choisi le grand air plutôt que les musées. De plus, comme on parle de safari-photo, c’est Denis qui s’est occupé de la planification. Nous revenons satisfaits de nos voyages, c’est ça l’important.
Bien sûr, à moins de rester plusieurs semaines au même endroit, il est impossible de tout voir. C’est pour ça qu’on se prépare ! Pour choisir l’essentiel. 
L’une des choses difficiles à gérer en voyage demeure les impondérables : un retard causé par un incident sur la route nous fera changer de ville ; une avarie quelconque nous forcera à réduire nos attentes ; si l’un de nous tombe malade, ça nous forcera à ralentir. Bien sûr, il faut s’ajuster à ce que Dame Nature décide. Chaque fois, il faut reprendre son souffle et ajuster nos déplacements. La colère ne donne rien, il vaut mieux rester zen.
Nous sommes à mi-chemin dans notre voyage et je peux déjà dire que c’est un succès, peu importe ce que nous apporteront les prochains jours. Nous visitons des coins de la planète où nous ne reviendrons peut-être jamais. Nous tenons à en profiter.
Je reviendrai à la maison avec beaucoup de notes, tant dans ma tête que sur papier, qui se retrouveront tôt ou tard dans l’un ou l’autre de mes textes, un roman, une nouvelle, une novella…
Faites le voyage avec moi, suivez mon blogue. 

Suzie Pelletier



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