mercredi 18 septembre 2019

Habkern et son cor alpin


Dimanche 15 septembre 2019

Voyage « Lacs suisses et Rhin enchanteur » (texte no 9)

Aujourd’hui, nous quittons Interlaken pour nous rendre à Lucerne, notre dernière destination avant d’embarquer sur le bateau à Bâle. Nous bifurquons vers un petit village de montagne, dont le nom est Habkern. Il est situé à 1055 mètres d’altitude. C'est haut, ça, pour une communauté. À titre comparatif, c'est comme si on construisait un village sur le dessus du mont Albert en Gaspésie. Ça n'arriverait pas chez nous.

On ne peut atteindre Habkern que par une petite route en lacets où se croisent les autobus, les camions de livraisons, les autos et les vélos. Je suis si contente de ne pas conduire...

Est-ce que je vous ai dit qu’en Suisse, le vélo est roi ? Dans les villes, il y a d’immenses parcs de stationnement où l’on peut garer son vélo parmi quelques milliers d’autres. Parfois même, les racks sont de deux étages. Sur les routes, ils ont la priorité. C’est aussi le cas en Allemagne. 

Ces routes en lacets titillent mon sens du vertige, mais je le fais taire pour mieux profiter des paysages merveilleux que ces bouts de chemin nous font connaître.






Nous nous rendons à Habkern pour visiter une fabrique de cor alpin et une boutique de musique, la Bernatone Alphornbau, menée de mains de maître par Heinz et Marietta Tschiemer.






Si Heinz est absent ce jour-là, Marietta nous reçoit d'abord dans la boutique. En français, elle nous explique l’histoire du cor alpin, puis elle nous invite dans l’atelier pour nous parler du processus de fabrication de ces instruments de musique fort spéciaux.

Place à la démonstration

Je n’ai pas pris de photos à l’intérieur de l’atelier mais j’ai trouvé ce site web qui explique une méthode similaire à celle utilisé par nos hôtes. 


Puis, la visite terminée, j’ai pris quelques minutes pour prendre en photo ce petit village de 643 habitants. Les maisons typiquement suisses semblent juchées un peu partout dans la montagne. Remarquez le ciel bleu foncé et la netteté de l'air. Il faisait très beau, mais aussi, il faut compter sur l'altitude pour rendre les choses plus vivantes.




Ici, je me suis surprise à trouver un rue à sens unique. Vraiment ? Dans un bled minuscule ? La route est si étroite que les automobilistes doivent ralentir. J'ai même vu des vélos passer à la queue leu leu. Bizarre vous direz pour un si petit village !


Quand on voit l'auto s'éloigner, on ne peut pas faire autrement que se demander par quelle rue du village ces gens reviendrons. On observe un bout de temps pour analyser et bien comprendre. Puis c'est la surprise ! La rue va dans les deux sens ! Ce véhicule orange s'en vient vers nous !  Il faut donc attendre son tour ! Il sont patients ces Suisses !


Nous en apprenons des choses en une seule journée !

Dans mon prochain billet, je vais vous parler d’une visite impromptue à la suggestion de notre chauffeur, l’Aareschlucht ou les gorges de l’Aar, à Meiringen. 



Suzie Pelletier, écrivaine

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