mercredi 4 avril 2018

De l'écriture à l'édition



Il me semble que ça fait un bout de temps que je n’ai pas écrit sur ce blogue. Ouais... mon dernier billet date de juillet 2017. C’est long. Il y a pourtant quelques ébauches sur le site que je n’ai pas eu le temps de terminer ou de publier.  

Pourquoi ai-je négligé mon blogue ? Certainement pas parce que je n’avais rien à dire, ou à écrire, par ailleurs ! Même si certains farceurs le préciseront ! Je les aime, ceux-là, car ils me font rire. 

En fait, j’étais juste trop occupée. Je donnais mon 110 % comme dirait ce gars du Canadien de Montréal. À créer ma maison d’édition : l’aspect légal, le site web, la boutique en ligne, l’infrastructure, la philosophie de gestion, la politique d’édition, le plan marketing, le réseau de contacts de professionnels... et d’autres détails d’importance inégale qu’on doit tout de même gérer… Ouf ! Tout ça est essentiel au bon fonctionnement de n’importe quelle organisation, indépendamment de sa grosseur. 

ET VOILÀ que j’ai ma petite entreprise ! 

Mais... pourquoi donc partir ma propre maison ? Pour la satisfaction de pousser ma créativité encore plus loin. Pour ouvrir ma façon d’écrire à de nouvelles sensations. Pour le plaisir de développer ma business. 

Vous vous souvenez de ce rêve un peu fou de publier « Le Pays de la Terre perdue » ? Cette magnifique collection de six tomes et d’un recueil de nouvelles m’a beaucoup appris sur le processus d’édition. De novembre 2012 à décembre 2016, j’ai eu la chance de travailler sous le coaching de Marie Brassard (Véritas Québec). Elle m’a montré le métier d’écrivaine certes mais également celui d’éditeur de livres. J’ai trouvé ça très stimulant. 

 Cette belle expérience m’a donné le goût de pousser plus loin.

 Une nouvelle aventure ! Il faut oser !

L’idée d’ouvrir ma propre maison d’édition a germé dans mon cerveau en même temps qu’une deuxième série de bouquins. Des novellas (genre littéraire qui se situe entre la nouvelle et le roman fort populaires en Europe et ailleurs au Canada). La catégorie suspense-polar m’attire toujours autant. Les intrigues légères ou plus corsées présentent des gens foncièrement honnêtes confrontés à des individus contrôlants, dangereux, mafieux ou simplement véreux. Ils se sortiront de leur situation précaire par l’entremise des pirates du WEB qui, travaillant de concert avec des policiers, des avocats et des spécialistes en tous genres, utiliseront des moyens inhabituels afin de protéger la personne et faire enquête pour obtenir justice. 
Trois novellas ont vu le jour dans la collection « Les pirates du Web ». Vous pouvez en savoir plus en consultant le site web des Éditions du Défi
Notez que trois novellas supplémentaires sortiront au cours des prochaines années, dont les scènes se dérouleront en périphérie du milieu du trafic de la drogue. 

Un défi n’attend pas l’autre !
Vous comprendrez que le goût d’écrire me poursuit... et me pousse dans différentes directions. D’abord, depuis deux ans, je travaille à camper une collection jeunesse dans des lieux que j’ai visités. La série intitulée « Noémie et Maxime en voyage » vient de naître. Le premier d’une série de trois se passant en Irlande est sorti en mars dernier, juste à temps pour le Salon du livre de Trois-Rivières. Voici la liste de ceux sur lesquels je travaille actuellement. 


Deux autres campés dans l’Irlande suivront dans les prochaines années :  
  • Noémie et Maxime en Irlande, le Connemara (2019)
  • Noémie et Maxime en Irlande, Dublin (2020)

Un petit secret... Il y est fort probable que les prochains se passeront en Écosse. 

Mon cadeau...
Depuis fort longtemps, j’écris des nouvelles. Je laisse mon imagination prendre le contrôle de mon clavier pour le simple plaisir d’inventer une vie ou un crime à un personnage croisé au fil de mes expériences de travail, de mes rencontres fortuites ou d’un voyage. Des textes créés de toutes pièces et qui, parfois, n’ont aucun lien avec ce que j’ai vu ou entendu. Que voulez-vous, mon cerveau ne marche jamais en ligne droite; il préfère vagabonder à droite et à gauche, sans but réel. 
Ainsi pour l’année 2018, j’ai décidé de me faire un cadeau et d’en éditer quelques-unes. Le recueil comprend vingt-et-une nouvelles inventées quelque part dans le monde. Le bouquin paraîtra à l’automne sous le titre « Pot-pourri de voyage ». 
Comme vous le remarquez, l’écriture prend maintenant une place prépondérante dans ma vie... 

dimanche 2 juillet 2017

Europe 2017 - quatre villes, quatre pays, quatre langues


Un voyage, deux vadrouilleurs, trois monnaies, quatre villes…
J’aime faire une rétrospective quelques jours ou quelques semaines après mon retour de voyage. De cette façon, à mon grand bonheur, le périple se poursuit encore quelque temps. Denis et moi sommes revenus de notre escapade le 20 juin dernier et notre vie a repris son cours. Nous discutons déjà de notre prochain voyage, bien sûr. Mais nous trouvons important de dégager nos apprentissages de notre dernière excursion.
Les amateurs d’images peuvent visiter le site web de Denis pour y trouver une sélection de photos qu’il a prises au cours de notre voyage.
Aujourd’hui, le 30 juin, il pleut des cordes. Je m'installe donc sur ma chaise préférée, mon MacBook Air sur les genoux. Voilà ! C’est parti !
Le forfait d’Air Transat
D’abord, précisons que le forfait comprenait 15 jours à partir de notre arrivée à Prague. La carte ci-après explique le déroulement des voyages. Notez que le jour 1 correspond à l’arrivée, vers midi. Ce jour-là, nous plaçons nos repères, nous marchons dans la ville et nous respirons l’air afin de sortir le stress de l’avion de nos corps. On ne visite pas au cours du jour 16 parce que c’est le temps des bagages, de la navette vers l’aéroport, de la douane et de la sécurité, du trajet en avion et du retour à Montréal.

Notez aussi que les jours 5, 8, 12 et 14 sont consacrés à des voyages en train qui prennent entre trois heures et quatre heures trente minutes. Ces journées sont donc largement amputées du point de vue des visites touristiques.  
Est-ce que nous avons aimé le périple ?
Bien sûr ! Je reviens avec de nouvelles sensations dans mon corps, des images et des idées plein la tête pour écrire des nouvelles.
Par contre, on ne peut bien comprendre ces gens, leur culture et leurs valeurs en deux ou trois jours. Surtout que le forfait nous obligeait à rester dans le centre touristique. C’est comme visiter une distillerie qui produit des milliers de boissons différentes et de se contenter du contenu de quatre shooters.
L’incursion en valait tout de même la peine. Elle nous a fait voir quatre villes, quatre pays, dont nous avions entendu parler sur la scène internationale et qui nous intriguaient. Ça nous satisfait.
Puis-je qualifier chacune des villes visitées en peu de mots ?

Prague, la plus belle. En explorant cette ville, on réalise pourquoi on l’a toujours considéré comme l’une des plus magnifiques d’Europe. Elle a su protéger sa culture et son histoire malgré les guerres et les occupations.

Vienne, la plus occidentale. À certains points au cours de notre marche, je me serais crue à Paris. Ça me surprenait que l’on me parle en anglais avec un accent allemand.

Bratislava, mon coup de cœur. Une ville accueillante où il fait bon vivre. J’ai apprécié la candeur des gens et leur belle façon de rendre leur centre-ville touristique accessible à pied. On y flâne, main dans la main. On savoure des limonades et on respire l'air du Danube.


Budapest, ma déception. Comment aimer une cité criarde, sale, sombre et qui installe dans son quartier historique deux autoroutes majeures ?

Mes coups de cœur dans chaque ville
Le parc du mont Pétrin à Prague.
Les statues particulières à Bratislava.
L’église Saint-Pierre (Peterskirch) à Vienne.
Le district du château de Budapest.
Qu’avons-nous appris ?
Nos plus grands acquis touchent l’histoire de ces peuples, leur culture ainsi que leur façon de vivre. J’en ai parlé abondamment dans les billets que j’ai écrits au cours du périple. Voici d’autres apprentissages :
Minimiser les bagages. Habitués de voyager par avion et de maximiser nos valises, nous avons trouvé les transports en train plutôt difficiles. Le train ne restait qu’une minute ou deux à la gare, car ce n’était qu’une étape. Pour embarquer, nous devions grimper rapidement et chercher notre wagon et nos places réservées par la suite. Facile, vous dites ? Ça se complique lors de l’arrivée à destination, alors que nous devions quitter le train avant qu’il ne reparte… À deux reprises, nous avons dû lever le ton pour que les gens qui embarquaient nous laissent sortir, parce que nous n’étions pas assez rapides. Réduisez vos bagages ; ça facilitera la manœuvre. Une seule valise de la grosseur de celle acceptée dans les avions, ou un havresac de même dimension serait idéale. On en amène toujours trop…
Attention aux chauffeurs de taxi. Bien sûr, quand on débarque comme ça, avec notre attirail, nos cartes routières et nos expressions un peu perdues, nous n’avons pas besoin de coller une étiquette « touristes » dans notre front. Les chauffeurs de taxi sont les premiers à en profiter. Largement, si on les laisse faire. Renseignez-vous d’avance sur le prix habituel de la course. Un simple courriel à l’hôtel peut vous donner la réponse dont vous avez besoin. Négocier. En leur montrant que vous connaissez les coûts de la course, les chauffeurs auront moins tendance à abuser.
Arriver d’avance à la gare. L’organisation des gares et des trains varie beaucoup et les informations sont rarement claires, surtout si elles sont présentées dans une langue étrangère. En arrivant tôt, vous aurez le temps de poser vos questions aux bonnes personnes. Faites aussi le tour des lieux pour bien comprendre comment ça fonctionne.
La monnaie locale. La majorité des pays d’Europe ayant adopté l’euro, nous avons pu transiger dans cette monnaie même dans les pays qui en ont une autre. Par contre, sans monnaie locale, nous aurions dû renoncer à quelques visites un peu moins touristiques parce qu’on ne prenait pas la carte de crédit ni l’euro. Procurez-vous un peu de monnaie locale pour faire quelques transactions et montrer ainsi votre respect pour la culture du pays.
Les cartes de crédit. Sauf à Vienne, la ville la plus occidentale de notre visite, l’utilisation des cartes de crédit n’est pas toujours possible. Parfois, nous avons payé des frais supplémentaires (3 %) ou on a exigé un montant minimum d’achat. Donc, avant de prendre un taxi ou de vous asseoir dans un resto, prévenez les coups : demandez s’ils acceptent les cartes de crédit.
L’accueil des gens. Le tourisme est devenu une industrie fort importante en Europe centrale, surtout dans les lieux historiques. Ainsi, dans les endroits que nous avons visités, les gens étaient accueillants, s’intéressaient à nos origines, notre langue, notre culture, etc., même si leur maîtrise de l’anglais était parfois limitée.  
Est-ce que je retournerais là-bas ?
J’aimerais d’abord aller ailleurs. Tellement d’endroits m’intéressent et m’intriguent. Par contre, si j’avais l’occasion de visiter à nouveau ce coin de la planète, je le ferais différemment. Ce périple nous a à peine permis de survoler les lieux. Je prendrais plus de temps pour approfondir la culture et rencontrer plus de gens pour mieux apprécier chaque pays.
Et voilà ! Ça se termine ainsi !
Faites le voyage avec moi, suivez mon blogue. 
Suzie Pelletier



jeudi 29 juin 2017

Europe 2017 – Prague – une dernière journée (19 juin 2017)


Il faut toujours une dernière journée de visite, parce que même le voyage le plus magnifique a une fin. Nous avons essayé de la rendre mémorable.
Sur notre plan de la journée, nous avions d’abord deux endroits à voir : visiter l’église Saint-Nicolas et gravir la colline de Pétrin où un point d’observation permet de voir l’immensité de la ville.
D’abord, une fois nos tickets de transport en commun validés pour la journée, nous prenons le tram 12 pour nous rendre au carré Málostranská où se trouve notre première destination. Comme ailleurs, il faut faire le tour du quartier pour trouver l’entrée de l’église Saint-Nicolas, cachée par les bâtisses à quatre étages construits tout autour. Nous savions où elle était parce qu’on voyait sa tour de loin.

Vous allez dire « encore une église ! » L’idée de visiter « toutes » les chapelles de la ville n'est pas la mienne. Il faut tout de même admettre que chacune d’elle présente une architecture particulière et les œuvres d’art qu’on y retrouve sont uniques tout comme son histoire. Par la photographie, Denis sait capter l’essence de chacune d’elles. Quant à moi, ça me donne autant d’occasions de m’asseoir dans un endroit frais et serein pour écrire.
La construction de cathédrales gigantesques a permis de faire travailler des milliers de personnes au moyen-âge. Les monastères qui s’y accrochaient permettaient aussi à des centaines d’autres de choisir une vie d’apostolat plutôt que la mort à court terme. Je comprends le principe, mais aujourd’hui, malgré l’histoire riche que ces monuments représentent, je ne peux pas me sortir de la tête qu’une seule des statues sur la photo permettrait d’acheter le contrat d’esclavage d’une dizaine d’enfants en Inde ainsi que les nourrir et les éduquer pendant au moins dix ans. Imaginez le nombre de vies sauvées avec toutes les parures de cette église.
Alors que Denis a l’intention d’emprunter l’escalier en colimaçon pour grimper la tour, moi je m’installe dans un restaurant qui annonce « home made lemonade ». C’est le temps de faire un dernier test. Je prends le menu pour regarder le choix de boissons non alcoolisées. Hum ! On annonce de la limonade au concombre, à l’orange, à l’ananas et au citron. « Au concombre ? » répétais-je dans ma tête sans vraiment assimiler l’information. L’idée de l’essayer ne me vient même pas… Plutôt, je commande une limonade au citron. Délicieuse ! Il fait déjà chaud et ça fait du bien !
Notre deuxième destination se trouvait au sommet de la colline de Pétrin : une tour d’observation dans le style de la tour Eiffel, mais beaucoup plus petite. Mais d’abord, nous avons pris le tram numéro 20 jusqu’à la station Ujezd. De là, nous avons emprunté le funiculaire jusqu’au sommet… Il fallait que je veuille voir le dessus de cette montagne pour embarquer là-dedans ! Le vertige, ça rend la vie misérable. Ce fut un long dix minutes pour arriver en haut, avec un terrible arrêt au milieu de la pente. Déjà, ma tête cherchait un truc pour descendre autrement. Je pense que j’aurais préféré utiliser une échelle.
Pour un moment, j’ai fermé les yeux et j’ai humé le doux parfum de rose qui nous accueillait. J’avais survécu ! Nous avons d’abord marché vers la tour d’observation. Denis y a grimpé allègrement alors que j’ai savouré l’ombre d’un grand arbre, assise sur un banc de bois, un cahier d’écriture et un stylo dans les mains. Chacun son bonheur !

Puis, nous sommes retournés vers la roseraie pour y admirer les fleurs de toutes les couleurs, leurs odeurs fortes ou plus suaves. Quel cadeau que la vie nous apportait ce matin-là !

Ce n’est qu’à la fin de cette visite que j’ai suggéré de descendre plutôt par le long sentier qui sillonne la montagne… plutôt que d’emprunter à nouveau le funiculaire… 


La randonnée sur un sentier de pierres qui descend en lacet nous apporte autant de surprises que le sommet lui-même. Je m’étonne d’ailleurs qu’il y ait si peu de visiteurs en ce lundi 19 juin. Tant mieux pour nous, car nous pouvons nous y promener à souhait sans nous presser ni nous faire bousculer. C’est d’ailleurs mon coup de cœur aujourd’hui autant que pour toute la visite de Prague. Le coin est charmant et très bien aménagé. 
Cette marche nous a permis de prendre quelques photos de la ville de Prague. 
En bas de la montagne, nous reprenons le tram 20 pour retourner au carré Málostranská. Pour le simple plaisir de marcher dans la vieille ville, nous traversons le Danube en empruntant le pont piétonnier Charles. À l’approche de cette place hautement touristique, nous remarquons l’achalandage. 

Il y a tellement de monde que les trottoirs ne suffisent plus. Les gens marchent dans la rue parmi les autos. Sur le pont, nous avançons difficilement en faisant le tour des groupes de visiteurs et d’écoliers. Au fil des autres jours, nous faisions attention à ceux qui prenaient des photos, attendant patiemment qu’ils terminent avant de passer devant eux. Aujourd’hui, il ne faut pas y penser. Ça prendrait des heures pour traverser le pont.


De l’autre côté, nous trouvons la rue Karlova, une artère spéciale dans son parcours au point que les touristes s’y perdent. Encore une fois, il faut tracer notre chemin dans un océan d’humains qui, allant en tous sens, crée un tourbillon impossible à contrôler comme si la tempête faisait rage. L’effort nous a fait nous arrêter au carré Staroméstské, en face de l’église Saint-Nicholas (celle-ci porte un « H » dans son nom), pour un thé glacé (pour moi) et une bière (pour Denis). Comment ne pas apprécié le moment magique alors que les tours de l’Église Saint-Mary of Tyn ressortent derrière les arbres ? Un instant mémorable !
Puis, c’est le moment de retourner dans le quartier de l’hôtel. Deux choix s’offrent à nous. Rejoindre le métro en traversant à nouveau cette mer de monde ou retourner par le pont Charles… Nous choisissons une variante en examinant la carte. Nous empruntons des rues que nous ne connaissons pas et qui semblent oubliées par les touristes. Le temps de le dire, nous atteignons le pont et nous trouvons la patience de le traverser lentement. Un tour dans le tram 20 nous amène directement au carré Andél, où se trouve le restaurant Potrefiná Husa, là où nous avons soupé le soir de notre arrivée. La bouffe est excellente, mais aussi, nous trouvions rigolo de terminer notre visite là où nous l’avons commencée.
Le soir venu, une sorte de nostalgie colle à mon âme. Bien sûr, j’ai hâte de revoir les miens, mais j’aimerais aussi prolonger notre voyage, ne serait-ce que pour une journée.
Il faut se rappeler que toute bonne chose a une fin et que, lorsqu’une aventure se termine, une autre commence… C’est la vie ! 

Faites le voyage avec moi, suivez mon blogue. 
Suzie Pelletier