jeudi 14 février 2019

Saint-Kitts and Nevis - excursion sur la mer des caraïbes


Visiter des zones géographiques très différentes de la nôtre nous incite généralement à acheter un forfait, d’autant plus quand le périple ne dure pas longtemps. Nous cherchons ainsi la tranquillité d’esprit. Pour Saint-Kitts and Nevis, nous avons choisi de voyager sur les ailes d’Air Canada. Le forfait inclut les transits entre l’aéroport et l’hôtel et vice-versa. Pas besoin de chercher l'hôtel ni de comprendre tout de suite la monnaie du pays. De plus, par l’entremise de Tropical Tour, Air Canada nous propose plusieurs circuits touristiques fort intéressants. 

Entre autres, nous avons fait l'excursion de trois heures en catamaran pour se rendre à l’extrémité sud de l’île Saint-Kitts du côté de la mer des caraïbes et revenir à Basseterre. 


Tiré du site web de Tropical Tour
Il faut compter une heure pour se rendre à destination durant laquelle on admire le paysage montagneux de l’île. La musique des caraïbes est entraînante et le personnel à bord incite les passager à chanter et à danser avec eux. L’expédition inclut une heure d'arrêt où les participants peuvent utiliser l’équipement de plongée libre (snorkeling), fourni à bord, afin d’admirer des tortues de mer, des oursins, des étoiles de mer et des poissons multicolores en tous genres. 



Par la suite, une fois le lunch englouti par les gens affamés, le catamaran reprend la route en sens inverse pour nous ramener au port de Saint-Kitts à Basseterre. 

Un seul point négatif. Lors de ce genre d'excursion en mer, le bar est ouvert. Certaines personnes en abusent. Ça peut devenir désagréable pour les autres.

Un conseil. Si vous avez un teint très blanc, assurez-vous de bien couvrir votre peau d’une crème solaire très efficace. Deux fois durant le trajet. Les rayons du soleil se reflètent sur l’eau, ce qui fait que votre peau est bombardée de deux fois plus de rayons UV. Le vent léger vous empêche de saisir que votre peau est en train de brûler... surtout si vous accompagner votre visite de trop nombreux verres de punch tropical. 

Je vous laisse avec quelques photos prises au cours de cette excursion sous un soleil radieux des caraïbes.

Saint-Kitts est constitué d'anciens volcans

Nevis (à l'arrière)

Site de plongée en apnée

 Timothy Beach

Mer des caraïbes


 Dans l'un de mes prochains blogues, je vous partagerai notre escapade dans la forêt humide (Rainforest). On s'est fait brassé dans des chemins cahoteux et plein de nids de poule !  

Bon hiver et bonne lecture ! 

Suzie Pelletier



mercredi 13 février 2019

Saint-Kitts and Nevis - deux fois plutôt qu'une


Quand nous choisissons des destinations de voyage, il est rare qu’un endroit nous attire deux fois. Nous aimons changé d'air, voir autre chose. Pour Saint-Kitts and Nevis, j’ai l’impression que je pourrais y vivre à l’année… si ce n’était des petits-enfants qui vivent au Québec. 

Amicalement, on l’appelle Saint-Kitts and Nevis ou Saint-Christophe-et-Niévès. Son nom véritablement est « la fédération de Saint-Christophe-et-Niévès » ou « Federation of Saint Christopher and Nevis ». Wow ! Autant de complications pour le pays le plus petit de l’Amérique du Nord. Seulement 261 km2 !

Comme la langue officielle est l’anglais, je vais continuer d’utiliser Saint-Kitts et Nevis, le nom qui a inspiré notre première visite l’an dernier. Nous avons adoré l’endroit, les gens qui l’habitent, la météo, le vent et la mer. 

Le climat chaud et sec convient bien à cette pause dont j’ai besoin au cours de l’hiver pour récupérer du froid humide de Montréal, de ses tempêtes de verglas, de neige ou de pluie qui chavirent notre univers nordique en alternance. 

Politiquement, le pays s’est affranchi du Royaume-Uni en 1983. Reconnaissant tout de même la reine Elizabeth II comme son monarque, le pays est devenu une monarchie constituante fédérative, comme le Canada et l’Australie.


tiré de Wikipedia.

Géographiquement, les îles de Saint-Kitts et de Nevis font partie des îles du vent (Petites Antilles), une longue chaîne de petites îles qui se dessinent en demi-lune au sud-est de la Mer des Caraïbes entre Porto-Rico et le Venezuela. Juste à les voir du haut des airs, on comprend qu’il s’agit d’anciens volcans. Certains, comme les monts Liamulga et Nevis, sont dormants… et non pas éteints.

Les habitants parlent l’anglais, la langue nationale du pays, et aussi un créole spécifique à Saint-Kitts. Sauf exception, on n’y parle pas le français ni l’espagnol. Toutes les transactions à l’hôtel, dans les restaurants, dans les magasins, avec les chauffeurs de taxi, les guides d'expédition, à la banque, avec les autorités (portuaires ou aéroportuaires) se font en anglais seulement. 

Historiquement, l’île a été découverte par Christophe Colomb, pour les Espagnols, mais ceux-ci s’en désintéressent parce qu’il n’y a pas d’or. Puis des garnisons françaises et anglaises s’y installent, parfois à tour de rôle, autrement en même temps. Ils cultivent le tabac, la canne à sucre et l’indigo. Puis, lors du traité d’Utrecht signé entre la France de l’Angleterre en 1713, le pays devient britannique, en même temps que l’Acadie, Terre-Neuve et la Baie d’Hudson.

La culture de la canne à sucre et la fabrication du sucre a été très longtemps l’industrie principale du pays. C’était dans le temps de l’esclavage. En 1734, quand le Royaume-Uni a aboli l’esclavage dans tout l’empire, plus de 27 000 esclaves ont été émancipés sur les îles de Saint-Kitts et Nevis. Ils sont devenus, du jour au lendemain, des employés de ceux qui les ont maintenus en esclavage. Weird, vous direz. Peut-être. La transition n’a certainement pas été facile. Par contre, en devenant citoyens britanniques, ces anciens esclaves et leurs enfants obtenaient le droit à l’éducation, à la propriété et à leur fierté. Ils retrouvaient leur dignité personnelle et familiale. Puis on leur a garanti quatre années d’apprentissage. Aujourd’hui, 92 % de la population de ces îles est de descendance africaine. 

SI la production de sucre a grandement décliné au cours du siècle dernier en raison de coûts croissants d’exploitation. Aujourd'hui, l’économie du pays est basée sur l’agriculture, le tourisme et de petites industries. Bien sûr, il y a aussi le magnifique terrain de golf de Frigate Bay… 

Partie sud de Saint-Kitts et l'île de Nevis

 Ces îles sont charmantes parce que le tourisme reste encore limité. Mais à la quantité d’hôtels qui se construisent un peu partout sur les îles, on s’attend à ce que le nombre de touristes augmente considérablement. De plus, le quai supplémentaire qu’ils sont en train d’aménager fera doubler le nombre de bateaux de croisières qui accosteront tous les deux ou trois jours sur l’île.

Personnellement, j’ai peur que cet arrivage de touristes fasse perdre son charme à ces îles dont la température moyenne, à longueur d’année, se situe entre 25 °C et 28 °C. Je suis contente d’avoir connu sa quiétude, deux fois plutôt qu’une.

Je vous laisse avec quelques photos prises l'an dernier. 

Océan Atlantique

Mer des Caraïbes

Vue de Frigate Bay (Atlantique)

Dans mes prochains blogues, je vous partagerai quelques escapades merveilleuses dont nous avons bénéficié au cours de nos deux séjours. 

Bon hiver et bonne lecture ! 

Suzie Pelletier





jeudi 31 janvier 2019

Résolution 2019 - un geste minimaliste ?

J’ai de ces idées parfois ! L’une de mes résolutions pour 2019 consiste à me départir de tous les objets dont je n’ai pas besoin. 

Minimaliste ? Moi ?  Vraiment?  Heck, non! 

Bon la réponse est un peu trop rapide. Je le sais ! Le dicton ne dit-il pas de « ne jamais dire jamais » ? Dans mon cas, je devrais certainement dire que le chemin pour apprendre à vivre avec seulement l’essentiel ou devenir minimaliste serait très, très, très long. Comment pourrais-je me départir d’une partie de mes bijoux ? De mes petites boîtes que je collectionne depuis… je ne vous le dis pas ! Est-ce que je peux réduire la grosseur de mon automobile ou la changer pour le transport en commun ? J’en ai encore trop besoin… du moins, je pense…

Chez nous, comme dans beaucoup d'autres foyers familiaux, les choses s’accumulent. Quand nous avons transféré nos affaires d’un petit appartement à notre première maison, nous l’avons trouvée trop grande ! Les pièces nous ont paru si vides, du moins pour un temps. Quelques années plus tard, il ne restait plus de place dans les armoires pour l’ultime outil ni sur les murs par ailleurs. Puis, nous avons déménagé à nouveau, ce qui nous a fait réduire nos biens d’au moins 20 %. Yes ! Trois ans plus tard, la maison était aussi remplie. 

Imaginez! Nous habitons notre résidence actuelle depuis 28 ans. Bien sûr, il y a eu les grands ménages du printemps, ceux de l’automne. Les rénovations nous ont aidés à réduire la quantité d’objets. Notre résistance à nous « débarrasser » d’objets ressemble à celle des autres personnes : 

  •               Donner ce pot qui m’a été donné par mon ami Jerry ! Non ! 
  •           Nous tenons à garder ces tasses que nous avons acheté en voyage quelque part dans le monde. 
  •               J’ai acheté cet objet sur un coup de cœur !

La situation m’irrite depuis plusieurs années, déjà. Comment faire pour réduire notre attachement aux objets ? Nous n'avons JAMAIS le temps ! Puis j’ai lu sur la philosophie minimaliste. Ça m'a donné le frisson. Des boutons aussi. Mais, l'idée s'est implantée dans mon cerveau. D'accord... que je me suis dit. Comment pouvais-je utiliser cette manière de faire sans tomber dans l'excès ? En restant zen par rapport au processus ? Ouf ! En y réfléchissant, j’ai développé une idée afin de faire un premier pas. Ma résolution est simple : 

 Chaque jour de l’année 2019, je choisirai un objet encore utile et je le placerai dans une boîte afin de le donner à un organisme d’entraide. 

Wow ! D'ici le 31 décembre 2019, j’aurai débarrassé ma maison de 365 objets ! Bonne idée ! Que je me suis dit… 

J’ai décidé de commencer tout de suite ! Par la cuisine. J’ai ouvert mes armoires remplies jusqu'au bord et où j'ai pratiqué au maximum l'art d'empiler les choses. Je sais que je n’ai pas besoin d’un million de tasses ni de tous ces ustensiles de cuisine. Je ne les utilise plus. Debout, à regarder tout ça, je suis restée perplexe, déçue même. Ma tête bouillonnait : «Pas cette tasse-là, car c’est un souvenir. Ce plat m’a été donné en cadeau. Hum, ceci vient de ma belle-mère.» J'ai tout remis dans l'armoire.

Merde ! Je n’arrivais pas à choisir ! Ça commençait mal. 

 C’était un jour de tempête entre Noël et le Jour de l’An. J’ai commencé à douter de ma capacité à mettre en oeuvre ma résolution. Comment pourrais-je remplacer une décision de garder basée sur mes émotions par un choix de donner axé sur la raison ? Ce jour-là, j’ai fait le tour de la maison portant en tête deux éléments neutres (non basé sur mes émotions): 

1)   Est-ce que j’ai utilisé cet article dans les dix dernières années ?
2)   Est-ce que j’utiliserai cet objet dans les prochains dix ans ?

Essayez ! Vous allez voir que le contenu de vos armoires, de vos étagères, de vos crédences et dans vos bureaux vous reflètera une toute nouvelle perception. 

Nous sommes le 31 janvier 2019 et la première boîte est prête avec 31objets encore utiles, mais que je n’utilise plus depuis dix ans et que je n’utiliserai pas dans les dix ans à venir. Puis, la boîte pour février est à moitié pleine de beaux objets que j’aime, mais dont je n’ai plus besoin. Quelqu’un d’autre leur donnera une nouvelle vie. J’ai déjà trouvé quelques livres qui répondent à mes deux critères. Ils seront dans les boîtes de mars et avril. 

OK ! Maintenant, afin de vraiment confirmer ce petit pas vers le minimalisme (ce mot me donne encore le frisson !), il me reste une autre contrainte importante à mettre en place :

 Ne pas remplacer ces objets par d’autres… Heck… je ne suis pas sortie du bois !


Suzie Pelletiier



mardi 29 janvier 2019

La sclérose en plaques



Donner généreusement ! 

Participez à mes efforts de collecte de fonds en faisant un don sur ma page personnalisée sur le site de la Société canadienne de la sclérose en plaques - région du Québec.

L'an dernier, j'ai décidé d'associer la sortie de mon premier roman-jeunesse « Noémie et Maxime en Irlande, 1 - L'île d'Achill » avec une campagne de financement pour une oeuvre caritative. Ainsi, pour chaque livre vendu en Salon du livre ou par la boutique en ligne, Éditions du Défi a donné deux dollars à la Société canadienne de la sclérose en plaques (SCSP -Québec). J'ai choisi ce bouquin parce qu'il s'agit d'un roman jeunesse. Or, c'est bien connu, cette catégorie littéraire se trouve très haut dans les choix des lecteurs québécois, ce qui favorise les ventes.

Mes rencontres en Salon du livre m'ont montré, une fois de plus, que nous connaissons tous quelqu'un qui subit quotidiennement les conséquences de cette maladie sur son bien-être. On me parle d'une soeur, d'un enfant, d'une cousine, d'un neveu, d'une partenaire d'affaires, d'un voisin, d'une collègue de travail ou d'un employé.  Malheureusement, le commentaire le plus commun entendu demeure «c'est terrible, mais ça ne tue pas !» Ben non ! Ça ne tue pas ! Mais les gens atteints subissent des conséquences graves sur leur quotidien. Ça compte ça aussi !

Doit-on répéter que le Canada a l'un des plus haut taux de sclérose en plaques du monde ? Une personne sur 365 vit avec la SP. Plus de 100 000 canadiens et canadiennes en sont atteints.

L'année 2019 - Poursuivre mes efforts

Ainsi, avec l'accord de la SCSP région du Québec, j'ai décidé de poursuivre mes efforts de promotion en 2019, pour faire connaître cette maladie et ses effets sur la personne atteinte. Voici en trois temps, ce que j'ai prévu.


1 - Don de deux dollars par livre vendu. 



Je poursuis mes dons pour Noémie et Maxime en Irlande 1 - L'île d'Achill pour les ventes directes en Salon du livre ou par le biais de ma boutique en ligne.



2 - Un personnage atteint de la sclérose en plaques.



Le deuxième livre de la collection, Noémie et Maxime en Irlande 2 - Le Connemara, sort en librairie le 15 mars prochain. Cette fois, plutôt que de faire un don pour chaque livre vendu, j'ai choisi d'intégré un personnage, un grand-père adorable nommé Seamus O'Reilly, atteint de la sclérose en plaques. D'ailleurs, je remercie la SCSP pour leur aide dans l'écriture de cette partie du roman.



3 - Une campagne tout au long de l'année.

Au cours de l'année 2019, j'enverrai des invitations à participer à ma campagne de financement par ma page sur le site de la SCSP. J'utiliserai bien sûr mes présences à divers évènements, mais aussi des publications particulières sur Facebook, Linkedin et sur ce blogue.

J'espère qu'en plus de ramasser des fonds pour la SCSP,  mes efforts aideront à changer la perception des gens, pour qu'ils comprennent mieux que cette maladie a un impact négatif important sur la vie des personnes atteintes. Je veux qu'on cesse de me répondre : « Bof ! Ça ne tue pas ! » Peut-être qu'en cours de route, on trouvera aussi la manière de guérir les personnes atteintes.

Pourquoi donner un pourcentage, même minime, de ce que je gagne durement ? 

Pour moi, l'idée de participer à une oeuvre caritative n'est pas nouvelle. Adolescente, j'ai fait du bénévolat en tous genres. Accédant au marché du travail, j'ai participé activement à des campagnes de financement, au ramassage de vêtements et de jouets pour les moins bien nantis, à des collectes de sang et, bien sûr, à diverses occasions de bénévolat.  

Étudiante au MBA à Concordia, j'ai suivi des cours sur le développement des petites et moyennes entreprises. Le plan d'affaires, un outil au coeur de l'exercice, n'était pas complet, du moins à mon avis. On n'y mentionnait pas l'obligation morale d'une entreprise de s'impliquer dans son milieu. À ma façon de vouloir changer les choses, j'ai développé mon point de vue chaque fois qu'on m'en donnait l'occasion. Je pense avoir influencé quelques professeurs pour qu'ils revoient leurs modèles et, ainsi, qu'ils obligent les participants à réfléchir à ce propos. 

Pour moi, toute entreprise qui se respecte comprend l'importance de sa présence humaine dans le milieu où elle occupe une place. Je crois au principe que l'entreprise doit s'impliquer socialement. Je tiens à l'appliquer. À ma manière. En m'impliquant dans une cause sociale.

Pourquoi la sclérose en plaques ? 

J'aurais pu choisir n'importe quelle cause. J'ai perdu des amis et des membres de ma famille du cancer, d'une crise cardiaque ou à la suite de la maladie d'Alzheimer.  J'ai été exposé à la sclérose en plaques à plusieurs reprises dans ma vie professionnelle et personnelle. Au fil des ans, j'ai été étonnée de la méconnaissance de la sclérose en plaques par le public. On comprend mal cette maladie qui ronge la personne. Voici un scénario fort connu : Pourquoi Joseph marche-t-il normalement un moment, puis vient travailler en chaise roulante durant une semaine? Pourquoi utilise-t-il une canne en tremblant certains jours, mais qu'il la laisse dans son bureau la plupart du temps. Pourquoi la patronne accepte-t-elle que Joseph ne fasse jamais de temps supplémentaire, mais qu'elle l'impose à d'autres ? Se laisserait-elle simplement influencer par ce « manipulateur » ? Hum ! Bien que Joseph soit un personnage fictif dans cette scène, j'ai été cette patronne durant plusieurs années. J'ai beaucoup appris sur cette maladie, sur les difficultés éprouvées par les personnes atteintes pour vivre au quotidien. J'ai vu la perception négative et intransigeante des autres empoisonner un milieu qui aurait dû être autrement plus inclusif. 

Puis, une autre personne, plus proche de moi encore, a reçu le diagnostic de sclérose en plaques. J'ai choisi cette cause. Point. 

La Société canadienne de la sclérose en plaques utilise l'argent qu'on lui remet en développant des services pour aider les personnes atteintes afin de réduire l'effet de la maladie. S'ajoute des campagnes d'information. Également, une partie des fonds recueillis va à la recherche, car on cherche toujours à connaître les causes de cette maladie et les éléments déclencheurs des symptômes. Les chercheurs tentent de développer de nouveaux traitements pour soulager les symptômes et, nous l'espérons, guérir un jour cette maladie. 


Aidez-moi à récolter des fonds. Visiter ma page personnalisée sur le site de la SCSP pour faire un don.


Merci !

Suzie Pelletier
Auteure et conférencière




jeudi 6 septembre 2018

Merci Lise Payette

La nouvelle est tombée il y a quelques heures. Lise Payette n'est plus. J'offre mes sympathies à toute la famille et ses amis.

J'ai de la misère à définir ce que je ressens face à ce départ. De la tristesse et de la nostalgie. Bien sûr. De la fierté aussi. D'avoir vécu à son époque, d'avoir vu de près sa manière de relever les défis. J'ai appris de son exemple. Cette femme déterminée m'a influencée plus d'une fois dans ma vie. J'ai une immense reconnaissance pour les réalisations de cette femme volontaire et résolue, pour me permettre à moi, une femme née dans les années 50, de suivre le chemin que j'ai tracé et que je trace encore, par moi-même.

Ce matin, j'étais en train de me préparer à une journée d'écriture et de vérification de textes quand la mort de Lise Payette a été annoncée, presque en même temps, par toutes les chaînes et tous les journaux du Québec, du Canada et de la France. Je n'étais plus capable de me concentrer.  Lise était dans ma tête et me souriait. Je me souviens de cette femme qu'on a connue sur la scène publique. Une écrivaine de grand talent, une politicienne infatigable, une commentatrice qui nous fait réfléchir, même quand on n'est pas d'accord avec elle. Je me souviens bien de son rêve de voir le Québec indépendant, mais elle a surtout influencé ma vie par son leadership et sa manière d'aider les femmes à assumer leur place dans la société, à devenir indépendantes. « Arrêtez d'avoir peur et foncez ! » nous répétait-elle si souvent.

Je me souviens qu'en 1976, j'ai changé de nom. Ce n'était pas mon choix. Denis et moi venions de nous marier. Si notre idée du mariage nous faisait nous identifier en tant que partenaire, d'égal à égal, dans cette entreprise ou l'amour est la monnaie d'échange, la loi le voyait autrement. Ainsi, pour le dentiste, le médecin, la banque et bien d'autres,  je devenais mme Denis Fortin.

À quelques occasions, par de longues discussions et une grande ténacité, j'ai réussi à garder mon prénom. La milice (6e régiment d'artillerie de campagne à Québec) a accepté. J'ai toujours soupçonné que les officiers supérieurs ne voulaient pas de deux capitaines Denis Fortin... on aurait pu se mêler, quoi ! Dagh !

Puis, il y a eu l'université. Je voulais garder mon nom de jeune fille. « Mais non ! Ça ne se fait pas ! Que dirait votre mari ? » Ça m'enrageait ! J'ai réussi à l'obtenir au nom de Suzie Pelletier-Fortin. C'était d'ailleurs une belle réussite à l'époque ! C'était la loi aussi en 1978.

Même Sears m'a envoyé une carte de crédit au nom de Mme Denis Fortin. Pourtant, ma carte de crédit Visa, par une demande spéciale, portait au moins mon prénom... Pour Sears, j'ai fait la rebelle. Je refusais de signer avec le nom sur la carte. Je signais « Suzie Fortin », surtout quand j'avais de nombreux achats... et que la file d'attente était longue. La rebelle en moi grinçait des dents. Bien sûr, on refusait ma signature.  « C'est de votre faute, que je leur disais, il fallait mettre mon vrai nom, pas celui de mon mari ! »  Quand ça ne marchait pas, je laissais tous mes achats sur le comptoir et je partais.

Un de ces jours de rébellion, alors que j'ai senti que les femmes derrière moi prenaient mon bord, je ne me suis pas éloignée du comptoir contrairement à ce que je faisais d'habitude. Je voulais voir ce qui se passerait. Le magasin était bondé et il faisait chaud. Pourtant, deux autres femmes ont fait exactement comme moi puis, quand on a refusé leur signature, elles sont venues me rejoindre. La discussion était belle. On a parlé de l'idée de Lise Payette de nous permettre de garder nos noms de naissance. Nous rêvions ! Je jubilais, car la mentalité changeait.

Ma rébellion a duré cinq ans. Puis il y a eu Lise Payette ! Je l'admirais tellement ! Elle a mis la loi de mon bord. En 1981, le parlement a voté la réforme du droit de la famille. Tout d'un coup, je cessais d'être la femme de mon mari et je devenais une citoyenne à part entière avec ma voix, mon nom et mon chemin.  En 1984, alors que Denis et moi déménagions dans la région de Montréal parce que nos emplois l'exigeaient, j'en ai profité pour reprendre mon nom de jeune fille. Ça s'est fait facilement, parce que la loi me le permettait. Merci Mme Payette.

À mon arrivée à Montréal,  je suis passée à la banque recommandée par le concessionnaire auto pour avoir un prêt. On m'a dit que je ne pouvais pas l'avoir sans la signature de mon mari. Surtout, il m'a dit que j'étais une femme et que mon mari était responsable de mes dettes. J'ai dit au gérant qu'il était rétrograde et je suis partie. Lise Payette ayant fait changer la loi. Je savais donc que je trouverais une banque qui m'autoriserait ce prêt sur ma seule valeur personnelle. Je n'ai pas eu peur et j'ai foncé.  J'ai changé de banque aussi. Merci Lise Payette.

Cette même année, je suis passée chez Sears pour demander une carte à mon nom, Suzie Pelletier, bien sûr. Toujours aussi rebelle, j'ai indiqué que j'étais mariée, mais j'ai refusé d'écrire le nom de mon mari. Quand la préposée m'a dit que je devais le mettre, j'ai simplement dit que la loi ne m'y obligeait pas et que ce n'était pas de ses affaires. Merci Mme Payette ! Depuis, plus personne ne m'appelle Fortin... au Québec du moins, car ailleurs, c'est une autre histoire !

À partir de ce moment, j'ai foncé vers l'avant en dessinant MON avenir. Je n'arrête pas depuis. Quant à Denis Fortin, il est toujours mon partenaire de vie et, en homme de son temps, il appuie la rebelle que je suis dans toutes mes aventures.

Chère Lise, les femmes du Québec n'ont pas encore fini de poursuivre la voie que tu leur a tracée. Mais nous y travaillons tous les jours. On va y arriver. En arrêtant d'avoir peur et en fonçant ! Merci, Lise Payette, d'avoir si bien pavé notre chemin.

Bon repos !


Suzie Pelletier
Auteure et conférencière
www.editionsdudefi.com



 


mardi 14 août 2018

LANCEMENT DU LIVRE POT-POURRI DE VOYAGES


À NE PAS MANQUER !

LE SAMEDI 22 SEPTEMBRE 2018 à 14 h 
BIBLIOTHÈQUE DE KIRKLAND
17100 boul. Hymus, Kirkland

Réservez votre place au 514 630-2726


Voilà que je sors mon 12e livre, un recueil de nouvelles, intitulé « Pot-Pourri de voyages ». J’en rêvais depuis plusieurs années. Un livre qui me ressemble. J’ai donc décidé de lui consacrer un lancement, un évènement que je n’ai pas fait depuis quelques années. 

« Mais ! D’où sortent ces textes si différents de vos romans ? » me demanderez-vous. Je vous répondrais simplement qu’ils sont nés « un peu partout... » Lors de mes voyages, je laisse libre cours à ma créativité rendue débordante par le flot vertigineux de données hétéroclites que je reçois au cours de chaque périple. Je m’amuse à interpréter ces informations hors de leur contexte et à les déconnecter volontairement de la réalité. Ainsi, un restaurant se transforme en scène pour une chicane de couple, une plante dévore des gens, une personne rencontrée au hasard fera partie d’une intrigue. N’importe quel élément que captent mes yeux, mes oreilles ou mon nez camoufle la pièce d’une fiction... ou à conviction.

Ce recueil contient vingt-et-un textes nés au hasard des rues d’une ville ou d’une région, quelque part dans le monde. Ces écrits dissociés les uns des autres connecteront, je l’espère, les lecteurs avec l’univers. 

Je dois ajouter que la composition de ce recueil a pris deux ans de travail pour réunir, réécrire et travailler ces nouvelles écrites au fil des ans, depuis de nombreuses années. 

Cet évènement se déroulera sous forme de mini-conférence où les participants pourront discuter avec moi au sujet du métier d’écrivain, mon parcours dans l’univers littéraire au Québec ou de mes livres. 

Les participants pourront se procurer le recueil de nouvelles au cours du lancement (l’argent comptant et les cartes de crédit sont acceptés comme les cartes de débit munies de l’option de paiement sans contact). Les autres livres déjà parus, dont la liste suit, seront aussi disponibles pour achat  : 

La collection du Pays de la Terre perdue (sept livres) (aventures fantastiques)

    Le réveil (2013)          L'hiver (2013)
    La mer (2014)            Les visiteurs (2014)
    Le retour (2015)         Emmanuel (2015)
    Des nouvelles du Pays de la Terre perdue (2016)

La collection des pirates du web (enquête, suspense, thriller)

    La vengeance d'Amélie (2017)
    Le fuite d'Emma (2017)
    Le destin de Nancy (2017)

La collection Noémie et Maxime en voyage (romans jeunesse 9-14 ans)

   Noémie et Maxime en Irlande 1-l'île d'Achill (2018)


Alors, je vous attends en grand nombre afin que nous ayons une belle discussion sur la littérature et le métier d'écrivain.  


N'oubliez pas de vous inscrire ! Au 514 630-2726.


Suzie Pelletier



mercredi 4 avril 2018

De l'écriture à l'édition



Il me semble que ça fait un bout de temps que je n’ai pas écrit sur ce blogue. Ouais... mon dernier billet date de juillet 2017. C’est long. Il y a pourtant quelques ébauches sur le site que je n’ai pas eu le temps de terminer ou de publier.  

Pourquoi ai-je négligé mon blogue ? Certainement pas parce que je n’avais rien à dire, ou à écrire, par ailleurs ! Même si certains farceurs le préciseront ! Je les aime, ceux-là, car ils me font rire. 

En fait, j’étais juste trop occupée. Je donnais mon 110 % comme dirait ce gars du Canadien de Montréal. À créer ma maison d’édition : l’aspect légal, le site web, la boutique en ligne, l’infrastructure, la philosophie de gestion, la politique d’édition, le plan marketing, le réseau de contacts de professionnels... et d’autres détails d’importance inégale qu’on doit tout de même gérer… Ouf ! Tout ça est essentiel au bon fonctionnement de n’importe quelle organisation, indépendamment de sa grosseur. 

ET VOILÀ que j’ai ma petite entreprise ! 

Mais... pourquoi donc partir ma propre maison ? Pour la satisfaction de pousser ma créativité encore plus loin. Pour ouvrir ma façon d’écrire à de nouvelles sensations. Pour le plaisir de développer ma business. 

Vous vous souvenez de ce rêve un peu fou de publier « Le Pays de la Terre perdue » ? Cette magnifique collection de six tomes et d’un recueil de nouvelles m’a beaucoup appris sur le processus d’édition. De novembre 2012 à décembre 2016, j’ai eu la chance de travailler sous le coaching de Marie Brassard (Véritas Québec). Elle m’a montré le métier d’écrivaine certes mais également celui d’éditeur de livres. J’ai trouvé ça très stimulant. 

 Cette belle expérience m’a donné le goût de pousser plus loin.

 Une nouvelle aventure ! Il faut oser !

L’idée d’ouvrir ma propre maison d’édition a germé dans mon cerveau en même temps qu’une deuxième série de bouquins. Des novellas (genre littéraire qui se situe entre la nouvelle et le roman fort populaires en Europe et ailleurs au Canada). La catégorie suspense-polar m’attire toujours autant. Les intrigues légères ou plus corsées présentent des gens foncièrement honnêtes confrontés à des individus contrôlants, dangereux, mafieux ou simplement véreux. Ils se sortiront de leur situation précaire par l’entremise des pirates du WEB qui, travaillant de concert avec des policiers, des avocats et des spécialistes en tous genres, utiliseront des moyens inhabituels afin de protéger la personne et faire enquête pour obtenir justice. 
Trois novellas ont vu le jour dans la collection « Les pirates du Web ». Vous pouvez en savoir plus en consultant le site web des Éditions du Défi
Notez que trois novellas supplémentaires sortiront au cours des prochaines années, dont les scènes se dérouleront en périphérie du milieu du trafic de la drogue. 

Un défi n’attend pas l’autre !
Vous comprendrez que le goût d’écrire me poursuit... et me pousse dans différentes directions. D’abord, depuis deux ans, je travaille à camper une collection jeunesse dans des lieux que j’ai visités. La série intitulée « Noémie et Maxime en voyage » vient de naître. Le premier d’une série de trois se passant en Irlande est sorti en mars dernier, juste à temps pour le Salon du livre de Trois-Rivières. Voici la liste de ceux sur lesquels je travaille actuellement. 


Deux autres campés dans l’Irlande suivront dans les prochaines années :  
  • Noémie et Maxime en Irlande, le Connemara (2019)
  • Noémie et Maxime en Irlande, Dublin (2020)

Un petit secret... Il y est fort probable que les prochains se passeront en Écosse. 

Mon cadeau...
Depuis fort longtemps, j’écris des nouvelles. Je laisse mon imagination prendre le contrôle de mon clavier pour le simple plaisir d’inventer une vie ou un crime à un personnage croisé au fil de mes expériences de travail, de mes rencontres fortuites ou d’un voyage. Des textes créés de toutes pièces et qui, parfois, n’ont aucun lien avec ce que j’ai vu ou entendu. Que voulez-vous, mon cerveau ne marche jamais en ligne droite; il préfère vagabonder à droite et à gauche, sans but réel. 
Ainsi pour l’année 2018, j’ai décidé de me faire un cadeau et d’en éditer quelques-unes. Le recueil comprend vingt-et-une nouvelles inventées quelque part dans le monde. Le bouquin paraîtra à l’automne sous le titre « Pot-pourri de voyage ». 
Comme vous le remarquez, l’écriture prend maintenant une place prépondérante dans ma vie...