jeudi 7 février 2013

Un roman, de l'écriture à l'édition


                                                               ☆ ☆ ☆ Écriture ☆ ☆ ☆

Un roman, de l'écriture à l'édition

Quand l’écrivain écrit une histoire, il passe d’abord des mois dans son monde de création, sa tête. Des milliers d'heures de plaisir à inventer des personnages et à leur faire vivre des aventures rocambolesques, inimaginables, bouleversantes, stressantes, joyeuses ou enivrantes. Sa seule limite est la frontière de son imaginaire. Veut-on un monde fantastique ? Une aventure toute en émotion ? Une quête quelconque ?  L’auteur a le choix et il a le contrôle. Il développe son histoire, un mot à la fois, une phrase, un paragraphe, un chapitre suivant l'autre. Il bâtit l’intrigue, attache les bouts de l’histoire à son goût. Il lit, écrit, relit, réécrit. Il vérifie, recherche l'information, édite, refait un bout d’histoire et vérifie à nouveau. Puis il recommence l’exercice dix fois, vingt fois, jusqu’à ce qu’il soit satisfait de son travail. 

Écrire un roman prend des mois, souvent des années. Un travail effectué seul avec sa plume, son iPad, son ordinateur, des dictionnaires, des heures de recherches. Un travail stimulant qui apporte une satisfaction incommensurable. La passion de l’aventure à son meilleur. Une charge d’adrénaline à chaque bout d’histoire. Un voyage intérieur qui change l’artiste. 

Puis un jour l’idée lui vient que, peut-être, d’autres personnes aimeraient lire son histoire. L’auteur sort de sa tête pour entrer dans un monde rationnel difficile à comprendre. La transition est brutale. Il faut travailler dur. Les attentes sont hautes et les résultats pauvres. L’artiste, si confiant dans son œuvre, vit une frustration grimpante au fur et à mesure que les maisons d’édition refusent de publier son œuvre. Il y a des réponses condescendantes « vous croyez vraiment que votre histoire pourrait nous intéresser ? » On entend l’employé, le nez en l’air se dire « non, mais pour qui elle se prend celle-là? » Puis il y a la belle lettre « merci, nous avons aimé, mais votre histoire ne fait pas partie de nos collections. »  Puis on fait revenir le texte papier pour réaliser que cette maison n’a même pas ouvert le manuscrit... « Aimer, vous dites ? »

Cette période de ma vie d’écrivain a duré 10 mois. Pénible. Difficile. Frustrant. Déchirant. D’autres ont cherché dix ans et attendent encore. Seule l’expérience de la vie m’a fait serrer les dents et foncer. Téméraire, j’ai refusé le diagnostic de ces maisons dont les critères étaient plutôt « Est-ce que quelqu’un vous connaît... » que la valeur de l’œuvre. Je comprenais leur besoin de vendre vite. Je savais aussi que mes talents d’auteur étaient en développement et que j’avais besoin d’aide pour terminer cet apprentissage à la course. Je n’étais pas prête pour l’autopublication (exemple mettre son roman sur amazone.com sans aucune édition) sachant que je pouvais pousser mon talent encore plus loin.  

Mais je n’allais pas lâcher prise. J’ai exploré les maisons d’édition indépendantes. Elles ne sont pas subventionnées par les gouvernements, alors il faut parfois participer à la mise de fonds. En contrepartie, les droits d’auteur sont entièrement protégés. Ces maisons offrent plutôt un contrat d’édition qui s’apparente à un partenariat ;  j’étais conquise. J’ai senti le respect de l’auteur et de son œuvre. J’ai trouvé un monde ouvert, compétent, où la passion du livre passe avant tout. Dans le kiosque de l’Alliance des éditeurs indépendants dans les salons du livre, l’énergie circule et la camaraderie s’accompagne de rire et de tapes dans le dos. Pas de compétition malsaine. Je suis à l’aise. Auteurs, lecteurs et éditeurs y sont au rendez-vous. Les rôles sont flous, indistincts. Tous ont le même langage... celui de la passion de l’écriture. 



☚ signature de contrat avec Éditions Véritas Québec

J’ai été chanceuse. J’ai rencontré Marie Brassard au Salon du livre de Sherbrooke, ce vendredi 12 octobre 2012. Un hasard. Je lui ai parlé de mon projet. J’ai senti l’intérêt pour l’œuvre. Elle a décidé de prendre le risque. J’ai décidé de plonger dans l’inconnu... Parce que je n’avais pas la moindre idée dans quoi je m’embarquais. Coach en écriture, elle a su guider mes pas. Mon roman a grandi, prenant son envol vers une autre sphère. D’une histoire bien ficelée, nous avons maintenant un roman enlevant, intriguant où se frottent philosophie et émotions pures. 



Aujourd’hui, le roman part pour l’imprimerie. Je flotte. J’ai les larmes aux yeux. De joie. J’ai mal au cœur. De sensibilité. J’ai peur. De l’inconnu. Comme toujours, je fonce tête baissée dans l’aventure. L’adrénaline circule dans mon corps.

Maintenant, c’est au tour des lecteurs de décider... Une autre aventure commence. Des rencontres enrichissantes, des Salons du livre. 

Pour plus d’information sur cette aventure ou sur les endroits où vous procurez le livre, visitez les sites web suivants :

Suzie Pelletier auteure  

Éditions Véritas Québec

Alliance québécoise des éditeurs indépendants 




Bonne lecture !

Plume / Suzie Pelletier

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