samedi 13 juillet 2013

Pyrénées et Barcelone 2013 - Kurutxamendi



Pyrénées et Barcelone 2013 - Kurutxamendi
Saint-Jean-Pied-de-Port - 13 juillet 2013


Ne me demandez pas de prononcer ce nom. Kurutxamendi est le nom du sommet que nous avons contourné... en français, la montagne de la croix. J’ai demandé trois fois à des Basques de me donner la prononciation, mais je n’y arrive pas. Eux s’amusent, bien sûr. 









Aujourd’hui, nous avons marché sur les traces des pèlerins qui, au Moyen-Âge, traversaient cette région par le col de Roncevaux pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle. Si je pouvais fermer les yeux en marchant, l’image du pèlerin avec son bourdon, sa besace, sa calebasse, sa pèlerine et son chapeau à large rebord, se formerait facilement dans ma tête ; il aurait aux pieds des sandales, ou il marcherait pieds nus. Aujourd’hui, la majorité des marcheurs chaussent des bottes de randonnées très solides, portent des bâtons en carbone et leur sac à dos est en nylon tout comme leurs vêtements.  

Les sentiers du temps étaient boueux, au sol inégal ; l’endroit était dangereux. Aujourd’hui, la randonnée se fait sur une route asphaltée qu’il faut partager avec des automobiles et des camions. Nous n’avons suivi cette route sur un seul kilomètre. Les pèlerins qui prennent ce chemin grimperont d’abord jusqu’au refuge d’Orisson, une grimpée sur 800 mètres de dénivellation ; certains y passeront la nuit ; d’autres fileront vers Roncevaux, une randonnée de plus de 27 kilomètres. 

Disons qu'il fait partir tôt le matin... 








La chaleur étant encore présente, nous avions choisi une randonnée plutôt courte. Cette fois, nous l'avons trouvé très bien balisée. D’ailleurs, nous avons vite compris que l’eau tombée au cours de l’orage nocturne, plutôt que de baisser la température, n’a fait qu’ajouter à l’humidité. En plus d’endurer la chaleur, nous avions l’impression de marcher dans une piscine. Mais nous n’étions pas pressés ; nous avons apprécié cette belle randonnée en sous-bois alors que, pour quelques instants, le bruit et l’odeur des voitures ont laissé toute la place à l’eau qui courait tout à côté et les oiseaux qui se chamaillaient dans les arbres au-dessus de nos têtes. 

Voici quelques photos prises au cours de la route.











Oui, le trou noir sur la photo... c'est le sentier !

















Un sentier plutôt boueux.... 



















Si le randonneur mesure plus de 6 pieds, il a la tête dans les feuilles ... ou le dos très courbé....


















Une belle image des piedmonts... les neiges éternelles, c'est un peu plus loin. 






Une leçon de français... 


Nous avons aussi fait le tour de quelques musées. Entre autres, j’ai retenu une chose très importante. Vous avez sûrement entendu l’expression « remède de bonne femme » ? Moi aussi cela me choque... Aujourd’hui, j’ai compris la méprise. Quelque part, par mégarde ou volontairement, on a substitué le mot « fame » (origine du mot fameux) pour « femme », changeant complètement le sens de l’expression. Vive les homophones ! Au médiéval, « un remède de bonne fame » voulait plutôt dire « un remède de bonne réputation ». Qui a eu l’idée de changer cette expression si jolie ? 


Sur ce, je vous souhaite une belle journée. 


Plume/Suzie Pelletier

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