dimanche 10 janvier 2021

Un rêve, ça se construit

Ce rêve commence au Salon du livre de la péninsule acadienne, à Shippagan, en 2015. Une classe d’enfants excités s’est arrêtée devant mon kiosque. La professeure voulait parler avec mon éditrice du temps. Des petits bouts de choux de 6-7 ans, ça grouille beaucoup. Ils caressaient chacun à leur tour le loup au centre de la publicité pour mon sixième tome de ma collection « Le Pays de la Terre perdue ». Ça m’a donné une idée. Je me suis assise par terre avec les jeunes, le dos appuyé sur l’affiche. Je voulais leur raconter l’histoire de Lou.  

Les enfants, installés en rond autour de moi, étaient captivés par cet animal qui vivait avec Nadine dans une grotte au bord de la mer. Je les ai fait rire en expliquant comment le louveteau rendait la vie un peu difficile à la femme. Nous avons jasé ainsi pendant vingt minutes. Puis la professeure est partie avec son groupe sans crier gare. Ça m'a laissée avec un rêve vif, celui d’écrire, un jour, ce récit que je venais d’inventer pour les tout-petits. 


Ça m’aura pris cinq ans pour transformer l’idée en un magnifique projet qui me prendra quelques années à compléter. Bien sûr, la pandémie et le grand confinement qu'elle a nécessité ont provoqué l’annulation de tous les évènements prévus à mon horaire à partir de mars 2020. Ça m'a donné l'occasion et beaucoup de temps libre pour travailler sur la conception et la réalisation de cette nouvelle collection de cinq romans jeunesse illustrés. Pour ceux qui ont lu Le Pays de la Terre perdue, voici quelques modifications importantes : 

 


Nadine, une femme de 55 ans dans mes livres originaux, se transforme en une fillette d’environ 10-12 ans. 








Elle n’a pas de machette ni de long couteau, mais elle possède simplement un couteau suisse. 










Bien sûr, notre héros s’appelle Lou, comme dans la série originale. 









S’ajoute un nouvel ami, un écureuil roux, Solo. 








Alex (le mari de Nadine dans la série originale), Dominique et Anne (ses enfants) deviennent ses amis restés à Montréal. 


Le Pays de la Terre perdue est magique et les animaux parlent…


Chacun des livres comporte des éléments d’apprentissages pour nos tout-petits.


Les aventures de Lou, tome 1 – Nadine 


Clientèle :  7 ans et plus

Roman jeunesse illustré


Résumé : 

Lou est un petit loup gris. Il vit au Pays de la Terre perdue avec ses amis Nadine et Solo.


Dans ce premier roman, Nadine marche dans la forêt à la recherche du chemin qui la ramènera chez elle, à Montréal. Elle est arrivée depuis quelques semaines dans cette contrée magique où les animaux parlent. En cours de route, elle rencontre Solo, un écureuil roux. Puis elle découvre un bébé loup dont la mère est morte en tentant de le protéger. Nadine décide de le sauver. Elle le nomme Lou.


C’est le début d’une belle aventure, dont je raconterai d’autres épisodes dans les prochains romans de la collection.


Dans ce roman illustré, l’enfant apprend comment Nadine, Lou et solo utilisent leurs cinq sens. Il pourra les citer à la fin de ta lecture. 


Aussi, il découvrira de nouveaux mots dont il trouvera la définition à la fin du bouquin.


Vous pouvez commander votre livre dès maintenant sur la boutique en ligne des Éditions du Défi. En complétant votre facture, profitez de l’option « instruction » pour demander une dédicace. N’oubliez pas de préciser le prénom de celui ou celle qui recevra le roman illustré.


Visionnez le lancement qui a eu lieu en mode virtuel le 6 décembre 2020. 


Les autres livres de la collection 


Il y en aura quatre autres tomes dans la série « Les aventures de Lou » : 


Tomes                      Date de la sortie prévue


2 – La mer         mai 2021

3 – Le feu décembre 2021

4 – Le ragoût         mai 2022

5 – La moufette décembre 2022


Chacun apportera son lot de nouveaux mots et d’apprentissages.


J’en profite pour remercier mes collaborateurs : Magali Laurent, coach en écriture et vérificatrice linguistique; Maxime Bigras, illustrateur, Marie Blanchard, graphiste, Sylvie Dulac de Bouquinbec, l’équipe de Distribulivre ainsi que mon comité de lectrices (Catherine, Caroline, Anne-Marie, Zoé, Allison et Marianne). 


Commander votre livre dès maintenant ! 




Suzie Pelletier

suziepelletier54@gmail.com

www.editionsdudefi.com



samedi 2 janvier 2021

Le virus maudit !

 Je sais ! Ça fait un boutte que je n’ai pas écrit sur mon blogue. Je pourrais vous donner toutes sortes d’excuses : manque de temps, absence d’idée, essoufflement, écœurantite aigüe… 


En fait, le nom officiel du coupable est SARS-coV-2 (severe acute respiratory syndrome coronavirus 2). En français, on l’appelle le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère ou SRAS-coV-2. Si quelqu’un l’attrape, on dira qu’il a la COVID-19, la maladie provoquée par le virus. Avec raison, on en a peur. Puis, il dérange nos vies. Un microbe malfaisant qui rend malade. Les gens atteints peuvent garder des séquelles importantes qui vont empoisonner le reste de leur existence. Pire encore, il tue.


Pourtant, l’année 2020 a commencé comme d’habitude. Dans mon horaire, les heures de gestion de la maison d’édition entraient en conflit avec mon besoin d’écrire. Mes présences de Salons du livre s’ajoutaient à ce boulot, tout comme mes conférences. 



Puis, en mars, on a détecté le premier Québécois avec la Covid-19. En quelques jours, mon monde s’est arrêté. Les événements prévus à mon calendrier ont été annulés. Je ne pouvais pas plus voir mes lecteurs. Pire, je devais me tenir à deux mètres de mes petits-enfants. Dès juin, j’ai acheté des masques. Me rendre à l’épicerie est devenue une expédition que je devais planifier dans le détail. Ma spontanéité est disparue de mes contacts sociaux, sous peine de tomber sérieusement malade. Une simple marche dans la rue demande encore un effort de tous les instants pour « guetter » les voisins qui entrent trop facilement dans ma bulle élargie à deux mètres de rayon.  


D’accord. Tout ça m’a ramenée à mes cours de microbiologie en 1975. À l’époque, nous conceptualisions la fin du monde comme le résultat d’une guerre nucléaire internationale. Les Russes nous faisaient peur. Notre confiance aux Américains, l’autre puissance atomique, était à peine plus élevée. Nos grands-parents parlaient encore de Nagasaki et Hiroshima. 


Or, notre professeur nous rappelait à l’ordre : « Ce qui mettra fin à l’humanité, ce sera un vulgaire virus ! Ce n’est qu’une question de temps ! » Du haut de nos vingt ans inconscients, sourire en coin, nous le croyions difficilement. Il nous répétait : « Plus il y aura de monde sur la planète, plus un microbe hautement contagieux fera du ravage. » Il relevait ses sourcils en broussailles au-dessus de la bordure de ses lunettes, claquait la langue et tournait sa tête de gauche à droite et vice-versa. Puis il ajoutait sérieusement : « Espérons qu’il ne tuera pas trop de gens ». Comme la grippe espagnole, se disait-on. 


Ça aura pris 45 ans pour que je voie se dérouler en direct le modèle de propagation que mes camarades et moi avions développé à l’université. En pire. En 2020, le SARS-coV-2 voyage plus vite que ce que nous avions prévu en 1975. Il utilise fort efficacement les trains bondés, les bateaux populeux et les avions où l’on s’entasse. Ces moyens de transport sont plus nombreux et, surtout, beaucoup plus gros qu’en 1975. Ça dépasse largement ce que notre modèle de contagion proposait à l’époque. Le coronavirus aime la boisson, la musique forte, le karaoké, la danse et les fêtes familiales quand les rideaux sont fermés. En 1975, nous avions prévu que le microbe prendrait une année au moins pour affecter tous les continents. En 2020, il n’aura fallu que trois mois après l’apparition de la maladie pour qu’on la déclare pandémique. En vérité, ce coronavirus vicieux profite aussi de l’insouciance des covidiots et des covidosceptiques (un ajout dans notre vocabulaire en 2020) pour voyager encore plus vite. 


Cet organisme infiniment petit, incapable de se reproduire par lui-même, est invisible. Pourtant, il a mis à genou toutes les puissances économiques de la planète… et les autres. Il est devenu l’ennemi commun qui éteint les chicanes. Le principe « tous ensemble » prend soudain un sens nouveau. La collaboration scientifique pour sauver l’humanité remplace la pernicieuse idée qu’apporte la compétition financière. 


À ce jour, il a tué plusieurs millions de personnes à travers le monde, a dépassé 15 000 morts au Canada, et 8 000 décès au Québec. Il frappe dur et fait mal. 



Bien sûr, en 2020, le SARS-coV-2 a marqué toutes mes heures conscientes. Parfois, il transformait mes rêves en cauchemars. Ainsi, sauf pour quelques billets publiés lors de notre dernière croisière (dans les Caraïbes), avant que la pandémie soit déclarée, je n’ai pas rédigé de texte pour mon blogue. Tout simplement, je n’avais pas envie d’écrire sur lui. 




Puis, on s’habitue à tout. On transforme sa vie. On s’adapte. Au lieu de dire « Viens-tu prendre l’apéro ? », on lance « est-ce que je t’envoie une invitation Zoom ? ». Ça dérange, mais on fait avec… 


Qu’est-ce que je fais quand quelque chose me dérange ? J’écris ! Heureusement, mon métier exige l’isolement et le télétravail !


L’annulation des Salons du livre, des voyages et des rencontres avec la famille et les amis a fait de la place pour que j’exerce ma créativité préférée. Je me suis retrouvée avec beaucoup de temps pour écrire. J’en ai profité. Mon horaire s’est aussitôt installé. Au moins quatre heures par jour, six fois par semaine, je plonge dans la rédaction, la correction, la revue de texte, le peaufinage de phrases. 


Pour me sortir de l’environnement pourri par le coronavirus malfaisant, je me suis laissé envelopper par mes univers associés à mes romans. Bien sûr, je parlerai de la pandémie, mais pas maintenant. Elle sera présente dans le suspense « Péril au Honduras » (qui en est à ses balbutiements). Mais en 2020, le SARS-coV-2 n’avait pas de place. Je me suis trempée dans les voyages de Noémie et Maxime dont les péripéties se déroulent encore en 2018, celui de mes pirates du Web, dont le prochain livre « Meurtres en Cascade » se passe avant 2020. Puis, je suis retournée dans cet univers magnifique d’un temps autre que me procure le Pays de la Terre perdue. J’ai conçu et travaillé plusieurs romans illustrés d’une nouvelle collection « Les aventures de Lou » qui s’adresse aux enfants de 7 ans et plus. 


Pour un minimum de quatre heures par jour, je me suis trempée dans le bonheur total ! En résultat, j’ai avancé tous mes projets. En 2021, j’ai prévu publier quatre livres. 


La fin de l’année 2020 s’est achevée avec la bonne nouvelle : les vaccins arrivent. Par contre, en ce début d’année 2021, on se rend compte que le plan de vaccination ne se déroule pas aussi vite qu’on l’espérait. Nous serons donc confinés encore un boutte… 


Ce n’est pas grave… Je travaille sur d’autres livres… et je prépare quelques surprises en vidéo… Je vous en parlerai sur ce blogue tout au long de l’année 2021. Je suis contente d’être de retour après de long mois de silence.  


Entretemps, visitez mon site Web pour en savoir plus. 


www.editionsdudefi.com



Bonne Année 2021 ! 


Suzie Pelletier, écrivaine

suziepelletier54@gmail.com

www.editionsdudefi.com





mardi 11 février 2020

Caraïbes de l’est — Le retour


Croisière dans les Caraïbes de l’Est — billet no 14 (11 février 2020)

Ça fait quelques jours que nous sommes revenus de voyage et la question demeure : sommes-nous satisfaits de cette croisière ? Bien sûr ! 

J'aime l'océan. J'avais hâte de me retrouver au milieu de la mer sans terre en vue. Ça me rappelait mon stage en océanographie de 1976, sauf que cette fois, nous étions près de 6000 personnes à bord (4300 passagers, 1700 membres d'équipages). L'océan est toujours vivant et il peut être parfois terriblement agité. Ça ne me faisait pas peur. Je n'ai pas le mal de mer. Puis, sauf pour une journée où j'ai vu quelques visages verts, l'océan est resté agréablement calme. Le soleil lui donnait une couleur bleue qui, à certains endroits, tirait sur le turquoise. J'ai aimé sentir son mouvement sous mes pieds. Lorsque que nous étions en mer, je sortais sur la balcon de notre cabine où je montais au 18e étage de notre ville flottante pour l'admirer. J'ai aimé dire bonjour au soleil le matin et lui dire au revoir le soir. Ça fait de merveilleuses photos:

Lever du soleil le 27 janvier 2020 (Journée en mer)
Coucher de soleil le 3 février 2020 (Saint-Kitts)
Notre objectif principal était de visiter plusieurs îles afin de choisir quelques destinations pour les prochaines années. Janvier est un mois de repos où l’on cherche à se cacher de l’hiver pour une semaine ou deux. Nous avions choisi Saint-Kitts à deux reprises pour son calme et ses attraits touristiques et ses plages sur l’Atlantique et les Caraïbes. 

Nous cherchions donc à voir si d’autres îles nous apporteraient autant de plénitude, mais le choix nous était difficile. La croisière nous a permis d’en visiter dix nouvelles, en comptant Porto Rico. Nous espérions trouver quelques idées pour nos prochaines destinations d’hiver.

Alors, comme réponse à la question : oui, notre but est atteint. Nous avons repéré des îles que nous aimerions visiter de nouveau afin de mieux les explorer. D'autres nous captivaient moins. 

Notre deuxième objectif était « d'essayer » le mode de voyage « croisière » que plusieurs nous vantaient avec verve. Là, la réponse est mitigée. D’abord, je doute que nous fassions une autre croisière dans les Caraïbes. L’expérience nous a démontré que nous aimons notre manière de vivre nos expériences dans le sud, en couple, en prenant notre temps. Après onze jours en mer avec plus de 4000 autres passagers, j’ai compris que ce n’était pas pour moi, du moins, pas pour tous les voyages. J’aime rencontrer des habitants de la place, parler avec eux, visiter les lieux sans me presser. Ça prend quelques jours. En croisière, les visites sont trop courtes pour atteindre ce but. Puis, quand on débarque avec des milliers d’autres, ça empêche d’établir une relation privilégiée. 

Par contre, nous savons tout de même que ce ne sera pas notre dernière croisière. En fait, la prochaine pourrait bien être une croisière sur la mer Baltique, pour visiter des lieux difficiles à voir autrement. Est-ce que nous choisirons « Norwegian Cruise » ? Les autres membres de notre groupe nous ont répété que la compagnie de croisières n’était pas au sommet du palmarès des hôtels flottants. Ils l’évaluent sévèrement à un maximum de trois sur une échelle de zéro à cinq. Certaines compagnies proposent l’internet et la boisson gratuite ou des repas plus fabuleux, mais les coûts sont plus faramineux. D’autres nous ont parlé des cabines mieux aménagées. En ce qui me concerne, j'ai trouvé les aménagements et les offres appropriés pour le coût du voyage. Je ne suis pas prête à payer plus cher pour obtenir du supplément. Ce que propose l'Épic nous a satisfaits. 

De toute façon, d’autres éléments plus importants nous aideront à choisir notre prochaine croisière. En effet, il existe des centaines d’offres pour les Baltiques. Les dates seront d'importance capitale, vu notre emploi du temps. Les pays visités lors de la croisière auront une plus grande priorité que le nom du navire et les richesses qu'il offre. Le point de départ reste aussi un élément à considérer sérieusement. Peut-être que le nombre de passagers, donc la grosseur du bateau, sera aussi un facteur à ajouter. 

Je ne sais pas quelle sera notre prochaine destination. Peut-être même que ce sera une île que nous n’avons pas visitée sur ce voyage, qui sait ? La Guadeloupe ? La Martinique ? Les Bahamas. Un retour à Saint-Kitts peut-être ?

L’avenir nous appartient ! À nous de choisir.

Bon voyage !

Suzie Pelletier, écrivaine


dimanche 9 février 2020

Charlotte-Amélie, Saint-Thomas


Croisière dans les Caraïbes de l’Est — billet no 13 (5 février 2020)

Dès notre arrivée dans le port, les richesses de la place nous sautent en pleine face. Les yachts modernes, certains avec hélicoptères, des longs et des courts, mais très nombreux montrent l’opulence des gens qui l’habitent. Les maisons sont plus grosses qu’ailleurs. Le nombre d’hôtels aussi. Tout respire l’argent. Doit-on révéler que les Îles Vierges Américaines sont un paradis fiscal ?

Saint-Thomas, l’une des Îles Vierges Américaines, compte 51 000 habitants et abritent la capitale de l’archipel, Charlotte-Amélie. Les Néerlandais développent d’abord l’île à partir de 1657, mais l’île Saint-Thomas devient danoise à partir de 1672. La culture de la canne à sucre, l’industrie primaire de l’île, se développe rapidement et son économie dépend largement de l’esclavage. Sa capitale est rebaptisée Charlotte-Amélie en 1691, en l’honneur de l’épouse du roi Christian V du Danemark. Une fois l’esclavage aboli, l’économie baisse. Le gouvernement américain achète les trois îles danoises (Saint-Thomas, Sainte-Croix et Saint John) en 1917. 

Curiosité : nous sommes en territoire américain, mais les automobilistes conduisent à gauche du chemin… 

Aujourd’hui, nous avons marché les trois kilomètres qui séparent le port de la ville elle-même. Puis nous avons déambulé dans les rues où presque tous les magasins tentent de vous vendre des bijoux. Ici, il n’y a pas de frais de douane à payer pour les gens qui arrivent par bateau de croisière. Pourquoi ne pas acheter un diamant ? Deux ou trois peut-être ? Pour les Américains, qui n’ont aucune limite d’importation personnelle, c’est certainement une aubaine. 

Puis, après avoir dégusté un double expresso, nous reprenons le chemin du bateau, avec un arrêt au marché touristique. Nous avons résisté et nous revenons sans diamants ! Ni de yacht par ailleurs ! 

Vue du port de Charlotte-Amélie
Ruelle piétonnière
On conduit à gauche ici !
Promenade entre le port et la ville
rue des diamants 
Ce soir, nous faisons les bagages. Demain, nous arriverons à Porto Rico tôt et notre débarquement est prévu à 8 h 15. Après un tour de l’île avec un guide, nous repartons sur les ailes d’American Airline de San Juan vers Montréal avec un arrêt à Miami. 


Bon voyage !

Suzie Pelletier, écrivaine

Tortola, îles vierges britanniques


Croisière dans les Caraïbes de l’Est — billet no 12 (4 février 2020)

arrivée à Road Town, île Tortola

Aujourd’hui, nous arrivons à Road Town, un petit village sur une petite île de l’archipel des Îles Vierges Britanniques. Comme à notre habitude, nous marchons vers le centre-ville pour y sentir de pouls de la place. Or, nous n’y avons rien trouvé de spécial. Au bout de vingt minutes à peine, déçus, nous revenons vers le port. Pour éviter de remonter tout de suite à bord du bateau, nous décidons d’acheter un tour de l’île de deux heures. Voici notre autobus. Remarquez le bord du chemin morcelé... 


Les îles Vierges Britanniques sont un territoire d’outre-mer du Royaume-Uni. Il y une cinquantaine d’îles, mais seulement 16 sont habitées. Découvertes par Christophe Colomb en 1493, elles ont été délaissées par les Espagnols. Elles sont rapidement devenues le repaire de pirates. Plus tard, les boucaniers français, anglais et néerlandais s’y réfugiaient entre deux raids contre l’Armada espagnole. La colonisation des îles s’effectue surtout à partir du 18e siècle, entre autres par l’arrivée des loyalistes après la guerre d’indépendance américaine. 

L’archipel compte moins de 30 000 habitants. Curiosités : on y transige en dollars américains, mais on conduit comme en Angleterre… 

Road Town, sur l’île de Tortola, est la capitale des Îles Vierges Britanniques, Christophe Colomb aurait baptisé l’île « Tórtola », ce qui signifie l’île aux tortues. Les Anglais ont installé des plantations de cannes à sucre dès le 16e siècle et l’importation d’esclaves africains était courante. L’île d’origine volcanique est très montagneuse et, pour grandir, la ville doit étendre son réseau routier sur les flancs de collines très à pic. 

À notre arrivée sur l’île, nous avons remarqué à quel point les maisons sont propres, fraîchement peinturées et munies de toit neuf. Notre guide nous a expliqué que l’Ouragan Irma, qui a frappé en septembre 2017, a sévèrement frappé le territoire et particulièrement l’île de Tortola. 95 % des habitations de l’île auraient été détruites. Depuis, on a reconstruit. On voit d’ailleurs des chantiers qui sont encore en activité.

Notre petite escapade nous a fait voir de nombreuses routes en épingle, la seule manière de grimper au sommet des collines trop à pic. Notre excellent chauffeur nous a montré ses habiletés à monter les côtes en première vitesse et à les descendre en utilisant la compression. Les routes étroites ne laissent aucune place à l’erreur. Par contre, les paysages sont tout simplement époustouflants. 

Voici quelques photos qui nous montrent, de là-haut, une partie des îles Vierges Britanniques:  

Road Town
  




Le bateau a repris la mer vers 16 h 30, ce qui nous a permis de voir plusieurs des îles vierges non habitées sur notre chemin. Le soleil couchant les éclabousse d'une lumière rosée. 




Demain, je vous parle de l’île Saint-Thomas, notre dernière escale de notre voyage


Bon voyage !

Suzie Pelletier, écrivaine

Basseterre, Saint-Christophe-et-Niévès



Croisière dans les Caraïbes de l’Est — billet no 11 (3 février 2020)


Voici une photo prise de notre patio alors que le soleil disparait à l'horizon, nous laissant avec une belle image. Nous avions quitté Saint-Christophe-et-Niévès une heure plus tôt. 


La photo qui suit est une vue de l'île de Saint-Christophe à notre départ vers le nord, pour Tortola, dans les Îles Vierges Britanniques. Une photo prise au quinzième étage de notre hôtel flottant.


Ce matin du 3 février, au restaurant, tout le monde parlait du fait que Laurent Duvernay-Tardif et les Chiefs de Kansas City ont gagné le Super Bowl. On parlait aussi de M. Trump qui a félicité les joueurs de l’état du Kansas… il semble que le Président des États-Unis ne sait pas que la ville de Kansas City est située au… Missouri !

 Le match s’est déroulé hier soir et tous les écrans géants sur le bateau, toutes les salles de spectacles et tous les restaurants montraient le match d’une manière ou d’une autre. Pas de party, ce soir. Pas de magie ni de musique non plus. Seul le spectacle du Super Bowl intéressait les gens. J’ai suivi aussi le match dans notre cabine. 

Donc, nous avons commencé la journée en parlant de football américain. Puis nous avons organisé notre sortie à Basseterre. 

Photo à l’entrée

Puis, le bateau ayant accosté à Basseterre à 8 h, nous avons décidé d’aller marcher dans le port. Très vite nous avons compris pourquoi cette île est devenue pour nous un petit paradis. Nous y sommes atterri à deux reprises, en janvier, pour couper l’hiver en deux. Aujourd’hui, nous avons reconnu plusieurs vendeurs dans les magasins, revu les places de tourismes, déambulé dans la place du marché, observé avec nostalgie les collines environnantes. Malgré l’humidité qui embrouille la vue, nous voyons avec plaisir le volcan inactif sur l’île de Niévès (Nevis). 

Je me sens chez moi, ici. Je respire un grand coup. Je tourne la tête à droite et à gauche. Ouais. Pourquoi cherchons-nous à nous rendre ailleurs ? 

Cette sortie hivernale, nous la planifions pour nous refaire une santé. Les îles de Saint-Kitts-et-Nevis sont parfaites pour y tenir ce rôle. Nous marchons jusqu’au café où nous savons que nous aurons un internet fiable et assez fort pour que je puisse télécharger au moins deux billets (Barbade et Antigua). 

La photo suivante est intéressante. J’en ai pris une semblable l’an dernier. Cette fois, le bateau qu’on voit à droite (au fond de l’image) est le Norwegian Epic. Il y a trois navires de croisières amarrés. Il y a probablement une dizaine de milliers de vacanciers qui se promènent sur l’île. 

Photo des bateaux

Occupés à savourer lentement nos doubles expressos bien forts, Denis et moi discutons de nos prochaines destinations. Rapidement, nous constatons que nous sommes à l’unisson sur un point : notre cœur est à Saint-Kitts et nous y reviendrons bientôt. 

Pour ceux et celles qui ne les auraient pas encore lus, voici la page de mon blogue où vous trouverez tous les billets que j’ai écrits concernant la Fédération de Saint-Christophe-et-Niévès, que nous appelons amicalement « Saint-Kitts ». 


Souvent, après notre visite et avant d’aller souper, nous prenons le temps de savourer le paysage que nous offre notre petite terrasse juchée au 9e étage de notre hôtel flottant. Par contre, il y a certaines fois, comme aujourd’hui, où la vue nous désenchante. En fait, l’Épic et cet autre navire de croisière ne sont séparés que d’un quai qui fait une dizaine de mètres de large. 


 
Demain, nous visiterons Road Town sur l’île Tortola, l’une des Îles Vierges Britanniques. 


Bon voyage !

Suzie Pelletier, écrivaine



lundi 3 février 2020

St. John’s, Antigua



Croisière dans les Caraïbes de l’Est — billet no 10 (2 février 2020)

Le navire a accosté au quai Héritage vers 10 h. Nous avons pu débarquer vers 11 h, une fois les manœuvres pour larguer les amarres terminées. Il a quand même fallu attendre que la cohue des gens pressés qui bousculent les autres soit passée. Aujourd’hui, nous avons marché lentement dans les rues piétonnières du centre « duty free » que nous trouvons toujours autour du port où le navire accoste. Quelques achats, une bière, des appels à la maison pour voir nos tout-petits, puis nous sommes retournés sur l’Épic pour relaxer. C’est la journée où nous avons le moins marcher depuis le début, soit 3,5 kilomètres.








Assis à l’ombre, au 18e étage, dans ce que nous appelons le « quiet zone », nous profitons du vent plus frais de la mer qui vient flatter notre peau. Au pied du bateau, nous pouvons admirer la ville de St. John’s dont les maisons s’éparpillent dans les collines, laissant beaucoup de place à la verdure.   


15e - bruits et trop de monde

Quiet Zone - Yeh !

St. John's
Antigua et Barbuda. Antigua, l’île verdoyante aux collines ondulées, possède apparemment les plus belles plages des Caraïbes. Nous sommes à cinquante kilomètres au nord de la Guadeloupe, que nous ne visiterons pas par ce voyage-ci. L’île a d’abord été habitée par les Ciboneys, puis les Arawaks. Christophe Colomb la découvrit en 1493. Elle fut d’abord colonisée par les Espagnols et les Français, ensuite par les Anglais. Christopher Codrington y construisit la première plantation de sucre et fit importer des esclaves d’Afrique pour les cultiver. Le Pays obtient son indépendance en 1981, mais demeure une monarchie constitutionnelle. Le tourisme constitue la moitié de son PIB. Sa population est estimée à presque 96 000 habitants.

St. John’s, sur l’île d’Antigua, est la capitale du pays et compte environ 22 000 habitants. La ville est l’une des plus développées et plus cosmopolites des Petites Antilles. Les touristes sont accueillis par des joailliers et des couturiers de renommée internationale. Bien sûr, on y trouve une distillerie qui fabrique plus de 18 000 gallons de rhum par année. 

La température aujourd’hui se tient autour de 27 °C, autour de 21 °C à l’ombre. Jusqu’ici, la température a été clémente à tous les endroits que nous avons visités. Il nous reste encore trois destinations avant de nous retrouver à San Juan, Puerto Rico. Ça marquera la fin de la croisière et le retour à la maison, les pieds dans la neige (5 à 10 cm). 

Bon, ce n’est pas le temps de penser à ça ! Pour l’instant, je profite du soleil, ou plutôt de l’ombre… 

Bon voyage !

Suzie Pelletier, écrivaine