mardi 27 septembre 2016

Lecture - Steeve Lapointe - Le venin japonais



Chronique sur la lecture
Auteure :   Steeve Lapointe
Roman :    Le venin japonais
Catégorie : 
polar
Édition:  Véritas Québec 
http://www.editionsveritasquebec.com


J'ai rencontré Steeve pour la première fois à son lancement à la bibliothèque de l'île Perrot  en 2015. Je tenais à encourager un collègue écrivain qui demeure dans ma région, d'autant plus que nos livres sont édités par la même maison d'édition. 

Steeve est né au Saguenay Lac-Saint-Jean et il y a poursuivi ses études. Du côté professionnel, il choisira les sciences de la santé. Il s'installera à l'île Perrot pour y établir sa vie de famille. 

Il est passionné des romans de Micheal Connelly, de James Paterson et de Tom Clancy. Ainsi, il ne faut pas se surprendre que son roman soit si épicé de "venin", d'intrigues haletantes et d'aventures périlleuses. Le roman de plus de 500 pages captive du début à la fin. L'auteur joue d'ailleurs avec nos sentiments. Je trouve normal de sympathiser avec les policiers et même, d'avoir envie de les aider. Par contre, je me suis prise quelques fois à compatir pour le terrible et malfaisant Hiro Yamashita. Curieux direz-vous ? Ne vous inquiétez pas... lui, je ne l'aurais pas aidé à atteindre ses buts. 

L'auteur a mis beaucoup d'années à peaufiner son roman. Le rêve de voir un jour son travail récompensé s'est enfin réalisé quand son livre a atteint le rayon des librairies. Ça l'a  poussé à poursuivre ses recherches et son écriture. Maintenant que j'ai lu le livre, je peux confirmer que cela en valait la peine. La trame de fonds fort dramatique se dessine dans l'environnement des Yakuzas, ces membres de gangs criminels fort bien organisés du Japon. Si mes lectures m'indiquent qu'ils ne seraient pas encore installés au Canada, le roman que nous présente Steeve en démontre la possibilité. Ça donne froid dans le dos.

Le roman - Le Venin Japonais

L'histoire commence à Vancouver où les Yakuzas, menés par Hiro Yamashita, font la loi à Vancouver. Habile à déjouer les plans des policiers, Hiro mène ses affaires illégales au vu et au su de tous. Il tue, ou fait descendre tous ceux qui se place sur son chemin pour lui nuire.  Sadique, s'il trouve le moyen de détruire les gens physiquement et psychologiquement. S'il reste en vie, William Tanaka paiera cher sa tentative de mettre le miafioso japonais en prison.  

Pourchassé par les familles chinoises de Vancouver, obligé de sauver sa vie et sa famille, Hiro transfère sa business dans la région de Montréal avec ses yakusas. Cette fois, son organisation se fond dans le décor québécois sous couverture légale. Jusqu'à ce qu'une tragédie vienne réveiller la colère du chef de clan. Sa vengeance sera impitoyable. Bien sûr, l'inspecteur Tanaka de Vancouver viendra porter son assistance à l'inspecteur Vézina qui est responsable de l'enquête sur ce groupe fort bien organisé et plutôt secret. 

Ça vous dit de lire ce livre ? Je ne suis pas surprise. Voici où se le procurer :


En format imprimé :

      Achetez-les de Steeve ou de Véritas Québec lors d’un prochain salon du livre;
      
      Demandez-le à votre libraire préféré; ou

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En format numérique :  

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              http://www.enlibrairie-aqei.com   



Bonne lecture !

Suzie Pelletier

jeudi 22 septembre 2016

Voyage - Irlande - randonnée sur le Spinc


Chaque fois que je révise un texte créé lors d’un voyage, je plonge immédiatement dans les émotions vives qui accompagnaient nos visites. De notre expédition en Irlande, Denis et moi en sommes ressortis grandis. Ici, vous retrouverez quelques extraits du dernier récit écrit en 2004 au cours de notre premier voyage en Irlande. Vous trouverez le texte complet sur mon compte wattpad.com

www.wattpad.com/suziepelletier

Lors de nos sorties de trekking, nous devons accepter de partager la route avec d’autres humains même si nous ne les trouvons pas toujours... disons... adaptés à cette vie de nomade. 

« Sur le premier tronçon de notre excursion matinale, nos pieds foulent d’abord une route asphaltée qui, un peu plus loin, se transforme en terre battue. Elle est suffisamment large pour permettre aux véhicules automobiles de passer dans les deux sens, même si la circulation d’engin motorisé n’est plus autorisée. Plusieurs touristes examinent notre attirail avec une lueur étrange dans les yeux. Nous sommes habitués à un tel étonnement et nous n’en faisons pas de cas, tenant plutôt à contrôler notre hâte de pousser notre marche vers le sommet, loin de la cacophonie de la civilisation et des regards de curiosité. Heureusement, la plupart d’entre eux n’iront pas au-delà de la cellule de saint Kevin. Peut-être qu’ils resteront en bas de la montagne pour explorer le parc qui entoure le centre d’interprétation. Endimanchés, ils portent des sandales, tiennent une sacoche à la main, sont parfois munis d’une bouteille d’eau. Certains voyagent avec une glacière qui semble remplie de victuailles tant on les voit peiner sous le poids. Les visages et les habits reflètent tous les coins du monde. Ceux qui s’aventureront plus loin que les sentiers asphaltés reviendront avec des échardes et des ampoules en raison de leurs fourniments inadéquats. Les grimpeurs équipés pour la longue randonnée sont peu nombreux et détonnent par leur silence et leur sérénité. »

Comme toujours, dès que nous nous retrouvons seuls sur un sentier, peu importe où dans le monde, l’appel de la nature vivante et enveloppante nous subjugue. Voici un extrait de mes observations.


« La forêt luxuriante aux abords de la cascade laisse pénétrer quelques rayons de soleil qui en profite pour frapper de plein fouet les bouillons d’eau pour leur donner la couleur blanche de la neige. Seuls les bruits insistants et puissants, au lieu du silence des flocons virevoltants, nous rappellent la force du torrent. Des milliers de gouttelettes se transforment en minuscules arcs-en-ciel quand elles croisent les rayons de soleil, juste avant de s’écraser sur les roches qui jonchent le sol tout autour. Nous prenons quelques photos tout en retrouvant notre souffle puis, le cœur rempli de joie, nous continuons notre randonnée. »

L’arrivée sur un sommet a toujours quelque chose de grandiose et nos cœurs palpitent à l’unisson.


« L’ascension abrupte nous essouffle, mais l’arrivée au sommet de cet escalier d’au moins 600 marches nous subjugue. Le parcours débouche à ciel ouvert, juste au-dessus du Spinc, ce rocher qui descend presque tout droit dans le lac Supérieur, quelque 250 mètres plus bas. La vue nous captive. Même les vertiges qui m’assaillent soudainement ne peuvent réduire ma satisfaction face à cette vue grandiose. Le soleil est déjà haut dans le ciel. Ses rayons éclatants frappent les parois rocheuses et font scintiller le schiste qui se retrouve enchâssé dans l’immense mur de granit. Le lac supérieur s’étend à nos pieds avec ses eaux calmes et bleues. Tout au loin, on peut apercevoir le lac Inférieur qui brille sous les rayons du soleil. Tout au bout de la vallée, la tour médiévale ronde typique de l’Irlande, le cimetière ancien et les bâtiments en ruines du site monastique disparaissent sous la forêt luxuriante qui brille du vert habituel d’Irlande. N’appelle-t-on pas ce pays “l’émeraude” ? Aujourd’hui, je trouve que c’est fort justifié. »

Malgré ce que je viens d’écrire, ne vous méprenez pas sur notre nature de trekkeurs invétérés. Nous adorons aussi la civilisation... et tout ce qu’elle nous procure.

« Repus de grand air et d’émotions vives, nous échangeons nos bottes pour nos souliers. Abandonnant nos sacs à dos et nos bâtons de marche dans l’auto, nous repartons à pied, main dans la main, vers le resto-bar du parc. Les yeux brillants de souvenirs inoubliables, nous commandons deux bonnes bières. Denis déguste une Guinness noire et amère. Quant à moi, je préfère le goût de la Guinness Bitter, vendue au Canada sous le nom de Kilkenny. Nous apprécions ce moment de détente, au milieu de la civilisation, avant d’affronter les routes d’Irlande, tortueuses et étroites, pour rejoindre notre terrain de camping. » 

Pour lire le texte complet, je vous donne rendez-vous sur le site web de wattpad.com. Vous y trouverez également d’autres récits sur Paris, l’Écosse, la marche en montagne et, également une nouvelle dans la catégorie « policier ». Amusez-vous ! Lisez !

www.wattpad.com/suziepelletier

Bonne lecture ! 

Suzie Pelletier
Merci dencourager lédition indépendante 

jeudi 15 septembre 2016

Lecture - Lise Lacasse - Éclats de femme



Chronique sur la lecture
Auteure :   Lise Lacasse
Roman :     Éclats de femme
Catégorie : recueil de nouvelles
Édition:  Véritas Québec 
http://www.editionsveritasquebec.com

J’adore lire des nouvelles. Aujourd’hui, l’évolution aidant, la définition de cette catégorie s’est élargie, tant au Québec qu’en France. Autrefois, il fallait que l’histoire se termine obligatoirement en chute pour qu’on la reconnaisse comme une « nouvelle ». Plusieurs spécialistes littéraires tiennent d’ailleurs à garder cette ancienne définition, mais le mouvement de changement est très fort, presque irréversible. Depuis une dizaine d’années environ, on distingue la nouvelle comme ceci : un texte de fiction bref, que certains la limitent à 5 000 mots maximum, d’autres à 7 500 mots; les personnages sont peu nombreux et très caractérisés; l’auteur narre un évènement unique qui évolue dans un temps court et un univers concentré; l’histoire peut se conclure par une chute qui nous surprend.  

J’en ai lu qui ne se termine pas... laissant le lecteur choisir sa fin en fonction du changement psychologique proposé par l’histoire. D’autres font état d’une morale ou d’un apprentissage. Bref, la définition devient fort large. 

Quand j’ai commencé à écrire des textes courts, on les appelait des « récits » parce qu’ils ne se terminaient pas avec une chute surprenante. Aujourd’hui, cette catégorie littéraire, le « récit », se concentre sur la narration d’évènements vécus par soi-même ou dont l’auteur a été témoin. Si l’on peut jouer quelque peu avec les faits pour améliorer l’intrigue, il faut généralement se coller à la réalité.   

Le recueil que nous propose Lise Lacasse s’inscrit dans cette définition récente. Pas de chute au programme. Cette romancière et nouvelliste reconnue nous partage sept textes qui nous brossent chacun un portrait de femme avec sa destinée propre. Lise possède une belle plume. Pour chacune des tranches de vie qu’elle nous présente, elle nous captive en nous décrivant en peu de mots une personne au caractère si typique qu’elle pourrait bien appartenir à notre entourage, dans notre présent ou notre passé. Les textes se lisent très bien. Les mots coulent les une après les autres pour nous inclure dans le tourment émotif qui enveloppe le personnage. 

Lise Lacasse est née en 1938 à Lachine et elle réside actuellement en Outaouais. Dans son parcours de vie, elle a habité cinq ans à Washington et 17 ans à Paris. Si l’enseignement devient son gagne-pain pour quinze ans, Lise décide ensuite de se consacrer à sa carrière d’auteure. Au cours de ma recherche, j’ai répertorié six romans et trois recueils de nouvelles. Elle a aussi écrit des contes pour enfants et des dramatiques. Au défaut de la cuirasse a remporté le prix Benson and Hodges. La facilité d’un jour a reçu le prix Alfred Desrochers.



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Où trouver le livre

Voici comment vous procurer le livre : 

En format imprimé :

      Achetez-les directement à Jessica ou Véritas Québec lors d’un prochain salon du livre;
      
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Bibliographie de l'auteure

Vous trouverez ci-après la liste des romans et des recueils de nouvelles de Lise Lacasse qui ont été publiés par diverse maison d’édition.

Recueils de nouvelles 

Au défaut de la cuirasse, Montréal, Les Quinze, 1977 ( 179 pages) (Féminisme) Recueil de nouvelles gagnant du prix Benson and Hodges.

Instants de vérité, Editons Trois, 1991, (149 pages)

Anthologie de la nouvelle au Québec (1936 à 1984) , Fidès, 1993

Les romans :


Les battants, Éditions du Marais, 2009 (255 pages)

Avant d'oublier, Editons Trois, 1997 (178 pages)


L'échappée, Triptyque éditions, 1998 (213 pages)


La corde au ventre, Éditions Trois, 1990 (125 pages)


Pour qui tu te prends, ma fille ? Éditions du Marais, 2010


La facilité du jour, Éditions Bellarmin, 1981 (286 pages)  (prix Alfred Desrochers)




Bonne lecture !

Suzie Pelletier


vendredi 9 septembre 2016

voyage 2016 - Maine - Le retour

                                              Autres textes de voyages aux États-Unis


Kirkland - le 2 septembre 2016 - Drôle de journée

C’est ça, un road trip ! On sait quand ça commence et d’où ça part, mais on ne connait ni la destination ni le temps de voyage.

Nous avons débuté la journée à Westbrook en banlieue de Portland et nous avons quitté l’hôtel à 10 h. Ça, c’est la certitude, un fait précis.

Nous avions choisi de suivre la route 25 jusqu’au New Hampshire, puis la 16 pour nous rendre à Conway. Oups ! Un mauvais tournant nous a mis sur la 302. Nous roulions ainsi depuis vingt minutes quand nous avons compris notre erreur. Un fou rire doublé d’un arrêt imprévu dans la cour d’un McDo... pour vérifier nos options. Pourquoi ne pas prendre un petit café avec ça ? Envoye donc ! La carte routière étendue sur la table et, bien sûr, le iPad connecté à l’internet, nous nous assurons que la 302 nous amène aussi à Conway NH. Comme elle est belle, bien entretenue et qu’elle passe dans les villages plutôt que les contourner, nous décidons de poursuivre notre périple sur ce chemin.

En arrivant à Conway, nous prenons la route 112 qui nous mène à Lincoln en traversant les White Mountains. Nous avons mis près de deux heures pour compléter le Kancamagus Highway, long d’à peine 55 kilomètres. Nos âmes de montagnard insistaient pour s’arrêter à chaque tournant, chaque rivière et chaque montagne. Le bonheur total !

Nous étions heureux de nous retrouver dans cette nature immense avec ses sommets de granit qui reluit sous le soleil. À défaut de grimper, car nos équipements de trekking étaient restés à la maison... pas très loin des maillots de bain, nous nous sommes contentés de contempler les magnifiques paysages et d’aborder les routes sinueuses avec précision. Voici quelques photos :



La rivière Swift. 

J’imagine qu’au printemps, le flot de la rivière y coule abondamment, mais en ce temps-ci de l’année, surtout avec l’été sec que nous avons eu, il ne reste que les cailloux et un mince filet d’eau. 


Rocky Gorge. Dans cette région, le granit est à la surface du sol. C’est d’ailleurs pour ça qu’on appelle ses montagnes « White Mountains ».

Pour atteindre la gorge, nous avons littéralement marché sur un immense pavé constitué d’un seul bloc de granit. 



La rivière Swift encore. 

Un peu plus haut dans la montagne.  



Les Three Sisters (les trois sœurs) au cœur des White Mountains. 










Voyager avec un photographe qui, lui, n’a pas le vertige, rend ma vie parfois difficile. Parce que moi, j’ai le vertige. Quand il se place ainsi les orteils dans le vide (Il y a le ravin juste devant lui), moi j’ai mal au cœur et je me sens étourdie... En ce moment, il a le dos accoté sur une poutre. Ce n’est pas pour m’aider à mieux vivre avec ses acrobaties, mais plutôt pour stabiliser la caméra... 



Mais... je sais que la photo sera extraordinaire !



La suite du voyage - plutôt imprévue

Nous sommes arrivés à Lincoln un peu après 14 h où nous avions prévu coucher une nuit. Il n’était pas question de chercher un hôtel en ce début d’après-midi. C’était bien trop tôt ! L’idée d’emprunter l’autoroute 93, puis la 91 pour rentrer chez nous ne nous enchantait guère. Nous n’avions pas assez vagabondé. Nous n’étions pas encore prêts pour un retour à la maison.

Un arrêt dans un petit parc, la carte étendue sur le capot de la voiture et les guides de voyage en main, nous avons vérifié les options. Elles sont d’ailleurs nombreuses dans cette région qui offre plusieurs sites touristiques. Puis, un point sur le plan m’a rappelé de bons souvenirs...

— Denis, pourquoi n’allons-nous pas dans le Vermont ? Il y a Montpellier que l’on connait bien et les Green Mountains... »

Je n’avais pas besoin d’élaborer mon idée. Les souvenirs de nos nombreux road trips dans le Vermont dans les années 80, alors que nous laissions les enfants chez mes parents à Sherbrooke, revenaient aussitôt dans la conversation. Nous avons repris la 112 vers l’ouest puis la 302 à nouveau. La route de campagne s’accompagne de nombreux effluves de la ferme... surtout à cette fin d’été. Le tout se mélange avec les odeurs des fleurs estivales et dont le parfum s’immisce dans la voiture avec insistance. En hauteur, les feuillus commençaient à tourner aux couleurs vives, une annonce claire de l’arrivée prochaine de l’automne.

Une fois à Montpellier, l’idée nous est venue d’aller souper aux abords de Burlington. Pourquoi pas ? C’est ainsi qu’à la fin de l’après-midi, nous filons joyeusement en direction du lac Champlain !

En dégustant notre repas accompagné d’un café Keurig Green Mountain, nous discutions les options qui se présentaient à nous pour la suite du voyage. Nous en retenions deux qui nécessitaient un débat.

  1. Trouver un hôtel à Burlington et y passer quelques jours;
  2. Retourner à Montpellier, ce soir ou demain pour la visiter (nous aimons cette ville).

Ici, dans le Vermont, nous étions en terrain connu. Tout nous semblait proche et toutes les routes s’accompagnaient de bons souvenirs. Si proche... quelques minutes de voyage ou quelques heures... pas plus. C’est ainsi qu’une troisième option s’est glissée dans la conversation. Tout à coup, la proximité de notre lit devenait fort agréable. Notre maison nous attendait à seulement deux heures de la route, plus ou moins le temps de passer la frontière. Notre routine du café du matin sur le patio... dans notre petit coin bistro. Soudainement, notre vie de retraités devenait invitante, confortable et essentielle...

La décision fut facile à prendre. Le temps de le dire, nous avons emprunté l’autoroute 89 vers le nord et la frontière canadienne. Pour le Vermont, nous y reviendrons plus tard.

Puis, le fou rire éclate dans l’habitacle. Nous ne traversons pas les lignes à Coaticook (plutôt Norton), à Lacolle ou à Stanstead, mais plutôt à Philipsburg...

C’est ça un road trip ! On sait où et quand ça commence, mais on ne sait pas quand ça finit ni où l’on s’en va entre les deux !


La fin d'un road trip exceptionnel ...

Suzie Pelletier

jeudi 8 septembre 2016

Voyage 2016 - Maine - Au revoir

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2 septembre 2016 - du Maine au New Hampshire

Toute bonne chose a une fin. Les road trips aussi. Bien sûr, notre voyage se poursuivra encore quelque temps. Cependant, nous quittons le Maine ce matin avec le bonheur dans le cœur. Nous sommes heureux de ce voyage de quelques jours en Nouvelle-Angleterre. Nous partons aujourd’hui pour nous rendre directement à l’ouest, par la route 25, vers Conway. Ainsi, nous nous retrouverons au sud de l’immense parc de préservation qui couvre une grande région du New Hampshire et qui s’étend jusqu’au Maine, le White Mountain National Forest (la forêt nationale des montagnes Blanches). 

Après toutes ces heures dépensées en bordure de la mer, nous voulions nous retrouver en montagnes, dans un univers que nous affectionnons beaucoup tous les deux. Quant à la suite de notre voyage, nous avions l’intention de nous laisser bercer par la sensation de vagabondage qui s’infiltre toujours dans nos road trips. Nous ne savions pas où nous dormirions le soir venu. En soit, nous ressentions qu’une grande liberté accompagnait cette absence de structure. 

C’est ainsi que nous quittons le Maine d’où nous garderons des souvenirs extraordinaires. J’étais un peu anxieuse de partir pour ce voyage. Quand on visite un endroit à 18 ans et qu’il nous émerveille, celui-ci conserve-t-il tous ces charmes 44 ans plus tard ? Hum ! Il y a bien sûr des différences. 
  • Cette fois, je peux déguster de la bière en public; aujourd’hui comme dans le temps, il faut avoir 21 ans pour boire de l’alcool dans l’état du Maine. 
  • Il y a 44 ans, nous avions apporté nos costumes de bain même si notre escapade s’est effectuée à la fin d’octobre. Je me souviens que l’eau était froide. Cette fois, nous avons fait nos originaux. Nous sommes les seuls Québécois qui, voulant visiter des plages en été, ont laissé leurs maillots de bain à la maison... Ça dit beaucoup sur notre goût, ou plutôt l’absence de goût, pour la baignade, même à la mer !
  • Je compte plus de visiteurs que dans le temps. OK, c’est normal puisque la première fois était à l’approche de la neige et aujourd’hui c’est en août. Mais aussi, en 2016, les vacanciers viennent de partout dans le monde. En 1972, probablement à cause de la saison et l’absence de Québécois sur les plages, je n’entendais parler que l’américain du Maine. Cette semaine, les gens parlaient japonais ou peut-être chinois. Les accents français du Québec voisinaient ceux de la France, de la Suisse et du Nouveau-Brunswick. L’Allemand et l’Espagnol se distinguaient facilement. L’effet « Global Village » est plus évident maintenant. 
  • L’expérience de vie me fait comprendre les choses différemment. En 1972, l’aventure était nouvelle et incomparable. Aujourd’hui, vous le remarquerez par mes écrits, toute visite m’en rappelle une autre d’ailleurs. Ainsi, les gens cessent d’être complètement anonymes. La vue d’une famille avec de jeunes enfants m’interpelle. Un accoutrement particulier m’intrigue. Le son d’une langue étrangère me captive. Le visage d’un vieillard me fait sourire. 
Bref, le Maine a certainement gardé ses charmes d’antan. Puis, il m’en a montré d’autres que j’ai trouvés aussi magnifiques et que je n’avais pas observés la première fois. Est-ce que je reviendrai à nouveau dans le Maine ? Peut-être pour visiter l’intérieur de l’état. Je ne sais pas. Je refuse de planifier un voyage, ici, à court terme. Tant de places dans le monde nous attirent.

La suite... 

On verra bien ce que la vie nous apportera. Au cours de toutes ces années d’existence, j’ai appris une chose fort essentielle. Il faut savourer intensément le moment présent. On n’aura pas d’autre chance de le vivre, une fois que la seconde d’après sera là. 

Comme aujourd’hui. Nous quittons le Maine sans regret et nous partons pour le New Hampshire sans attentes précises... Nous nous laisserons surprendre par les paysages, les gens que nous rencontrerons, les odeurs, les couleurs et… la météo même ! 

Déjà, je sais que ce voyage m’a fait un bien immense. J’ai refait le plein d’énergie. Je reviens à la maison avec des étoiles dans les yeux et des idées d’écriture. 

Je suis prête pour commencer la tournée des Salons du livre de l’automne. De magnifiques places nous attendent : Saguenay, Shippagan, Sherbrooke, Dieppe, Rimouski, Montréal. 

La vie est belle !

Entretemps, je vous laisse avec un petit vidéo pris sur la plage d’Old Orchard Beach. Je voulais me souvenir du merveilleux son de la mer quand la vague claque sur la berge. Je le partage avec vous.


video





Stay tuned... le voyage se poursuit...

Suzie Pelletier

mercredi 7 septembre 2016

Voyage 2016 - Maine - Ogunquit

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1er septembre 2016 - Ogunquit 

En ce premier jour de septembre, nous poursuivons notre escapade vers le sud du Maine pour notre deuxième destination de la journée, Ogunquit. En chemin, sur la route 9 d’abord, puis sur la 1, nous observons les hameaux. Ceux qui bordent la mer affichent des motels, des B & B, des cabines et des hôtels où on nous promet des vacances inoubliables. Leurs bâtisses sont en bois, souvent avec un revêtement en bardeau de cèdre. D’autres villages qui se trouvent à l’intérieur des terres ont des bâtiments en pierres ou en briques rouges qui se sont glissés entre ceux faits de bois.Il y a plus d'usines et de commerces que d'établissements touristiques. Le débat demeure non résolu quant à la raison de cette différence. 

Une fois que nous avons eu quitté Old Orchard Beach, nous avons continué notre ballade jusqu’à Ogunquit. En fait, entre Portland et York, nous ne distinguons les hameaux que par les pancartes qui nous indiquent le début du prochain. On dirait plutôt un seul village très long qui borde l’immense plage. 

  
Ogunquit 

La devise de ce petit village fort sympathique de 1200 habitants environ est « Beautiful Place by the Sea » (bel endroit près de la mer). Plus calme que Old Orchard Beach dont le gigantesque playground grince continuellement, Ogunquit propose aussi des aires de jeux en famille, sans la grande roue ni le concombre bruyant. 

Ogunquit est établi comme village en 1641, dans la ville de Wells, comté de York. Au 19e siècle, il sera connu pour son chantier naval qui construisait des goélettes et des bricks (voilier à deux mats)

Le petit centre-ville, à deux pas de la plage, propose quelques échoppes fort originales pour bouquiner et acheter des produits locaux... ou d’ailleurs comme de l’Irlande. Malgré la chaleur, nous décidons de marcher pour nous rendre à la mer plutôt que prendre l’un des bus qui transite continuellement entre la plage, le centre-ville et l’un des hôtels. Nous traversons le pont qui nous amène à cette immense dune qui s’étend jusqu’à Wells, cinq kilomètres plus au nord. 

Différence avec Old Orchard Beach

Sauf pour le sable qui est plus fin, on ne voit pas tout de suite la différence avec Old Orchard Beach. La mer est la même. Bien sûr, on remarque que la section sablonneuse semble plus large. Un effet d’optique que nous offre la marée descendante ? Je ne saurais dire, sinon que les gens prétendent que la plage laisse plus d’espace aux visiteurs. Une grande dissemblance nous frappe dès notre premier pas sur le sable. Une pancarte indique clairement : « défense de boire de l’alcool et de fumer sur la plage ». D’ailleurs, les lieux sont plus propres.  





Bien sûr, ici, il n’y a pas de Pier. Quelques boutiques installées prés du stationnement et des bâtiments administratifs offrent de la crème glacée, des souvenirs, des hotdogs, mais ils ne sont pas aussi nombreux. 






Les enfants et les adultes font des châteaux de sable ou s’amusent dans l’eau comme à Old Orchard. Les cris joyeux des humains se mélangent à ceux plutôt plaintifs des goélands qui sont d’ailleurs très gras. On y joue au volley-ball et au badminton. Quelques cerfs-volants claquent dans le ciel. Tout ça ressemble à Old Orchard. Mais, l’atmosphère est différente. Plus calme, même si le vent est plus fort maintenant que ce matin. 




Si j’avais à choisir l’une des deux destinations, mon cœur pencherait tout de suite pour Ogunquit. J’aime son petit cachet « british », même si on se trouve en Nouvelle-Angleterre. 

Où va-t-on ensuite ? 

Notre voyage sur la côte du Maine se termine avec Ogunquit. Nous aurions pu y passer de nombreuses journées encore, mais nous cherchions une toute petite escapade. Nous sommes satisfaits. À notre départ d’Ogunquit, nous avons emprunté l’autoroute 95 qui nous a amenés en 40 minutes à Westbrook, en banlieue de Portland. 

Demain, nous prenons la direction ouest en direction des montagnes blanches du New Hampshire. Dans combien de temps serons-nous de retour à la maison ? Aucune idée... c’est ça les vacances... et la retraite... 


Stay tuned... le voyage se poursuit...

Suzie Pelletier