lundi 3 février 2020

Bridgetown, Barbade

  
Croisière dans les Caraïbes de l’Est — billet no 9 (1er février 2020)

En embarquant sur le bateau, nous avons fait le choix de rester déconnectés la plupart du temps. Bien sûr, nous avons réussi à trouver de l’internet dans tous les ports pour télécharger nos messages et répondre à quelques questions venant du Québec. Parfois, il n'était pas assez fort pour que je puisse télécharger mes billets. Autrement, ces arrêts ne nous permettaient pas de voir ce qui se passe au pays. Et sur le bateau, me demandez-vous ? Ben, Je n'ai vu que des chaînes américaines. Fox News... Ça se passe de commentaires.

Hier, le 31 janvier, les nouvelles internationales nous ont rattrapés. À notre arrivée au Garden and Café pour y déjeuner, nous avons remarqué que nous ne pouvions plus nous servir nous-mêmes au buffet. Sur le coup, nous avons cru que l’équipage voulait réduire le gaspillage. Il y avait également plus de personnel sur le plancher pour maintenir la rapidité des services. Les agents sont devenus plus insistants encore pour qu’on s’asperge les mains d’un liquide anti bactérien à tout bout de champ. 

Nous avons compris vers 11 h quand le commandant nous a informés que cette façon de faire est maintenant imposée à bord de tous les navires de la Norwegian Cruise Company. Un bateau d’une autre compagnie, avec 6000 passagers à bord, a été confiné à bord, dans un port en Italie en raison de la présence de deux personnes malades, possiblement avec le coronavirus. Ne vous en faites pas, il n’y a personne à bord de notre navire qui est atteint, mais les précautions s’imposent. Pour nous rappeler que notre univers planétaire est de plus en plus étroit.

La Barbade est un état des Caraïbes qui soutient la monarchie constitutionnelle et fait partie du Commonwealth. Elle est située à la frontière de l’Atlantique. Son climat est tropical, mais le vent venant de l’océan lui garde une température plus agréable. Grande de 431 km2, elle abrite plus de 292 000 habitants. Curieusement, l’île n’est pas d’origine volcanique, mais plutôt d’origine corallienne. Son nom lui a été donné par l’explorateur Pedro A. Campos en 1536, en raison des longues racines aériennes de certains ficus. Il utilisa le nom « Os Barbudos » qui veut dire « Les barbus » en portugais. Depuis, le nom a été modifié. Il y a beaucoup de descendants d’esclaves sur le territoire. 

Nous sommes arrivés ce matin, à 8 h, au port de Bridgetown à la Barbade. Il mouille dans la baie de Carlisle et nous devons marcher un peu plus de deux kilomètres pour nous rendre au centre-ville. J’avais hâte de voir ce pays dont la langue officielle est l’anglais. La ville de 110 000 habitants est la capitale de la Barbade. Comme beaucoup de villes des Caraïbes, elle a aménagé quelques rues touristiques, mais les artères suivantes n’ont pas de mine. Les maisons au toit de tôle nous paraissent délabrées. Par contre, je mets en garde les gens face aux jugements rapides. La vie dans les Caraïbes ne se dévoile pas de la même manière que chez nous. J’ai vu des gens en forme, propres, aux vêtements colorés presque neufs. Ils ont l’air heureux. Sont-ils vraiment pauvres dans le sens qu’on l’entend chez nous ? 

Le port permet à près d’une dizaine de bateaux de croisières d’accoster et de lâcher sur la ville plusieurs milliers de vacanciers chacun, en même temps. Aujourd’hui, j’en ai vu cinq, incluant un voilier à cinq mats. Déjà, les trottoirs de la cité sont bondés. J’imagine que, lorsqu’il y a plus de bateaux, on doit se sentir à New York, à Times Square, à l’heure de pointe, en été. 

Voici quelques photos prises aujourd’hui : 

Board walk le long de la baie



Les bateaux d'esclaves arrivaient ici



L’île m’intrigue suffisamment pour que je la mette en haut de la liste des places à visiter dans les prochaines années. 

Bon voyage !

Suzie Pelletier, écrivaine


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