mardi 11 février 2014

Le pic du Brûlé


Parc de la Gaspésie — Août 1998

Le 8 février dernier, j’ai déposé un texte sur mon site wattpad.com. Il s’agit d’un récit de voyage écrit en 2003, à partir de notes personnelles prises lors d’une expédition dans le parc de la Gaspésie en 1998. Ce jour-là, nous cherchions plutôt à observer les magnifiques paysages du parc et, si on nous le permettait, à rencontrer des orignaux. 

Le tracé du pic du Brûlé nous fait parcourir 13,4 km en forêt, au bord du lac Gouache et sur les crêtes des Chic-Chocs. Le récit de cette randonnée comptant plus de 2600 mots, je ne peux le déposer sur mon blogue. Ainsi, je vous laisse quelques bribes pour vous présenter ce récit de voyage. Vous trouverez le texte complet à l’adresse web suivante : 

D’abord, j'ai été tout simplement émerveillée par la beauté du parc de la Gaspésie :

La première partie du sentier se colle à l’une de ces routes coupe-feu qui servent à la protection du parc de la Gaspésie. Bien aménagée, la piste nous permet de marcher côte à côte, sur un tapis herbeux… du gazon presque. La randonnée est facile et agréable. Malgré l’excitation qui marque toujours nos pas en début d’aventure, nous profitons du moment pour écouter la nature se réveiller sous le soleil ardent. Un petit rongeur, une musaraigne probablement, fait bouger les hautes herbes en bordure de la forêt; un écureuil gris court sur une branche; un pinson chante au-dessus de notre tête. Le bruit strident d’une cigale étouffe momentanément le son d’un ruisseau qui coule tout à côté. Au fond de la forêt, un pic-bois travaille avec acharnement. C’est tellement agréable… on se croirait au paradis…


Puis, ce fut l’apparition tant attendue d’un grand cervidés en bordure du lac Gouache :  

Bientôt, notre attente silencieuse porte ses fruits; nous voyons apparaître un orignal de l’autre côté du lac, dans une zone plutôt loin du sentier. Qui pourrait blâmer ce mâle au panache immense de rester en retrait ? Ce n’est pas grave. Aguerris aux caprices de la nature, nous restons immobiles. Un large sourire s’étire sur notre visage et nos yeux émerveillés marquent notre bonheur. Plus tard, au camp, au souvenir de la rencontre, nous laisserons s’échapper nos cris de joie. Pour le moment, équipés de jumelles, nous observons minutieusement tous les mouvements gracieux de ce bel animal; utilisant son appareil photo avec zoom, Denis croque quelques témoins de l’expérience alors que mon cerveau note tous les détails de la scène que je reproduirai plus tard en mots et en dessins. Majestueux ! Quelle beauté !

Bien sûr, il y a eu notre arrivée le pic du Brûlé. Quand j’ai relu le texte de notre visite de 1998, j’ai été ébahie par la différence avec notre expédition vers ce lieu 14 ans plus tard. Voir la publication blogue de juillet 2012. En fait, ce que j’avais imaginé en 1998, concernant le retour de la végétation, s’exprimait sur mes photos en 2012. J'avais vu juste.

 Plus nous montons dans la montagne, plus le sentier devient rocailleux et la végétation reste éparse. Finalement, nous déposons nos pieds sur le pic du Brûlé alors que le vent taquin tente de s’emparer de nos chapeaux. Le coin porte bien son nom. Le roc s’élance au bout d’une montagne et permet une vue exceptionnelle sur la vallée qui s’étire au pied du massif des Chic-Chocs. Le terrain autour de nous est dénudé, le résultat d’un incendie qui a ravagé la forêt environnante, il y a quelques années. Bien sûr, la forêt reprendra un jour sa place; dix ans peut-être… Ici et là, on voit déjà poindre quelques pousses qui pour survivre, devront s’accrocher en dépit des rigueurs du climat de montagne. À 790 mètres d’altitude, on pourrait normalement s’attendre à une forêt composée d’un mélange de feuillus et de conifères; mais les crêtes du massif des Chic-Chocs sont constamment fouettées par les vents violents en provenance du fleuve à l’Ouest ou directement du nord. Ainsi, je m’attends plutôt à ce qu’une forêt subarctique, des conifères rabougris et des plantes fragiles, s’y installe. 

Bien sûr, quand j'ai abordé le sentier lui passe sur le dessus des crêtes, il y a eu ce vertige...

Le sentier très accidenté et rocailleux longe la falaise d’un peu trop près à mon goût. Mon cœur se serre quand je vois, à mes pieds, la plongée dans le vide de plusieurs centaines de mètres… le vertige crispe mes muscles et rend ma démarche saccadée. La difficulté est augmentée par le grand vent qui me fait perdre l’équilibre régulièrement. Je persiste… car l’effort en vaut la chandelle. Nous profitons de tous les belvédères et des nombreux points de vue, installés le long du sentier, pour admirer le fleuve à l’horizon ainsi que les montagnes environnantes. Le soleil fait briller cette nature d’une lumière féérique, ajoutant des cristaux d’émeraude à la forêt et des perles d’un bleu cristallin à la mer. Je ne trouverai jamais les couleurs qui me permettraient de rendre justice à cette nature enchantée… 

Si ces quelques lignes vous intriguent suffisamment pour vous inciter à lire le texte complet, vous pouvez le trouver à l’adresse web suivante : 



Il est aussi possible de lire d’autres textes de voyage sur ma page wattpad.com : 

http://wattpad.com/suziepelletier

Merci de suivre mes péripéties dans le monde merveilleux de l’écriture. 


Plume/Suzie Pelletier

1 commentaire:

  1. Merci de nous partager ces moments magiques de quiétudes. Ça fait du bien de me poser avec toi dans le tourbillon du quotidien! ;-)

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