samedi 1 février 2020

Castries, Sainte-Lucie


Croisière dans les Caraïbes de l’Est — billet no 8 (31 janvier 2020)

Quand je me suis réveillée, ce matin, le soleil était déjà levé. Nous vivons à bâbord et le navire vogue légèrement vers le nord. Nous n’aurions donc pas vu son réveil. Le roulis du navire m’a fait dormir comme un bébé. 

Dès notre départ hier après-midi, certains ont mis un timbre derrière l’oreille, d’autres ont avalé la petite pilule gratuite qu’un membre de l’équipage nous remet quand le visage des passagers devient vert. Je trouve ça un peu rigolo. Pour moi, même si on voit des moutons blancs partout sur l’océan, la mer est tranquille. J’ai déjà subi bien pire…

Par contre, cette fois, le mouvement du bateau est suffisamment fort pour que Denis, mon conjoint, le sente aussi. Moi, j’adore. J’ai toujours dit que j’étais née pour vivre sur la mer. 


Sainte-Lucie fait partie des îles du Vent. Il s’agit du seul état au monde à porter le nom d’une femme. D’abord habitée par les autochtones arawaks, puis les Kalinagos, l’île est découverte par les Espagnols au début du XVIe siècle, sa première colonie véritable était française. Puis la France et le Royaume-Uni se la disputent durant plusieurs décennies. Puis, elle devient anglaise en 1814. Il y a plus de 165 000 habitants sur l’île. L’état est monarchie constitutionnelle au sein du Commonwealth, comme le Canada.

Castries est la capitale de Sainte-Lucie. Elle est sise dans une zone inondable et ses maisons ont été construites sur des terres asséchées. En 1650, une quarantaine de Français ont érigé un premier fort que les Anglais appellent encore « auprès du petit Cul-de-sac et de la rivière du Carénage ». En 1785, ce village de Carénage a été renommé Castries. Il y a 70 000 habitants à Castries.

Aujourd’hui, le bleu du ciel est plus pâle. On voit à l’horizon que l’atmosphère est lourde. Nous ressentons plus vivement l’humidité dans nos os. Le climat des îles du Vent, les plus à l’est des Caraïbes, est plus tropical. Heureusement, ces îles sont balayées par le vent de l’Atlantique. Peut-être aussi que les cinq derniers jours marqués par le beau temps nous préparent un peu de grain de pluie dans notre futur rapproché. D’ailleurs, nous étions presque arrivés quand nous avons vu l’île qui se camouflait dans une brume d’humidité. Pourtant, vu ses montagnes, nous aurions dû l’apercevoir de très loin.


Le bateau n’accoste qu’à 13 h 30 à Pointe Séraphine, 30 minutes plus tard que prévu. Le vent fort de l’est qui a soufflé toute la nuit a empêché notre hôtel flottant de faire bonne route. Nous repartirons de Sainte-Lucie vers la Barbade à 20 h. Ça nous donnera suffisamment de temps pour explorer les abords du port et marché jusqu’au centre-ville qui se situe à une vingtaine de minutes à pieds. 

La route n’est pas très belle et, une fois rendue sur l’artère principale, il n’y a plus de trottoir. Ça ne m’étonne pas qu’on nous incite à prendre des taxis pour nous rendre au marché local. D’ailleurs, parlant des chauffeurs de taxi, ils sont très insistants. Certains sont plutôt agressifs quand on leur dit non. Je n’ai pas aimé cette facette de Sainte-Lucie. Il faudra que je fasse une recherche supplémentaire avant de l’ajouter aux îles que l’on veut visiter. Voici quelques photos prises le long de notre balade :






Le clou de la journée… une bière locale trouvée à moins de 300 mètres de la rampe du bateau.



Voici notre havre de paix sur le bateau. Au 18e étage... Pas de musique, pas de gars souls, pas d'enfants. Juste du monde qui s'installe avec un livre pour relaxer et admirer la mer...




Bon voyage !

Suzie Pelletier, écrivaine

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