dimanche 25 juin 2017

Europe 2017 – de Bratislava à Prague (18 juin 2017)


Je me suis levée avec la nette impression que la journée serait compliquée. La fatigue de vivre dans ses valises, peut-être... Aussi, notre dernière expérience avec le train nous avait laissés perplexes. La gare de Prague nous avait enchantés avec ses ascenseurs et ses écrans modernes où l’on voyait clairement toutes les informations. Le train était aussi luxueux. Les petits écrans sur le côté des wagons nous indiquaient clairement lequel était le nôtre.
Les autres gares étaient plus vieillottes, antiques même. Notre expérience entre Budapest et Bratislava fut pour le moins éloquente. Les informations disponibles sur les vieux écrans de la gare étaient à peine lisibles, la saleté s’y étant accumulée. Également, c’était en hongrois. Nous avons finalement trouvé notre train, mais les informations pour le wagon dans lequel se trouvaient nos sièges réservés restaient incompréhensibles. Deux gars ont pris en charge nos bagages et les ont installés dans le bon wagon. Pour leur aide non sollicitée, on nous demandait la modique somme de cinq euros chacun. Nous avons fini par leur donner une poignée de change, un peu moins de cinq euros (un mélange d’euros et de forint), pour les deux. Disons qu’à Budapest, on les voit venir les touristes et on abuse allègrement !
Nous avions vu que la gare de Bratislava n’était pas plus moderne. Aujourd’hui, dès notre arrivée à la gare, nous avons réalisé que le train ne faisait qu’un simple arrêt. Il arriverait donc à la dernière minute et il y resterait en gare que deux ou trois minutes, au plus. Nous avions donc intérêt à nous trouver à bord rapidement. Heureusement, nous avons retrouvé Bruno et Martine, un autre couple du Québec qui faisait le même voyage que nous. Ensemble, nous avons pu décortiquer les informations pour prendre le bon train. Il ne restait qu’à trouver le bon wagon. Quand le train est arrivé en gare, il n’y avait aucune information sur les portes ou les wagons eux-mêmes. « Pas le temps ! » qu’on s’est dit. Nous sommes donc montés à bord par le wagon en face de nous. Le trajet durerait quatre heures. C’est certain qu’on allait trouver nos sièges avant d’arriver à Prague…
Havresac sur le dos, notre chapeau placé de travers sur notre tête, poussant notre gros bagage, nous avancions sans vraiment être certains de la direction à prendre. Finalement, nous avons remarqué que les numéros de wagon étaient indiqués sur les portes, mais de l’autre côté du train. Le papier blanc collé au scotch tape sur la fenêtre, que l’on voyait à l’envers, indiquait que nous étions montés dans le wagon numéro 257. Or, nos sièges réservés se trouvaient dans le 263 ! Merde !
Le train n’était pas moderne et le passage de l’un à l’autre se faisait par une sorte d’écoutille fermée là où il y a jonction entre deux wagons. Ainsi, pour passer de l’un à l’autre, nous devions marcher sur des plaques de métal qui glissaient l’une sur les autres, de gauche à droite ou inversement, selon la direction du train. En plus, il fallait tenir les portes ouvertes alors qu’elles cherchaient à se refermer sur nos doigts ou nos sacs… Voyez-vous le portrait ? Nous avons complété l’exercice plutôt loufoque six fois pour nous rendre à nos sièges.
Heureusement, une fois installés dans notre cabine où nous étions d’ailleurs seuls, nous avons choisi d’en rire. Chaque expérience de voyage est unique et il suffit de choisir de grandir avec chacune pour y trouver du plaisir à voyager.
Quelques heures plus tard, nous arrivions à Prague, une gare que nous connaissions bien. Il ne suffisait que de trouver un taxi pour nous rendre à l’hôtel. On nous a d’abord demandé 25 euros pour la course. « Pas question ! » répliquais-je rapidement. Nous savions que la course coûtait environ 350 KC, autour de 12 euros. Alors que j’indiquais à mon conjoint qu’on pouvait prendre un taxi de l’autre côté de la gare, un chauffeur qui ne voulait pas perdre les clients nous a offert d’effectuer la course pour 400 KC, soit 15 euros. Nous avons accepté.
Lors de notre retour à Prague, nous avons remarqué deux choses. D’abord, nous étions si à l’aise dans la ville que nous reconnaissions facilement les rues qu’a prises le taxi. Ça faisait contraste avec notre première arrivée (Europe 2017 - deux touristes à Prague [6 juin 2017]). Aussi, la quantité de gens dans la rue nous a étonnés. Il était clair que la saison touristique battait maintenant son plein. Les nombreux groupes étrangers arrivaient par autobus bien paquetés partout sur les sites touristiques, en plus des nombreux voyages étudiants marquant la fin de l’année scolaire. 


Ce soir-là, nous avons mangé au resto Kozlovna Lidicka situé à un kilomètre à peine de l’hôtel. J’ai opté pour un cheeseburger spécial et Denis, vous l’aurez deviné, a pris un plat de goulasch. Le tout accompagné d’une bière locale, la Velkopopovický Kozel. 
Pour le fun, essayez donc de prononcer ce mot, là, qui commence par un « V ». Disons que nous l’avons pointé du doigt sur le menu… 


Nous avons profité de ce souper délicieux pour discuter de la journée du lendemain, notre dernière en Europe centrale, que nous voulions mémorable. Nous ne reviendrons probablement pas dans cette région parce que d’autres coins du monde nous attirent.
C’était aussi le moment de décompresser. Terminer les trajets où il nous fallait trainer nos bagages! La prochaine fois que nous quitterons l’hôtel, dans deux jours, une navette viendra nous chercher pour nous déposer directement à l’aéroport.
Ne vous méprenez pas ! J’ai adoré le voyage. J’ai visité des coins extraordinaires, vu des choses merveilleuses et rencontré des gens formidables. Je repars heureuse et satisfaite. Par contre, comme c’est le cas pour la plupart de nos voyages, celui-ci se termine avec une bonne dose d’apprentissages. Nous évaluerons tout ça dans les prochaines semaines en vue d’améliorer les autres expéditions que nous planifions pour bientôt.
Les voyages ne forment pas que la jeunesse ! Je vous le dis !
Faites le voyage avec moi, suivez mon blogue. 
Suzie Pelletier



jeudi 22 juin 2017

Europe 2017 – Bratislava – mon coup de cœur (17 juin 2017)


Il y avait des fêtards sur l’étage cette nuit… Un enterrement de vie de garçon (voir le billet de la veille) ? Il y avait des voix de femmes en tout cas ! Peut-être s’agissait-il d’universitaires venus fêter la fin de leurs études. J’étais sur le point de me plaindre à la réception quand le brouhaha a soudainement cessé, d’un coup. Un autre locataire aurait eu moins de patience que moi.

Même si la levée du corps fut un peu difficile, nous étions dehors, à marcher dans les rues de Bratislava, très tôt. Notre premier objectif était le château et ses jardins. Le temps frais et humide annonçait de la pluie en milieu de journée. Déjà, les gros nuages gris nous suivaient. La température s’est d’ailleurs tenue autour de 17 °C toute la journée. Nous étions si confortables. Un répit suite à la chaleur intense des derniers jours. Le vent était si fort que mon chapeau ne restait pas sur ma tête.
cour intérieur de château et gros nuages gris
 Le château se trouve en hauteur, mais nous avions prévu le coup, l’expérience acquise au château de Prague aidant. En contournant le secteur par l’est, nous avons grimpé au sommet de la colline par une longue pente relativement faible. Nous sommes donc entrés à l’intérieur des fortifications par le haut. De nombreux escaliers forment le passage entre le château et la ville. Notre stratégie nous a évité de les monter avant de les redescendre. La forteresse est bien aménagée et très propre, comme tout le quartier d'ailleurs. Dans le château lui-même, on peut consulter une exhibition historique.

 Fidèles à notre résolution de rester dehors le plus possible, nous avons déambulé sur le terrain, visité les parcs, observé la ville de cette hauteur et visité quelques pavillons. C’est d’ailleurs dans l’un de ces jardins que j’ai pris la photo que j’ai mise il y a quelques jours sur Facebook.
Puis, nous avons repris le chemin de la vieille ville, cette fois par les escaliers. Nous avons trouvé un restaurant à consonance française, le petit papillon, pour casser la croûte. Je me suis fait servir un excellent thé au citron et une délicieuse salade au poulet. D’ailleurs, ça m’amène à préciser qu’on s’adresse en français à nous, dès qu’on se rend compte que c’est notre langue. La maîtrise de cette langue par les gens de la place est moindre que celle de l’anglais, mais c’est agréable de voir leurs efforts pour bien nous accueillir.
Photo prise de la ville moderne 


En après-midi, malgré l’humidité croissante et le risque insistant de pluie, nous sommes partis à la recherche d’une petite église bleue « comme le crémage à gâteau » qui, selon notre livre sur Bratislava, se trouvait camoufler au cœur d’un quartier résidentiel. Il nous a fallu une bonne heure pour identifier la rue en question. Nous avons tourné à gauche puis à droite à maintes reprises, sans succès. Les rues sont rarement droites dans ce quartier. Quand nous pensions avoir pris la bonne direction, la rue tournait dans la mauvaise. Par contre, notre acharnement à trouver l’église Sainte-Élisabeth de Bratislava valait la peine. Nous avons également réussi à pénétrer à l’intérieur, juste à temps puisqu’un mariage s’y préparait.
Contents de notre trouvaille, nous avons décidé de longer le fleuve pour retourner à la vieille ville, histoire de découvrir un peu plus le quartier. Puis, nous avons repassé à nouveau dans les rues piétonnières, nous assurant d’en trouver de nouvelles. Chaque fois qu’on tournait la tête, on voyait quelque chose de nouveau : une architecture spéciale, un restaurant exotique, une statue, chaque pièce comprenant beaucoup d’histoire.

Ce soir-là, c’est à regret que nous avons fait nos bagages. Si la ville est petite et que nous pouvions tout voir en quelques heures, nous aurions souhaité y marcher encore, nous prélasser dans les cafés et siroter des limonades étranges. D’ailleurs, j’ai pu confirmer qu’en Europe centrale, la définition de limonade varie de la nôtre ! Chaque fois, sauf dans deux hôtels, on nous proposait des jus autres qu’au citron. Cette fois, nous l’avons demandé au citron, mais elle goûtait beaucoup l’orange…

Vive la diversité ! Ça nous rappelle que l’on vit dans un univers fort varié et que d’accepter les différences nous fait grandir.
Faites le voyage avec moi, suivez mon blogue. 
Suzie Pelletier



mercredi 21 juin 2017

Europe 2017 – de Budapest à Bratislava (16 juin 2017)


Nous avions hâte de quitter Budapest. Même après une heure de train, mes oreilles bourdonnaient encore des sirènes criardes de la police et des ambulances. C’est à croire qu’il n’y a que des bandits et des malades à Budapest. Pourtant, nous avons rencontré tellement de gens intéressants... même un policier.
Le trajet en train dure environ trois heures, un moment que nous utilisons pour préparer notre visite d’une seule journée dans la capitale de la Slovaquie. Surpris, nous constatons que Bratislava est à moins de 70 km de Vienne alors que Budapest se trouve à 200 km à l’est de Bratislava et 250 km de Vienne. Il y de nombreux moyens pour se rendre à Vienne : l’autobus, le train, la moto, et le bateau y amènent le voyageur en moins d’une heure. Nous pourrions aller souper à Vienne et revenir dans la soirée. Nous résistons à l’envie, bien sûr ! Ce que nous avons lu sur Bratislava nous intéresse trop pour que nous partions, même pour le temps d’une soirée.
Slovaquie : Même si les Slovaques sont un peuple rebelle, fier et indépendant de nature, la Slovaquie a presque toujours été incluse dans une autre entité politique ou souveraine : la Hongrie, l’Empire romain, l’Empire ottoman, le Saint-Empire germanique, la Tchécoslovaquie (1920) puis le bloc soviétique. Ce n’est qu’en 1993, après la chute de l’URSS, que la Slovaquie devient souveraine. Le pays est maintenant membre de l’Union européenne et l’adoption de l’euro comme monnaie nationale a été une planche de salut pour leur économie.
Bratislava est la capitale du pays et le centre politique, économique, culturel et historique de la Slovaquie. Notre hôtel est situé à quelques minutes de marche du centre-ville historique où plusieurs rues sont piétonnières. D’ailleurs, le carré que constitue la partie historique de la ville n’a pas deux kilomètres de côté et ça inclut la forteresse ! Une ville où marcher est la manière de vivre !
Bien sûr, il y a des transports en commun. Nous avons surtout vu des trams et il y a aussi des autobus, mais la ville n’a pas de métro.
Nous arrivons à l’hôtel vers 14 h 30 et nous avons hâte de découvrir la vieille ville. Dès nos premiers pas, l’atmosphère nous enchante. Pas d’épaisse poussière qui colle à tout, pas de sirène intense, pas de trafic automobile assourdissant. Au contraire, l’air du fleuve circule agréablement. Il fait chaud, mais nous le tolérons bien. Les gens sont souriants. Rien ne presse dans cette ville, on dirait. Quel calme ! Nous avons marché un bon deux heures, ici et là, au fil des rues courbes à la recherche de quelques unes des statues spéciales pour lesquelles Bratislava est si connue.
Le guetteur - homme au travail

Schone Nach

Soldat de Napoléon

Boite postale
Nous remarquons aussi plusieurs groupes composés uniquement d’hommes. Ils sont dans les bars à festoyer. Des Européens pour la plupart. La vie nocturne de Bratislava est reconnue pour son accueil chaleureux, sa vie très intense, son ouverture sur l’original… et la variété de son offre. Ainsi, l’organisateur d’un enterrement de vie de garçon choisira un voyage à Bratislava pour le week-end. Plusieurs de ceux que nous rencontrons parlent l’allemand et nous soupçonnons qu’il vienne d’Autriche.
Bien assis au Infiniti Rock Café pour le souper, nous avons été témoins d’une scène pour le moins étonnante. Des disciples de Krishna habillés en orange ou en blanc, une dizaine en tout, déambulaient dans les rues en chantant et en dansant, au son du tambour. Les gens les laissait passer en souriant, en tapant des mains au son du tambour ou, parfois, en se glissant dans le groupe pour chanter et danser avec eux. Je dois dire que cette musique est beaucoup plus douce à mes oreilles que la vie bruyante de Budapest.
Nous poursuivons notre escapade quelques heures après le souper. Nous savons que les fêtards continueront longtemps après notre retour à l’hôtel. Nous quittons la vieille ville avec le cœur à la joie. 
J’ai trouvé mon coup de cœur du voyage ! Il s’appelle Bratislava.

Faites le voyage avec moi, suivez mon blogue. 

Suzie Pelletier



mardi 20 juin 2017

Europe 2017 – Budapest – un jour de trop (15 juin 2017)


Ce matin-là, en nous réveillant, nous nous demandions ce qui nous faisions encore à Budapest. Une troisième journée dans le bruit des autos, des hurlements de sirènes et avec  la poussière. À notre avis, c’était de trop. Pour ajouter à notre inconfort, l’humidité était à couper au couteau. On annonce 28 °C, ce qui veut dire qu’au soleil, sans vent, ce sera plus près de 33 ou 35 °C. 
Nous sommes partis pour la ville plus tard que d’habitude. En conséquence, le bus était bondé. Peu importe. Il n’était pas question de passer cette journée à l’hôtel ! Nous cherchions à nous rendre sur la rive ouest du Danube (quartier du château). Quelque chose trottait dans la tête. J’ai décidé de présenter mon idée à Denis. Il m’a regardée d’un air surpris. « Es-tu certaine ? » m’a-t-il dit. J’étais toujours à la recherche d’un pont pour une nouvelle que je suis en train d’écrire. Pourquoi pas celui-là ? Le hic, c’est qu’il fallait le traverser à pied pour bien le voir… Que voulez-vous, j’aime les précisions…
C’est ainsi que l’autobus nous a débarqués à l’entrée du pont des chaînes. Il s’agit du premier pont permanent qui a joint les deux rives du fleuve, concrétisant la réunion de deux villes, Buda et Pest en 1849. Il fait 330 mètres de long et il est très, très, très haut. Je l’ai traversé lentement, examinant tout ce qui était nécessaire à mon histoire. J’avais mal au cœur et j’avais froid, malgré les 28 °C. Mes genoux tremblaient. J’ai ravalé et j’ai continué pour me rendre finalement de l’autre côté. Je pouvais enfin dire que je l’avais traversé à pied, mais j’ai pris l’autobus pour revenir !
Photo prise de la rive ouest du Danube
Pont des chaînes
Sur la rive ouest, en bas de la forteresse, nous nous attendions à trouver de petits cafés, des boutiques, des magasins spécialisés. Je crois qu’on pensait trop à la vieille ville de Québec. Nous avons été déçus. Il y a bien sûr le carré Széchenyl où l’on a vu plusieurs attractions, de la crème glacée, des breuvages, etc. Malheureusement, l’aspect décrépi des maisons et l’atmosphère morne du quartier ressemblaient trop à la rue de notre hôtel. 
C’est au cours de cette promenade que nous avons eu une aventure qui nous a laissés perplexes. Un homme nous a accostés en pleine rue. Il se disait Italien et perdu dans la ville. Il parlait l’anglais et nous avons tenté de l’aider. C’est à ce moment qu’un autre homme s’est approché en présentant une carte où l’on voyait très bien écrit le mot « police ». Il a d’abord parlé avec le présumé Italien. La conversation se tenait en hongrois. Nous ne comprenions pas. Le policier nous a demandé, en anglais, si nous connaissions l’individu, ce que nous avons bien sûr nié. Le policier a demandé au présumé italien de montrer son passeport. Quand Denis a tenté de sortir le sien, le policier lui a ordonné d’attendre. Il a examiné le passeport de l’autre, puis il a réclamé de voir son paquet de cigarettes ; il a sniffé celui-ci avant de le retourner. Puis, il a exigé que le présumé Italien sorte son porte-monnaie. J’ai vu des liasses de billets hongrois et américains, des euros et d’autres que je distinguais mal. Ça m’a surprise et intriguée. Quand le policier nous a demandé, en anglais, de montrer notre argent, il a bien vu que nous avions chacun quelques forints, un peu d’euros et quelques dollars canadiens.
Le policier semblait sermonner le supposé Italien. Le visage de l’homme était sérieux et il a paru soulager quand le policier nous a laissés partir, l’Italien dans une direction et nous, vers une autre. 
Que venait-il de se passer ? Nous n’aurons peut-être jamais la réponse. Sur le coup, nous avons présumé que le policier suivait depuis un moment le présumé Italien. Ça expliquait son arrivée très rapide pour nous intercepter. Cherchait-il à mettre la main au collet d’un vendeur de drogue ? Il a bien vu que nous n’avions pas les fonds nécessaires pour un tel achat. Cherchait-il à coincer un changeur d’argent, activité illégale en Hongrie, sauf si vous êtes une banque ? Cette dernière supposition expliquerait la grande quantité d’argent que l’homme avait dans son portefeuille. Le policier serait-il venu à la rescousse de deux touristes en identifiant une arnaque quelconque ? C'est possible...
Quand j’y repense maintenant, je me demande si toute la scène n’était pas une tentative d’arnaque, le policier inclus. Ce dernier nous a présenté sa carte et l’a replacée rapidement dans sa poche. Avons-nous bien vu ? Était-elle fausse ? Impossible de le savoir. Pourquoi le policier n’a-t-il pas demandé à voir nos passeports ? N’est-ce pas standard pour toutes les polices du monde que de vérifier l’identité des intervenants ?
Une question demeure entière dans ma tête : que se serait-il passé si nous avions eu beaucoup d’argent sur nous ? Nous aurait-on menacés pour nous offrir ensuite un « deal » qui se serait terminé par le transfert d’une somme d’argent, pour soi-disant conserver notre liberté ? Nous étions seuls sur la route quand l’Italien nous a apostrophés. Carte en main et parlant français, c’est certain qu’on faisait très touriste.
Le fait que Denis a vu le policier suivre le présumé Italien et parler au walkie-talkie quelques dizaines de mètres plus loin donne du crédit à nos premières impressions. Je m’en fais peut-être pour rien. Il faut croire que ma cervelle d’écrivain surchauffe.
Mon bureau d'écriture en voyage

Bref, tout est bien qui finit bien. Tiens ! Je pense quand même que cette scène va se retrouver dans un livre prochainement… Qu’en pensez-vous ?



Faites le voyage avec moi, suivez mon blogue. 

Suzie Pelletier