jeudi 11 juillet 2013

Pyrénées et Barcelone 2013 - Pic D'Arradoy

                                                  * * Autres publications de la série * * *
Pyrénées et Barcelone 2103 - Pic de l’Arradoy
Saint-Jean-Pied-de-Port - 11 juillet 2013

Outch ! J’ai quelques muscles qui font mal... je ne savais pas qu’on avait des muscles sous les pieds. Mais la bière est bonne... Hic !

Vous aurez compris que nous avons rempli aujourd’hui un de nos souhaits de vacances, c’est-à-dire marcher dans les Pyrénées. Mais les choses ne se sont pas passées tout à fait comme nous l’avions prévu. Il a fallu composer avec des repères basques très différents des nôtres. 

Nous avions choisi de faire une balade de sept kilomètres en faisant le tour du pic d’Arradoy. 260 mètres de dénivellation. Une petite marche... Hum ! Vous vous rappelez que nous n’avons pas d’auto. Alors à quelle distance est le début de la piste ? Réponse basque : « C’est pas loin et ça se fait à pied. » Mais encore... combien de kilomètres ? Réponse basque : « À peu près deux. » Nous avons vite compris que deux kilomètres basques ressemblent beaucoup aux « 10 minutes de marche parisienne : c’est très long ! Alors nous avons marché deux kilomètres, puis deux autres. Un peu inquiets, nous nous sommes demandé à des locaux où était le sentier. Réponse basque : un point d’interrogation au milieu du visage. Mais il est censé y avoir un pont ? Réponse basque : “oui il y a bien un pont... quelque part par là.” 

Satisfaits que nous avions la bonne direction, nous avons poursuivi notre marche pour finalement atteindre l’indication du sentier. Hum ! On savait qu’il était dans le coin, mais rien n’indiquait vraiment le début. Nous avons donc suivi la direction pour le pic d’Arradoy, ne réalisant que plus tard qu’il aurait fallu tourner à droite et suivre la route indiquant “Les œufs d’Arradoy” un sentier qui traverse une ferme. Nous avions par mégarde emprunté le sentier prévu pour redescendre. Comment pouvions-nous savoir ?

Nous avons fait une autre erreur. Alors que, sous le soleil du midi, les Français font la sieste de 12 h à 14 h, nous grimpions la route vers le sommet, sous une chaleur torride, en plein soleil. Il faisait si chaud que je n’étais plus certaine si le soleil qui nous tapait dessus nous cuisait plus que l’asphalte que mangeaient nos bottes. Il faisait chaud ! 

Nous n’avons pas trouvé le sommet. Curieux vous direz pour deux grimpeurs expérimentés ? Pourtant, nous avions une carte et des instructions qui semblaient claires... avant notre départ. C’était beaucoup moins précis sur le terrain. Nous avons rencontré deux couples de Français aussi perdus que nous... bref, il fallait juste compter sur “l’effet basque” et prendre ça cool. Nous étions en montagne ; que demandez de plus ?


Pendant un grand bout de temps, nous avons marché de courbe en courbe, quelques centaines de mètres à la fois, espérant trouver le sommet. Pendant ce temps, je me suis sentie comme Nadine au pays de la Terre perdue, qui marche sans jamais atteindre son but ; la différence étant que mes pieds étaient bien appuyés sur l’asphalte et que nombreuses voitures nous forçaient à quitter le sentier pour leur laisser la place... Même au milieu de ces belles montagnes, nous n’étions pas seuls, la civilisation étant présente à chaque tournant, ainsi que les moutons. Voir le site suivant pour plus d'informations sur les aventures de Nadine :

http://suziepelletier.ca/le-pays-de-la-terre-perdue/tome-1---le-reveil/

Quand nous avons trouvé une plaque de terrain ombragé, nous avons décidé que c’était assez... Un repos de quelques minutes, plusieurs gorgée d’eau réchauffée, et nous avons repris le chemin du retour. 

J’ai aussi vite compris que les trois heures prévues allaient s’étirer quelque peu ; en fait, nous avons marché de 11 h à 17 h. Sauf pour quelques arrêts à l’ombre, nous avons progressé tout le temps. J’ai aussi vite compris que la crème solaire appliquée sur ma peau à 11 h ne suffirait pas. Au moment d’écrire ses lignes, je sens les brûlures sur la peau de mon visage de mes bras et de mes jambes... Heureusement, j’ai apporté mon Tylénol.

En soit, même avec ces avaries, nous avons fait une magnifique randonnée pédestre dans les Pyrénées basques, marchant environ 16 kilomètres sous un soleil intense. Nous n’avons peut-être pas trouvé le Pic, mais nous étions ensemble et prenions le temps d’admirer ce pays aussi intense que la chaleur qui le frappe. La vie est belle... même si mes pieds font mal... et la bière est bonne. Voici quelques photos prises le long de la route.










Plume/Suzie Pelletier

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire