samedi 2 janvier 2021

Le virus maudit !

 Je sais ! Ça fait un boutte que je n’ai pas écrit sur mon blogue. Je pourrais vous donner toutes sortes d’excuses : manque de temps, absence d’idée, essoufflement, écœurantite aigüe… 


En fait, le nom officiel du coupable est SARS-coV-2 (severe acute respiratory syndrome coronavirus 2). En français, on l’appelle le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère ou SRAS-coV-2. Si quelqu’un l’attrape, on dira qu’il a la COVID-19, la maladie provoquée par le virus. Avec raison, on en a peur. Puis, il dérange nos vies. Un microbe malfaisant qui rend malade. Les gens atteints peuvent garder des séquelles importantes qui vont empoisonner le reste de leur existence. Pire encore, il tue.


Pourtant, l’année 2020 a commencé comme d’habitude. Dans mon horaire, les heures de gestion de la maison d’édition entraient en conflit avec mon besoin d’écrire. Mes présences de Salons du livre s’ajoutaient à ce boulot, tout comme mes conférences. 



Puis, en mars, on a détecté le premier Québécois avec la Covid-19. En quelques jours, mon monde s’est arrêté. Les événements prévus à mon calendrier ont été annulés. Je ne pouvais pas plus voir mes lecteurs. Pire, je devais me tenir à deux mètres de mes petits-enfants. Dès juin, j’ai acheté des masques. Me rendre à l’épicerie est devenue une expédition que je devais planifier dans le détail. Ma spontanéité est disparue de mes contacts sociaux, sous peine de tomber sérieusement malade. Une simple marche dans la rue demande encore un effort de tous les instants pour « guetter » les voisins qui entrent trop facilement dans ma bulle élargie à deux mètres de rayon.  


D’accord. Tout ça m’a ramenée à mes cours de microbiologie en 1975. À l’époque, nous conceptualisions la fin du monde comme le résultat d’une guerre nucléaire internationale. Les Russes nous faisaient peur. Notre confiance aux Américains, l’autre puissance atomique, était à peine plus élevée. Nos grands-parents parlaient encore de Nagasaki et Hiroshima. 


Or, notre professeur nous rappelait à l’ordre : « Ce qui mettra fin à l’humanité, ce sera un vulgaire virus ! Ce n’est qu’une question de temps ! » Du haut de nos vingt ans inconscients, sourire en coin, nous le croyions difficilement. Il nous répétait : « Plus il y aura de monde sur la planète, plus un microbe hautement contagieux fera du ravage. » Il relevait ses sourcils en broussailles au-dessus de la bordure de ses lunettes, claquait la langue et tournait sa tête de gauche à droite et vice-versa. Puis il ajoutait sérieusement : « Espérons qu’il ne tuera pas trop de gens ». Comme la grippe espagnole, se disait-on. 


Ça aura pris 45 ans pour que je voie se dérouler en direct le modèle de propagation que mes camarades et moi avions développé à l’université. En pire. En 2020, le SARS-coV-2 voyage plus vite que ce que nous avions prévu en 1975. Il utilise fort efficacement les trains bondés, les bateaux populeux et les avions où l’on s’entasse. Ces moyens de transport sont plus nombreux et, surtout, beaucoup plus gros qu’en 1975. Ça dépasse largement ce que notre modèle de contagion proposait à l’époque. Le coronavirus aime la boisson, la musique forte, le karaoké, la danse et les fêtes familiales quand les rideaux sont fermés. En 1975, nous avions prévu que le microbe prendrait une année au moins pour affecter tous les continents. En 2020, il n’aura fallu que trois mois après l’apparition de la maladie pour qu’on la déclare pandémique. En vérité, ce coronavirus vicieux profite aussi de l’insouciance des covidiots et des covidosceptiques (un ajout dans notre vocabulaire en 2020) pour voyager encore plus vite. 


Cet organisme infiniment petit, incapable de se reproduire par lui-même, est invisible. Pourtant, il a mis à genou toutes les puissances économiques de la planète… et les autres. Il est devenu l’ennemi commun qui éteint les chicanes. Le principe « tous ensemble » prend soudain un sens nouveau. La collaboration scientifique pour sauver l’humanité remplace la pernicieuse idée qu’apporte la compétition financière. 


À ce jour, il a tué plusieurs millions de personnes à travers le monde, a dépassé 15 000 morts au Canada, et 8 000 décès au Québec. Il frappe dur et fait mal. 



Bien sûr, en 2020, le SARS-coV-2 a marqué toutes mes heures conscientes. Parfois, il transformait mes rêves en cauchemars. Ainsi, sauf pour quelques billets publiés lors de notre dernière croisière (dans les Caraïbes), avant que la pandémie soit déclarée, je n’ai pas rédigé de texte pour mon blogue. Tout simplement, je n’avais pas envie d’écrire sur lui. 




Puis, on s’habitue à tout. On transforme sa vie. On s’adapte. Au lieu de dire « Viens-tu prendre l’apéro ? », on lance « est-ce que je t’envoie une invitation Zoom ? ». Ça dérange, mais on fait avec… 


Qu’est-ce que je fais quand quelque chose me dérange ? J’écris ! Heureusement, mon métier exige l’isolement et le télétravail !


L’annulation des Salons du livre, des voyages et des rencontres avec la famille et les amis a fait de la place pour que j’exerce ma créativité préférée. Je me suis retrouvée avec beaucoup de temps pour écrire. J’en ai profité. Mon horaire s’est aussitôt installé. Au moins quatre heures par jour, six fois par semaine, je plonge dans la rédaction, la correction, la revue de texte, le peaufinage de phrases. 


Pour me sortir de l’environnement pourri par le coronavirus malfaisant, je me suis laissé envelopper par mes univers associés à mes romans. Bien sûr, je parlerai de la pandémie, mais pas maintenant. Elle sera présente dans le suspense « Péril au Honduras » (qui en est à ses balbutiements). Mais en 2020, le SARS-coV-2 n’avait pas de place. Je me suis trempée dans les voyages de Noémie et Maxime dont les péripéties se déroulent encore en 2018, celui de mes pirates du Web, dont le prochain livre « Meurtres en Cascade » se passe avant 2020. Puis, je suis retournée dans cet univers magnifique d’un temps autre que me procure le Pays de la Terre perdue. J’ai conçu et travaillé plusieurs romans illustrés d’une nouvelle collection « Les aventures de Lou » qui s’adresse aux enfants de 7 ans et plus. 


Pour un minimum de quatre heures par jour, je me suis trempée dans le bonheur total ! En résultat, j’ai avancé tous mes projets. En 2021, j’ai prévu publier quatre livres. 


La fin de l’année 2020 s’est achevée avec la bonne nouvelle : les vaccins arrivent. Par contre, en ce début d’année 2021, on se rend compte que le plan de vaccination ne se déroule pas aussi vite qu’on l’espérait. Nous serons donc confinés encore un boutte… 


Ce n’est pas grave… Je travaille sur d’autres livres… et je prépare quelques surprises en vidéo… Je vous en parlerai sur ce blogue tout au long de l’année 2021. Je suis contente d’être de retour après de long mois de silence.  


Entretemps, visitez mon site Web pour en savoir plus. 


www.editionsdudefi.com



Bonne Année 2021 ! 


Suzie Pelletier, écrivaine

suziepelletier54@gmail.com

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