vendredi 26 août 2016

Voyage -Irlande - Glendalough



Voyage au cœur de l’histoire d’Irlande.

J’adore les romans qui me permettent de saisis l’essence d’un peuple, surtout ceux que je ne connais pas. Edward Rutherford fait partie de ce groupe d’écrivains qui réussissent à me captiver par leur sens du drame et leur style d’écriture. Je reconnais aussi le travail incroyable de cet auteur pour rechercher les informations nécessaires pour rendre le récit d’une grande précision. Dans son roman « The Princes of Ireland », Rutherfurd nous présente toute l’histoire d’Irlande par le biais de quelques familles établies en Irlande depuis le début de son existence, avant même que l’on parle de l’Eire et de l’Erin. 

Je voulais visiter l’Irlande depuis un peu plus d’une dizaine d’années quand nous (mon conjoint et moi) y avons finalement mis les pieds, en 2004. C’était également l’occasion de composer un récit de voyage sur Glendalough que j’ai déposé sur ma page Wattpad.com. 

Deux Québécois en vadrouille en Irlande/Glendalough la vallée aux deux lacs

Parmi les textes de Rutherford, voici ce qui nous a amenés à placer Glendalough sur notre liste d’endroit à visiter absolument.



« La brume du matin traînait encore au fond de la vallée et les côtés boisés de la dépression qui s’élèvent abruptement de l’eau semblaient flotter sur des nuages. Les deux petits lacs demeuraient invisibles sous la brume, mais, la tête des arbres autour d’eux, mouillée par la rosée, émergeaient dans l’air du matin. (…)
Bien assis sur la vallée herbeuse, entre les deux rivières qui se joignent l’une à l’autre au-dessus du lac inférieur, les terrains du monastère ressemblaient à une île enchantée ». (Traduction libérale)

 Le mot Glendalough signifie la « Vallée des deux lacs » et se prononce « Glendaloc ». Le territoire est situé au cœur de la chaîne de montagnes Wicklow, au sud-est de l’Irlande et à 48 kilomètres de Dublin. Tout comme la chaîne des Mcgerrigles au cœur de la Gaspésie au Québec, les montagnes Wicklow appartenaient autrefois aux Appalaches. En amoureux des montagnes de la Gaspésie, cette constatation nous présentait une raison supplémentaire pour chausser nos bottes.

Bien sûr, l’histoire d’Irlande étant étroitement imbriquée dans le développement de l’Église catholique, Glendalough tire son existence de la vie Saint Kevin. 
« Saint Kevin vivait dans une cabane construite sur un rocher qui surplombait le lac supérieur tout juste à côté d’un ruisseau de montagne. Il y passait toutes ses périodes de réclusion. Ce refuge entièrement fabriqué de pierre ressemblait aux maisons que nous avions observées quelques jours plus tôt dans les villages néolithiques. Les anciens appelaient ces habitations des beehives (nid d’abeille) en raison de leur forme particulière. Ronde comme un igloo, elles mesuraient 3,5 m de diamètre et ses murs avaient un mètre d’épaisseur. Par contre, selon les dires, celle de saint Kevin était plus rudimentaire.

L’ermite se plaisait dans l’observation de la flore et de la faune et il s’excluait constamment de la vie en société. Agoraphobe de nature, il attirait bien malgré lui un grand nombre de disciples. Même si ces derniers reconnaissaient le besoin de solitude du reclus, ils tenaient tout de même à s’installer près de lui. Peut-être cherchaient-ils à se nourrir de l’état de grâce du saint homme. Ainsi, les adeptes des principes de saint Kevin ont construit des chapelles, des églises ainsi qu’un hameau en bas du lac inférieur, à quelques kilomètres du havre de l’ermite ; lui se situait plutôt en bordure du lac supérieur. Des milliers de moines venus de tous les coins de l’Irlande ainsi que de pays étrangers comme l’Italie, l’Espagne, la France et l’Angleterre, venaient se ressourcer au bourg. »


Lors de ces visites, je m’imprègne complètement de l’atmosphère qu’a laissée l’empreinte humaine sur ce territoire. Voici deux extraits :


« Je me suis sentie désarmée en marchant sur le sol de l’ancienne église où l’on peut apercevoir les pierres tombales intégrées à même le sol. Ne les a-t-on pas piétinées pendant des siècles et des siècles ? Des millions de visiteurs, de voyageurs et, même, d’ennemis y ont marché. Ces sépultures, ainsi que plusieurs stèles disposées dans le cimetière, sont tellement vieilles qu’on ne peut plus y lire les inscriptions, ces personnes ou ces familles restant oubliées dans le temps. On ne peut qu’être triste face à cette constatation. »
 « Puis, comme des moines en quête de solitude, nous avons flâné près de la rivière Poulanass qui coulait ce jour-là à grand flot. Perdus dans notre contemplation de la nature plutôt mouillée, nous accomplissions des gestes identiques à ceux des disciples de saint Kevin il y a plus de 1000 ans. Chassaient-ils les moustiques voraces du revers de la main comme nous avec la même rage ? Se contentaient-ils de les laisser virevolter autour d’eux entre deux averses ? »
 
Bien sûr, ce récit de voyage comprend plus que ces quelques paragraphes. Je vous invite donc à lire le texte complet que j’ai déposé, il a quelques semaines, sur mon site Wattpad. com:





Bonne lecture ! 



Suzie Pelletier
Merci d'encourager l'édition indépendante

mercredi 17 août 2016

Mise à jour - Marie-Lyne Trépanier - Romans historiques


Bonjour à tous !

Je viens de terminer la mise à jour d’une publication antérieure sur l’auteure Marie-Lyne Trépanier dont les écrits sont publiés chez les éditions de la paix. Le billet inclut maintenant les informations et des commentaires concernant son dernier roman Entente à l'anglaise

S’y trouvent également des informations sur l’auteure, et sur ses écrits : 

Fille de roi, fille du roi  (2013)    roman historique
Entente à l'anglaise    (2016)     roman historique


 Mon petit doigt me dit que je devrai modifier cet article à nouveau bientôt...

Pour faire un retour les écrits de cette auteure, vous pouvez consulter la publication modifiée à l’adresse suivante :



Merci et bonne lecture !



Suzie Pelletier










jeudi 11 août 2016

Voyage 2016 - La région de Charlevoix

                                              Autres textes sur les voyages au Québec


À l’occasion de la retraite de Denis, ses compagnons de travail avaient choisi, pour lui faire plaisir et souligner son départ, de lui offrir un forfait vacances à Cap-à-l’Aigle. Ceci a permis cette petite escapade estivale de quelques jours dans une région que nous aimons tous les deux. Nous logions à l’auberge des peupliers sur la rue Saint-Raphaël de Cap-à-l’Aigle.


Un magnifique séjour en bordure de l’astroblème de Charlevoix. D’ailleurs, la table d’hôte fait sa renommée.

L’astroblème de Charlevoix 

Il y a 400 millions d’années, un météorite est tombé sur la terre, au cœur de ce que nous connaissons aujourd’hui comme le Québec. Aujourd’hui, il ne reste que des vestiges du cratère original, de là le nom « Astroproblème » qu’on lui donne puisqu’il a subi des millions d’années d’érosion et de mouvements de la croûte terrestre. Il s’agit du troisième plus grand site du genre au Canada, après celui de Sudbury en Ontario et de la Manicouagan au Québec. Le phénomène est bordé au sud par la rivière Saint-Paul et au nord par la rivière Malbaie. Le diamètre de l’ancien cratère est de 54 kilomètres. 60 % du phénomène se trouve sur la rive alors que 40 % se trouve sous l’eau du fleuve. On évalue que le météorite rocheux aurait mesuré environ 2 km en son diamètre.

On peut en savoir plus sur cet ancien cratère sur les sites suivants :

1) Wikipédia :

           https://fr.wikipedia.org/wiki/Astroblème_de_Charlevoix

2) Centre d’interprétation de Saint-Irénée

          http://www.astroblemecharlevoix.org/#!accueil/mainPage


Un milieu de montagnes 

Dès que l’on poursuit notre route au-delà de la Côte-de-Beaupré, on se rend compte que la route a été construite sur un territoire montagneux où les sommets trônent entre 700 et 900 mètres d’altitude. D’ailleurs, on n’a utilisé aucun stratagème pour en réduire l’effet « montagnes russes » entre le sommet des montagnes et le niveau de la mer. Les montées longues se terminent quelque part entre deux sommets imposants et les descentes sont difficiles. Rien d’étonnant à ce que les guides touristiques indiquent que le véhicule utilisé doit être en bon état... surtout les freins.

Afin de nous rendre à Cap-à-l’Aigle, notre destination, nous avons choisi de suivre la route 138. Parce que nous voulions mieux voir le fleuve et les villages riverains, nous avons choisi de revenir par la route 362, qui nous fait traverser le cratère de Charlevoix, entre La Malbaie et Baie-Saint-Paul, en longeant le fleuve. Dans la région, les habitations sont bâties sur les caps comme dans les creux sablonneux. Les pentes abruptes dépassent régulièrement les 10 % d’inclinaison. D’ailleurs, on a installé sur le dessus des montagnes des endroits pour permettre aux conducteurs de véhicules lourds de vérifier les freins avant de descendre vers le creux des vallées; une obligation qui sauve des vies.

La pente la plus imposante demeure celle qui descend vers Saint-Joseph-de-la-Rive, là où l’on prend le traversier pour se rendre à l’île aux Coudes. 18 % ! WOW ! De plus, comme c’est souvent le cas en montagne, la descente se termine dans une courbe à 90 °.


Saint-Irénée (11 juillet 2016) 

Situé à l’embouchure de la rivière Jean-Noël, à une douzaine de kilomètres à l’ouest du secteur Pointe-au-Pic de La Malbaie, le village de Saint-Irénée nous présente l’une des rares plages de la région. On ne s’y baigne pas, car l’eau du fleuve reste trop froide même au cœur de l’été. Par contre, à marée basse, les visiteurs se dégourdissent les jambes sur cette bande de terre sablonneuse entre deux bouts de chemin fort chaotiques. Si la route pour s’y rendre est fort accidentée, y compris un détour en U qui contourne un ravin profond, l’arrêt en bordure du fleuve pour déambuler sur le sable nous revigore.

Vous pouvez trouver plus d’information sur Saint-Irénée sur Wikipédia.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Irénée

La journée était humide et le soleil se cachait derrière de gros nuages. Par contre, comme c’est toujours le cas quand nous voyageons, nous faisons fi des soubresauts atmosphériques, préférant plutôt nous imprégniez de la beauté des lieux selon les circonstances. Cette fois, le fleuve calme avait retiré ses eaux pour nous permettre de marcher un bout de temps entre les roches, sur les dunes et à proximité des goélands tranquilles. Même si le temps était gris, nous avons apprécié la paix des lieux. 



Des roches... bien sûr, elles sont présentes partout dans le Bouclier canadien... 


Un petit repos. Le retrait des eaux par la marée fait de la plage Saint-Irénée un lieu propice pour les goélands.  

Vous souvenez-vous de la série « Le temps d’une paix » ? Ce paysage pourrait bien se situer devant la maison de Rose-Anna.... 

Une magnifique vue prise du haut d’un pic entre Saint-Irénée et La Malbaie.








Baie-Sainte-Catherine

Bien sûr, le voyage nous menait si près du Fjord Saguenay, il devenait essentiel de nous y rendre pour dire bonjour aux baleines. C’est ainsi que, le 13 juillet 2016, nous avons fait la croisière de trois heures sur le fleuve. Je raconte cette visite sur le bateau, le Grand Fleuve, dans un billet récent dont voici le lien : 

Voyage - une balade sur le fleuve 

Même si la chaleur et l’humidité ralentissaient mes mouvements, que le soleil daignait être absent, cette excursion dans Charlevoix m’a fait beaucoup de bien. 

Merci ! 

Suzie Pelletier